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jeudi 19 mai 2016 à 14h

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Attention: ceci est la manifestation du 19 mai

Pour la manifestation du 26 mai, suivre ce lien:
https://paris.demosphere.eu/rv/47824


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Manifestation à Paris contre la « Loi travail - El Khomri »

Trajet / parcours : départ 14h de Nation en direction de Place d'Italie
Nation > Bd Diderot > Pont d'Austerlitz > Bd de l'Hôpital > Place d'Italie

Ordre des cortèges syndicaux : UNEF - UNL - FIDL - CGT - FO - Solidaires - FSU

Rendez-vous particuliers:

  • 9h00 : Assemblée de grève éducation à Ivry
  • 9h00 : Assemblée de grève éducation à Fontenay-sous-Bois
  • 9h30 : Assemblée de grève à Gennevilliers
  • 10h30 : Assemblée de grève éducation à Paris
  • 10h30 : Assemblée de grève éducation 94 ouest
  • 10h00 : Départ collectif en bus du parking de l'usine Goodyear d'Amiens
  • 11h30 : Départ collectif du parking du Casino de Nemours - CGT
  • 12h00 : Assemblée de grève des territoriaux à Ivry
  • 13h00 : Rv des travailleurs sociaux, Nation, angle av Taillebourg / av du Trône
  • 13h00 : Rv Front syndical de classe, angle Bd Diderot / rue du Fbg St Antoine
  • 13h00 : Rv du cortège de Lutte Ouvrière, angle Bd Diderot / Rue Crozatier
  • 13h15 : Départ groupé devant la Mairie d'Ivry
  • 13h30 : Départ groupé des Cheminots - Gare St.Lazare, Cour d'Amsterdam
  • 13h30 : Rv cortège Nuit Debout, angle Place de la Nation / avenue Dorian
  • Bientôt, d'autres rendez-vous d'organisations, ici sur Démosphère

Nation > Bd Diderot > Bd de l'Hôpital > Pl. d'Italie


Projet de Loi travail :

amplifier la mobilisation face au déni de démocratie !

Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL Île-de-France

Les salarié-es, les jeunes, les privé-es emploi, les retraité-es sont mobilisés depuis plus de 2 mois pour le retrait du projet de loi travail et l'obtention de nouveaux droits. L'opinion publique reste massivement opposée à ce texte et encore plus opposée à l'utilisation du 49.3 mais, le gouvernement a décidé de passer en force et d'imposer son projet de loi ! Il n'y a pas eu de dialogue social en amont, il n'y aura pas de débat parlementaire en aval ! C'est inacceptable!

Les mobilisations ont contraint le gouvernement à revoir à la marge sa copie, le cœur rétrograde de son projet demeure : instaurer un code du travail par entreprise à l'opposé de la "hiérarchie des normes", élément protecteur et égalitaire. C'est scandaleux de la part d'un gouvernement qui n'a pas été élu sur un tel programme! C'est ce que nous voulions rappeler au président de l'Assemblée Nationale qui devait nous recevoir en audience. Avec le 49.3 cette rencontre n'a plus aucun sens et nous ne nous y rendrons pas ! Même avec l'utilisation du 49.3, la procédure parlementaire se poursuit, la mobilisation est plus que jamais indispensable ! En 2006, le CPE avait été adopté par le 49.3 et face à l'immense mobilisation le gouvernement De Villepin avait été contraint de retirer son projet

Pour nos organisations, cette situation renforce la nécessité d'amplifier les mobilisations déjà engagées dans un climat de tension dont le premier ministre porte l'entière responsabilité ! Les pouvoirs publics doivent garantir le droit de manifester dans la sécurité.

Plusieurs secteurs professionnels continuent de développer des actions, des grèves (cheminots, routiers, énergie, chimie, construction, aéroport de Paris, etc.), qui sont autant d'éléments d'appui et de dynamiques dans la poursuite et l'élargissement du rapport de force.

A partir de tous ces éléments, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires d'Île-de-France et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL d'Île-de-France invitent leurs structures à organiser des assemblées générales avec les salarié-es, les étudiant-e-s, les jeunes pour débattre des modalités d'actions, de la grève et de sa reconduction.

