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vendredi 27 mai 2011 à 18h

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Parade anti‐g8 dans la joie et la désobéissance

Dans le cadre du FRAP 2011

Manifestation-parade de Belleville à Gambetta.


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  • mardi 3 mai - Réunion de préparation de la parade anti G8, 19h30 au CICP, 21 ter rue Voltaire, Métro rue des Boulets
  • jeudi 26 mai - Débat « Enjeux et Résistances face au G8 » à la Petite Roquette (6 Rue Saint Maur, Paris 11e)
  • vendredi 27 mai - Parade anti‐g8 dans la joie et la désobéissance, 18h métro Belleville, jusqu'à Gambetta

Caméras, vigiles, restriction globale des libertés, vous en avez assez ? Ras‐le bol des contrôles au faciès, de la discrimination en raison de votre origine, de votre culture, de votre sexe ou de votre religion ? Fatigué‐e‐s d'être incité‐e‐s à vous méfier de votre voisin‐e ? Irrité‐e‐s de manger des aliments génétiquement modifiés remplis de pesticides, plastifiés et irradiés ? Lassé‐e‐s des stupidités que la télévision vend à votre « temps de cerveau disponible » ? Ennuyé‐e‐s de la grisaille quotidienne et de la dictature publicitaire qui enlaidit nos villes ? Marre d'enchaîner les contrats précaires, de devoir accepter des horaires décousus et imposés, de travailler le dimanche, tout en devant s'estimer heureux d'avoir « la chance de travailler » pour un salaire de misère ? Dégouté‐e‐s de la double peine subie par les chômeurs/ses, non seulement exclu‐e‐s socialement et économiquement, mais aussi accusé‐e‐s de profiter du travail de « la France qui se lève tôt » ?

Ces violences quotidiennes relèvent d'une logique commune : la marchandisation et le contrôle de tous les aspects de notre vie au profit de quelques un‐e‐s.

Au Nord comme au Sud, nos vies ne sont pas des marchandises

Le G8 et le G20, groupes autoproclamés des pays les plus puissants du monde, prétendent désormais « sauver » et « moraliser » capitalisme, alors même que ce sont eux qui organisent cette logique immorale.

Les Etats ont dépensé des milliards des banques et pour voler au secours des grandes entreprises depuis la crise de 2008.

Cette crise financière a conduit certains d'entre eux à des niveaux exorbitants d'endettement. Sous la pression des institutions financières internationales (FMI, Banque Mondiale, Banque européenne), les Etats soumettent alors leurs populations à des plans d'austérité drastiques. Une politique d'austérité publique comme remède à une crise financière privée ! Résultat ? Coupes budgétaires, démantèlement des services publics (éducation, santé...), privatisation des biens communs... et répression des populations quand elles s'y opposent, comme en Grèce par exemple. Dans tous les cas, les peuples payent le prix fort de la crise du capitalisme !

Ces plans d'austérité sont la réplique exacte des plans d'ajustement structurel imposés à de nombreux pays du Sud depuis plusieurs décennies. La situation socio‐économique de ces pays est pourtant la preuve de leur inefficacité. Rappelons simplement que plus de 1,2 milliard de personnes vivent avec moins de deux dollars par jour, dont 70% de femmes.

Les pays pauvres sont également très endettés sans jamais que ces emprunts profitent aux populations (corruption, armement, détournements). Les pays du G8, actionnaires majoritaires des institutions financières internationales et de l'économie mondiale, sont à ce titre largement responsables de la situation d'endettement des pays du Sud.

Et pourtant les pays du G8 prétendent à longueur de sommets prendre des « engagements » pour les pays pauvres et tout particulièrement pour l'Afrique. Ces engagements ne sont jamais respectés. Qu'avons‐nous d'ailleurs à attendre des pays du G8 dont la prospérité est basée, entre autres, sur le pillage des ressources des pays pauvres et l'autorisation de l'évasion fiscale pour leurs entreprises (125 milliards de dollars par an échappent ainsi aux pays du Sud) ? Mais rassurez vous, Nicolas Sarkozy l'a dit : « les paradis fiscaux c'est fini ! »

Ni impérialisme, ni « guerres humanitaires » !

Le printemps arabe a révélé au grand jour l'hypocrisie de nombreux pays du G8 qui ont soutenu aveuglement les dictatures en Lybie, en Tunisie, en Egypte et ailleurs. Rappelez‐vous le gouvernement français proposait « le savoir faire de nos forces de sécurité » à Ben Ali.

