thème : international
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jeudi 2 avril 2015 à 20h

Hommage collectif à René Vautier

Projection de :

  • Afrique 50 (1950, 17 minutes)
  • Les trois cousins (1969, 20 minutes)
  • La Caravelle (1970, 4 minutes)
  • Techniquement si simple (1971, 11 minutes)
  • Le remords (1973, 12 minutes)

Suivie d'une rencontre avec Bruno Muel, Alain Ruscio, Richard Hamon et Youcef Tatem, animée par Tangui Perron.

Pour rendre un hommage à un cinéaste tel que Vautier, dont la vie fut particulièrement dense et créatrice, il n'en fallait pas moins que ce petit collectif.

Et comme les communistes, même morts, n'ont pas peur des collectifs, nous nous saisissons de ce premier hommage à René Vautier pour y associer d'autres combattantes et combattants de la cause anticoloniale et anti-impérialiste, très proches du cinéaste militant ou plus éloignés : Michèle Firk, Jacqueline Meppiel, Olga Poliakoff, Pierre Clément, Jean-Louis Hurst, Yann Le Masson et Raymond Vogel…

  • Opérateur et cinéaste, Bruno Muel fut un des piliers du groupe Medvedkine de Sochaux. Pour René Vautier, il a fait l'image des Trois cousins (1969), La Caravelle (1970) et pour Soazig Chapdelaine (et René Vautier), celle de Quand les femmes ont pris la colère (1977).
  • Historien, Alain Ruscio est un des meilleurs spécialistes du colonialisme français (et de l'anticolonialisme…) et il a participé à la rencontre mémorable avec René Vautier au Méliès, en 2006, pour commémorer les indépendances africaines.
  • Documentariste, Richard Hamon a réussi à relater le tournage épique de René Vautier et Raymond Vogel en Afrique pour Afrique 50 (Le petit blanc à la caméra rouge, 2007).
  • Enfin, Youcef Tatem est un «cinéphile militant», compagnon de route des groupes Medvedkine, de Bruno Muel, Chris Marker et René Vautier.

Séance conçue et animée par Tangui Perron, chargé du patrimoine et de l'action culturelle à Périphérie, avec le soutien de la Cinémathèque de Bretagne.

Cette séances est précédée à 18h15 par la projection de Quand les femmes ont pris la colère (1977) de Soazig Chapdelaine et René Vautier, présenté par Tangui Perron.

Avoir 20 ans dans les Aurès (1972, 1h30), Prix de la critique à Cannes en 1972, est projeté au Méliès du 3 au 14 avril.

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/38372
Source : message reçu le 4 mars 17h

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Hommage à René Vautier Jeudi 2 avril - 2 séances : 18 h 15 et 20 h 30

Par Anonyme, le 02/04/2015 à 12:06

PROGRAMME DE L'HOMMAGE COLLECTIF A RENÉ VAUTIER

18h15
Projection de Quand les femmes ont pris la colère de Soazig Chapdelaine et René Vautier
1977 / 75'
En 1975, à Couën, en Loire Atlantique, des femmes envahissent le bureau du patron de leurs maris, ouvriers en grève d'une usine métallurgique, et obtiennent en deux heures ce qu'on leur refusait depuis des mois. Mais la direction porte plainte. Douze d'entre elles seront inculpés par séquestration.

20h30
Projection de 5 courts métrages réalisés par René Vautier :

Afrique 50
1950 / 17'
Le premier film anticolonialiste de l'hexagone tourné en Afrique Occidentale Française. Interdit, puis récemment primé par le Ministère des Affaires Etrangères... Cet efficace pamphlet contre le colonialisme en Afrique noire valut à son auteur treize inculpations et une condamnation à un an de prison en raison d'un décret datant du 11 mars 1934 (signé par l'ex-ministre des colonies françaises Pierre LAVAL).

Les trois cousins
1969 / 20'
« La face cachée de l'immigration. Un conte beau et triste de René Vautier avec Mohamed Zinet ». Fiction tragique sur les conditions de vie de trois cousins algériens à la recherche d'un travail en France. Logés dans un étroit réduit, le poêle à charbon utilisé pour le chauffage provoque leur asphyxie.

La Caravelle
1970 / 4'
Une jeune institutrice française qui enseigne en Tunisie raconte les souvenirs traumatisants d'un de ces jeunes élèves orphelin algérien.

Techniquement si simple
1971 / 11'
Un technicien de forage parle de son récent voyage à Hassi Messaoud. Ancien appelé en Algérie, il y effectuait un travail de technicien, il posait des mines. Il a mal vécu ce retour dans le pays et notamment une visite au village de Souk-Ahras où il avait eu l'occasion de faire ce travail « Techniquement si simple ». Ce court métrage peut être considéré comme un essai préalable au tournage d'Avoir vingt ans dans les Aurès.

Le remords
1973 / 12
Film dialogue où René Vautier s'interroge sur son incapacité à dénoncer un fait-divers raciste dont il est témoin entre un Algérien et un policier parisien. Miroir de l'attitude de nombreux cinéastes français qui s'autocensurent dans les années 60 et 70, Le Remords montre comment un réalisateur justifie le choix de se taire sur les problèmes des immigrés algériens.