Elles appellent leurs organisations à construire deux nouvelles journées de grèves et manifestations :

  • Le mardi 17 mai avec une manifestation à 14 heures Place Ecole Militaire (proximité du MEDEF) vers Matignon
  • Le jeudi 19 mai avec une manifestation à 14 heures de la place de la Nation à la Place d'Italie.

Une nouvelle réunion des organisations syndicales régionales se tiendra le 20 mai pour décider de nouvelles mobilisations. Elles n'excluent aucune possibilité y compris celle d'une manifestation nationale.

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/47554
Source : message reçu le 13 mai 16h
Source : message reçu le 18 mai 19h


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Amplifier la mobilisation : face au déni de démocratie !

Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Alors que les salarié-es, les jeunes, les privé-es emploi, les retraité-es sont mobilisés depuis plus de 2 mois pour le retrait du projet de loi travail et l'obtention de nouveaux droits, alors que l'opinion publique reste massivement opposée à ce texte, le gouvernement décide de passer en force en utilisant le 49.3. Inacceptable !

Ce sont les mobilisations qui ont contraint le gouvernement, à proposer des modifications au projet de loi pour tenter d'en minimiser les impacts. Le compte n'y est toujours pas !

Un code du travail par entreprise à l'opposé de la "hiérarchie des normes", élément protecteur et égalitaire, perdure dans le projet de loi. Scandaleux !

Plusieurs secteurs professionnels continuent de développer des actions, des grèves (cheminots, routiers, énergie, chimie, construction, aéroport de Paris, etc.), qui sont autant d'éléments d'appui et de dynamiques dans la poursuite, l'amplification et l'élargissement du rapport de force.

Cette situation renforce la nécessité d'amplifier les mobilisations déjà engagées le 12 mai sur tout le territoire.

A partir de tous ces éléments, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL invitent leurs structures à organiser des assemblées générales avec les salarié-es pour débattre des modalités d'actions, de la grève et de sa reconduction.

Elles appellent leurs organisations à construire deux nouvelles journées de grèves et manifestations le mardi 17 mai et le jeudi 19 mai prochains.

De plus, elles n'écartent aucun type d'initiatives pour les semaines à venir, y compris une manifestation nationale.

Afin de faire valoir leurs propositions elles décident de s'adresser ensemble au Président de la République pour être reçues rapidement.

Une nouvelle réunion des organisations syndicales se tiendra dès le début de la semaine prochaine pour décider de nouvelles mobilisations.

Source : http://www.mille-et-une-vagues.org/ocr/?Ampli...


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Projet de loi Travail : le 49.3 utilisé - inadmissible !

Communiqué intersyndical Fonction Publique

Alors que depuis plus de deux mois les organisations syndicales de la Fonction publique, CGT, FO, FSU, et Solidaires sont mobilisées avec les salarié-es, les jeunes, les privé-es d'emploi, les retraité-es, pour le retrait du projet de loi travail et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives, alors que l'opinion publique reste massivement opposée à ce texte, le gouvernement confisque le débat parlementaire en utilisant le 49-3.

En appliquant de façon aussi brutale le 49-3, le gouvernement, sous la pression du MEDEF, envoie un message clair sur ses intentions d'appliquer sans discussion ce projet de loi dont le contenu est une succession de mesures plus régressives les unes que les autres : inversion de la hiérarchie des normes via des accords d'entreprises dérogatoires au Code du travail, remise en question du temps de travail, facilité de licenciement, remise en cause des organisations syndicales, etc...

Personne ne peut imaginer que la fonction publique sera épargnée. En effet, si les garanties collectives disparaissent dans le privé, il y a fort à craindre que les garanties collectives statutaires du public soient également remises en cause.

Cette situation inacceptable renforce la nécessité d'amplifier les mobilisations déjà engagées les 12 et 17 mai sur tout le territoire.

C'est pourquoi, les organisations syndicales de la Fonction publique, CGT, FO, FSU, et Solidaires invitent, partout où c'est possible, l'ensemble des personnels à se réunir en assemblées générales pour débattre des modalités d'actions, de la grève et de sa reconduction.

Les organisations syndicales de la Fonction publique, CGT, FO, FSU, et Solidaires appellent leurs organisations à s'inscrire largement dans les nouvelles journées de grèves et manifestations à venir, à commencer par le jeudi 19 mai 2016 afin d'obtenir le retrait du projet de loi Travail.