Pendant ce temps, il est prévu au G8 de « renforcer le contrôle sur internet » qui a pourtant contribué à la chute des « dictatures amies ». Mais à la faveur des soulèvements populaires, l'impérialisme retourne sa veste au nom de la « guerre humanitaire », concept déjà largement utilisé en Irak et en Afghanistan et maintenant en Lybie. N'est‐il pas étrange que trois pays du G8 entrent en guerre contre Kadhafi alors que celui‐ci était encore accueilli à bras ouverts en 2007 dans les jardins de la république ? Les insurgés libyens sont maintenant menacés d'être les débiteurs de puissances qui ne se sont jamais souciées de leur liberté mais quel en sera le prix ? Un accès privilégié aux ressources du pays ? Allez savoir !

Le G8 ne considère en définitive le reste du monde qu'en termes de risques ! La présidence française du G8 a ainsi décidé de lier immigration et lutte contre le terrorisme de manière à alimenter la peur de l'insécurité et des migrant‐e‐s et de justifier ainsi des politiques violatrices des droits fondamentaux. Les rafles quotidiennes de la « machine à expulser » européenne s'accompagnent de l'externalisation du contrôle des frontières en échange d'un peu d'aide au développement. Ainsi la Libye, attaquée aujourd'hui, a été financée par l'Union Européenne pour gérer ses frontières extérieures.

Dans le contexte des révolutions arabes, l'épouvantail d'une invasion migratoire a été brandi par un certain nombre de pays européens. On exploite la peur à des fins politiques mais on rassure dans le même temps le patronat pour lequel les travailleurs/ses migrant‐e‐s représentent une opportune main d'œuvre corvéable à merci. Ce ne sont pas les peuples qui traversent les frontières mais les frontières qui traversent les peuples !

Alors que le G8 se réunira à Deauville les 26 et 27 mai, indignons‐nous face aux dégâts culturels, sociaux, environnementaux et économiques du capitalisme, révoltons‐nous contre les Etats policiers qui protègent ce système, résistons à la marchandisation et réapproprions‐nous nos vies et la rue !

Plus d'informations sur les mobilisations pendant et après le G8 sur :
http://nog2011.noblogs.org ou par
mail à infopaexris_nog2011_exfr@riseup.neext

Source : message reçu le 29 avril 13h
Source : http://frap.samizdat.net/


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Festival des Résistances et des Alternatives à Paris

FRAP 2011 - du 25 mai au 8 juin
http://frap2011.org

ÉDITO
LUTTOPIE : LUTTES, AMOURS ET FANTAISIE !

Mai 2011 : qui se souvient encore que cet automne des millions de personnes sont descendues dans la rue ! Il est vrai que ce fut de manière inattendue, car qui aurait pu croire qu'une stratégie de grève de 24 h à repétition, organisée d'en haut par des centrales syndicales, remporterait un tel succès ? Deux mois et demi d'agitation ! Le FESTIVAL DES RÉSISTANCES ET DES ALTERNATIVES À PARIS, qui chaque année essaye de faire le point sur les luttes en cours, reflète cette parenthèse dans le temps de l'acceptation sociale. De ce mouvement, il reste ce foisonnement souterrain d'initiatives sur Paris, ces multiples rendez-vous qui tous les jours donnent des migraines à celles et ceux qui veulent être là où les luttes sont. Nucléaire, gaz de schiste, éducation, Rroms, etc. Malheureusement, à l'image des journées de cet automne qui ne surent pas devenir "mouvement" poussé par la base, toutes ces luttes restent émiettées et dans un cadre bien national. Cette année, le FRAP a donc décidé de se joindre aux réseaux qui dénoncent le G8-G2O et de se donner un caractère plus international en revenant sur les luttes en Afrique et au Moyen-Orient, mettant en lumière la Russie antifasciste, les luttes populaires en Amérique latine, etc. Comme à son habitude, pour battre en brèche les cloisonnements, le festival se veut cocktail entre individus et collectifs, entre générations, au-delà de nos milieux sociaux. Débats, actions, repas, musique, théâtre, nuit de projection, etc. : il ne saurait y avoir de cadre établi pour les journées du FRAP: sexualité, art et politique, critique du sport, LUTTOPIE se doit d'être globale. Et enfin, en cette période préélectorale, la dernière journée sera consacrée à un atelier de préparation à la grève générale car il faut préparer le futur ! Le programme du FRAP sera marqué du sceau de notre fantaisie car la résistance n'est pas un sacerdoce. Il sera aussi dédié à nos amours car enfin, nos désirs doivent être à la hauteur de nos révoltes comme nos révoltes à la hauteur de nos désirs !