Source : http://www.solidaires.org/Projet-de-loi-Trava...


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Pour obtenir le retrait du projet de loi Travail !

Pour des droits plus protecteurs des salariés du public comme du privé !

Amplifions la mobilisation !

Union générale des Fédérations de Fonctionnaires - CGT

Depuis plusieurs mois, des millions de salariés, de privés d'emploi, de retraités, de jeunes se mobilisent, par la grève et dans les manifestations, pour obtenir le retrait du projet de loi Travail et des droits plus protecteurs des salariés du public comme du privé !

Ces mobilisations sont soutenues par une majorité très large de l'opinion publique.

Même si des modifications ont été apportées au projet de loi Travail, même si des mesures ont été annoncées en faveur de la jeunesse, le Gouvernement persiste et signe dans sa volonté de mettre fin à la hiérarchie des normes et à la primauté de la loi sur les accords de branche et d'entreprise, de faciliter les licenciements, de faire travailler toujours plus les salariés tout en réduisant leurs salaires...

Passant outre l'exigence d'un débat contradictoire au Parlement, le Premier ministre bafoue la démocratie en faisant adopter le projet de loi par 49-3 !

N'en déplaise à celles et ceux qui nous gouvernent, n'en déplaise aux organisations patronales, un tel coup de force n'éteindra pas les mobilisations en cours pour imposer d'autres choix !

Dans ce contexte, l'UGFF-CGT appelle les personnels, fonctionnaires et non-titulaires de la

Fonction publique de l'État, à se réunir en assemblées générales pour créer les conditions d'une amplification des mobilisations interprofessionnelles appelées par les organisations CGT, FO,

FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL.

Ce processus de mobilisations qui, à l'image des actions de grève et de manifestations d'ores et déjà initiées dans de nombreux secteurs professionnels de la Fonction publique de l'État, sera aussi un moyen pour porter les revendications des fonctionnaires et non-titulaires sur les salaires, les politiques publiques, les services et l'emploi publics, le renforcement du Statut général des fonctionnaires, de leurs statuts particuliers, leurs droits et leurs garanties collectives.

L'UGFF-CGT a déposé un préavis de grève pour les journées des 17, 18 et 19 mai 2016 et appelle tous les agents de l'État à participer aux nouvelles journées de mobilisation, par la grève et les manifestations.

Tous ensemble, salariés du public et du privé, pour gagner !

Source : http://www.ugff.cgt.fr/spip.php?article5610


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Loi travail, réforme du collège

CGT Éduc'Action, SNEP-FSU, SNES-FSU, Sud Éducation - Île-de-France

Face aux passages en force, une seule réponse possible : poursuivre et amplifier les mobilisations, faire converger les luttes

Halte au mépris, aux coups de force et à la répression !

Dans le domaine éducatif comme dans le domaine social, le Gouvernement multiplie les coups de force pour imposer des choix qui vont à l'encontre des aspirations et des intérêts de l'ensemble de la société et du respect de la démocratie.

La réussite des mobilisations à l'appel de l'intersyndicale 2nd degré contre la réforme du collège et de l'interpro contre la loi travail manifeste l'exigence d'une autre politique économique, sociale et éducative. Les seules réponses du Gouvernement, l'autoritarisme (promulgation du décret de la réforme du collège le jour de la grève majoritaire du 19 mai, utilisation du 49.3 pour imposer la loi travail) et les remises en cause du droit de manifester (répression et violences policières que nous dénonçons et condamnons) n'atteignent pas leur but : au lieu de susciter la peur et la résignation, elles n'ont fait que renforcer le rejet des choix régressifs du Gouvernement et ont contribué à le fragiliser et l'isoler. Nous dénonçons par ailleurs la violence utilisée notamment contre les jeunes par le gouvernement qui tente de réprimer le mouvement social pour faire passer en force sa loi.

Loi travail, elle nous concerne tous !

Les organisations syndicales d'Île-de-France (CGT Éduc'Action, SNEP-FSU, SNES-FSU, Sud Éducation) réclament plus que jamais le retrait du projet de loi Travail . Des « accords d'entreprise » pourront fixer des regles moins favorables que la loi nationale... Le droit du travail defini par chaque entreprise, c'est tous les pouvoirs donnes au patron et la precarite et l'insecurite pour les salaries.Qui peut penser que les propos de Macron en novembre 2015, denoncant le statut de la fonction publique et la garantie de l'emploi à vie pour les fonctionnaires, ne participent pas du même projet de remise en cause de garanties collectives ?

Réforme du collège 2016, les élèves et nos métiers valent mieux que ça !

La reforme du college, en renvoyant au local, fait la part belle aux hierarchies interme e diaires et institutionnalise encore davantage les inegalites entre les etablissements scolaires,au detriment des eleves. Elle n'aidera pas les élèves à mieux réussir, risquant même de mettre les plus fragiles encore plus en difficulté. Elle constitue pour les personnels un alourdissement de la charge de travail et introduit une complexité inutile dans l'organisation des enseignements.

Face à l'ampleur des reculs organisés par ce Gouvernement et au déni de démocratie, en recherchant la convergences des luttes, il faut poursuivre et amplifier le rapport de force.

C'est pourquoi, nos organisations syndicales appellent tous les personnels :

  • à s'engager dans les journées de grève et de manifestation pour exiger le retrait de la loi travail les 12, 17 et 19 mai, aux côtés des jeunes et de l'ensemble des salariés ;
  • à se réunir en Assemblée générale pour débattre et décider des ripostes communes à apporter à une politique éducative, budgétaire, économique et sociale qui va à l'encontre des intérêts de la jeunesse, de la profession et de l'ensemble de la population y compris la reconduction de la grève ;
  • à participer aux actions locales éducation prévues dans la région notamment le 18 mai : non remplacements dans le 93, question de l'éducation prioritaire pour les lycées de l'académie de Versailles ;
  • à participer aux initiatives les 19 et 20 mai pour faire le vrai bilan de la refondation et exiger une autre politique éducative et budgétaire (occupation de places, rassemblement, débat, happening…).

Source : message reçu le 13 mai 07h


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Face au déni de démocratie, amplifions la mobilisation :

Retrait du projet de loi Travail !

Communiqué commun 91
CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF et UNL

Depuis plus de deux mois, la jeunesse et les salariés du secteur privé et du secteur public, avec les syndicats FO, CGT, Solidaires, FSU et les organisations UNEF, UNL sont mobilisés pour le retrait du projet de loi travail.

L'opposition à ce texte est majoritaire dans le pays. Parce qu'il est faible, le gouvernement organise une répression sans précédent des mobilisations et décide de passer en force en utilisant un déni de démocratie, l'article 49-3 de la Constitution.

La Loi El-Khomri entraîne la suppression de la « hiérarchie des normes », donc du principe de faveur ; et un code du travail entreprise par entreprise.

C'est également la remise en cause des conventions collectives nationales, des accords de branche, ce qui conduirait à terme aux mêmes conséquences sur les Statuts des Fonctions publiques (Etat, Territoriale et Hospitalière).

Le prélude est déjà présent dans la Territoriale avec la Loi NOTRe, les communautés urbaines, les métropoles, les nouvelles communes, ainsi que dans l'Hospitalière avec la Loi « Santé » et la mise en place des GHT.

Tout pour le MEDEF, rien pour la jeunesse et les salariés :

  • On ne réduit pas le chômage en faisant travailler plus longtemps ceux qui travaillent déjà.
  • On ne crée pas d'emploi en facilitant les licenciements.
  • On ne lutte pas contre la précarité en diminuant les protections et les droits.

C'est un déni de démocratie inacceptable !

Cette situation renforce la nécessité d'amplifier les mobilisations déjà engagées depuis 2 mois sur tout le territoire. Deux nouvelles journées de grèves et manifestations le mardi 17 mai et le jeudi 19 mai sont d'ores et déjà prévues.

Compte tenu du coup de force gouvernemental, les organisations syndicales de l'Essonne

CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF et UNL appellent l'ensemble des salariés, des étudiants et des lycéens à répondre à l'appel lancé au niveau national, et à organiser des assemblées générales communes pour débattre des modalités d'actions, de la grève et de sa reconduction à partir du 17 mai.