CHARTE DU FRAP

Soutenir les luttes et les alternatives, créer un espace public de réflexion, de rencontre, d'expérimentation, de créativité et de fête.

Chaque année, des individu-e-s, des associations, des squats et des collectifs préparent au sein d'assemblées générales organisatrices, le Festival des Résistances et des Alternatives à Paris (FRAP).

D'ou vient le FRAP ?

Les "Festivals des Résistances" apparaissent à la fin des années 90 à Limoges, puis à Rennes (1999) et Grenoble (FRAKA, Festival de Résistances et d'Alternatives au Kapitalisme,1999). En 2001, cet engagement s'étend sous des noms différents à Gap, Angers, Bayeux, Lyon, Brest, Saint-Etienne, Dijon et Paris. Des fils se tissent entre ces festivals, mais les échanges restent limités. Tous ne renouvellent pas l'expérience. Les organisateurs-trices des FRA ne souhaitent pas créer de coordination nationale, mais décident parfois de mutualiser leurs expériences. En 2003, le FRAP est en lien avec le FRAKA de Grenoble et le Festival des Résistances et des Alternatives de Saint-Etienne. Depuis 2004, des festivals ont lieu à nouveau à Grenoble, à Lyon ou à Nantes.

Pas de subvention !

Le FRAP s'auto-finance grâce à la libre contribution de chacun et est fidèle aux principes de gratuité, d' accès et de prix libres. Un but du FRAP est de mutualiser des moyens humains et techniques à notre disposition (récup', glanage, auto-production) tout au long de l'année, pour mettre en place un projet commun. Ce faisant, le FRAP démontre qu'on peut faire des choses avec un petit budget et dément l'idée reçue selon laquelle, plus on a d'argent plus on a de moyens. Cette pratique d'échange et de solidarité fait que nous, artistes, squatteurs, militants, associations, collectifs, syndicats et individus, gagnerons ensemble en autonomie. Certaines organisations subventionnées participent au FRAP, mais le FRAP lui-même n'est pas subventionné.

Agir hors du champ électoral !

Le deuxième élément indiscutable de l'identité du FRAP est un positionnement contre le spectacle électoral. Jusqu'en 2002, le Festival a eu lieu au moment d'élections nationales. Un des buts du FRAP est de proposer des alternatives au modèle présenté par les candidats et journalistes. La conséquence première de ce positionnement est de refuser des groupes qui veulent participer au FRAP pour soutenir un parti ou une candidature à des élections. Sous le principe de zone d'autonomie temporaire, le FRAP se réapproprie l'espace public. A la fois éphémère comme lieu de discussions, d'échanges, de propositions, c'est aussi un espace de respiration sociale, de partage et de construction d'alternatives plus tenaces. Comme le militantisme n'est pas un ascétisme, la fête et les formes d'expression artistiques, anti-répressives et (ré)créatives participent à la rencontre et à l'élaboration collectives des résistances.

Vers une organisation collective et autogestionnaire de l'événement.

Le FRAP est organisé collectivement, avec des assemblées générales décisionnaires non-hiérarchiques. C'est là que sont discutées toutes les propositions et qu'ont lieu les débats entre participants. L'organisation est donc décentralisée et autogérée. Les lieux de réunions et de festivités correspondent à sa volonté de subversion et d'indépendance. Le travail préparatoire en ateliers rend compte en assemblée générale de ses propositions de réflexions et d'actions. C'est une double revendication de contenus théoriques et de réalisations communes. Cependant, le FRAP ne se contentera pas d'une « critique de la vie quotidienne » mais vivra quotidiennement sa critique. Ici, il y a un vouloir-vivre le monde pour le changer et un vouloir-changer le monde pour y vivre. Le FRAP réclame aussi son éclectisme. Cela ne veut pas forcément dire chercher le consensus à tout prix. Le FRAP tente de mêler diverses approches du militantisme ou de l'engagement, à provoquer des rencontres inattendues avec d'autres modes de vie, de pensée, d'action...

Le FRAP est son propre média

Le FRAP revendique l'autonomie dans sa communication. La récupération par les média dominants des discours et des images des luttes implique que nous fassions notre propre communication par l'affichage, la diffusion de programmes, l'annonce des thématiques sur les médias alternatifs. La continuité des FRAP et la circulation d'informations toute l'année permettent une mise en réseau informelle et pourtant durable.

document au format PDF:

Source : message reçu le 31 mai 21h
Source : message reçu le 28 mai 12h
Source : message reçu des organisateurs le 11 mai 11h
Source : http://frap.samizdat.net/
Source : http://frap.samizdat.net/#charte
Source : http://letohubohu.free.fr

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/16994

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