Plusieurs secteurs professionnels appellent à la grève (cheminots, routiers, énergie, chimie, construction, aéroport de Paris, Santé, Education Nationale, Poste, Organismes Sociaux etc.), qui sont autant d'éléments d'appui pour l'amplification et l'élargissement du rapport de force.

Non au coup de force !

Organisons la grève en continu du 17 au 19 mai pour le retrait !

Source : http://www.cgt91.fr/agenda/evenement/greve-et...


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Faire entendre la colère du monde du travail

Lutte Ouvrière

L'écrasante majorité du monde du travail est hostile à la loi El Khomri. Depuis plus de deux mois, des centaines de milliers de travailleurs le disent en faisant grève et en manifestant. À l'Assemblée nationale, le gouvernement n'a pas trouvé de majorité pour la voter. Qu'à cela ne tienne, Hollande et Valls ont dégainé l'article 49-3. Cette loi sera donc adoptée sans vote du Parlement.

« Le peuple a le pouvoir », nous dit-on. Il l'exercerait en élisant le président de la République et les députés censés voter les lois.

Mais Hollande a-t-il été élu pour démolir le Code du travail ? A-t-il été élu pour augmenter la TVA, pour généraliser le chantage à la compétitivité ? A-t-il été élu pour faire un cadeau de 41 milliards au patronat, avec le pacte de responsabilité ? Non, cela, c'était le programme de Sarkozy !

Et s'il y avait eu un vote majoritaire à l'Assemblée pour la loi travail, cela n'aurait pas été plus démocratique. Parce que ceux qui se targuent d'être les représentants de la nation ne représentent qu'eux-mêmes. Une fois élus pour cinq ans, ils veulent préserver leur poste et leurs privilèges et se moquent bien de ce que pense la majorité de la population.

Nous, Lutte ouvrière, sommes de ceux qui n'ont jamais placé leur confiance dans Hollande, les rares à avoir refusé d'appeler à voter pour lui au second tour en 2012, car nous voulions avertir les travailleurs qu'il trahirait le peu qu'il avait promis.

Mais, comme ses électeurs, nous sommes révoltés par tant d'arrogance et de cynisme.

Au-delà de cette loi, nous avons là un exemple du mode de fonctionnement de l'État et de la classe politique. Les lois ne naissent pas dans la tête des ministres ou des députés : elles sont conçues au Medef, dans les réunions de famille et les conseils d'administration des Peugeot, Dassault, Bolloré, Arnault et autres Mulliez.

Et tous les gouvernements exécutent, qu'ils soient de droite ou de gauche, parce que, pour tous, gérer les affaires de l'État, c'est gérer les affaires des plus riches. Et Hollande aura été un bon serviteur de la bourgeoisie !

Pour lanterner les classes populaires, le gouvernement répète que la crise est derrière nous.

Dans le marasme généralisé, 1 % ou 1,5 % de croissance peuvent être présentés comme une reprise. Mais le capitalisme est en crise, une crise dont on ne sortira pas, parce que le système est à bout de souffle. Il a atteint ses limites. Les capitalistes ne peuvent pas développer leurs affaires, sauf à voler des parts de marché à leurs concurrents, à se racheter les uns les autres et à spéculer.

Ils ne peuvent accroître leurs profits qu'au travers d'une féroce guerre de classe qui fait de plus en plus de victimes du côté du monde du travail.

Le chômage qui pourrit la vie de millions de femmes et d'hommes, la précarité à laquelle une grande partie de la jeunesse est condamnée, les bas salaires qui frappent des millions de salariés ne sont pas conjoncturels. Ils résultent de la domination de la bourgeoisie.

C'est pourquoi la colère qui a éclaté avec la loi El Khomri est salutaire. Depuis des années, les travailleurs subissent attaque sur attaque : report de l'âge de la retraite ; flexibilité des horaires de travail ; plans de licenciements ; augmentation des cadences ; baisse du pouvoir d'achat… La bourgeoisie n'a cessé de mener la lutte de classe et le monde du travail a subi. C'est ce qu'il faut inverser.

La loi El Khomri a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, mais la colère qui s'exprime est bien plus générale. Et elle doit continuer à s'exprimer.

Le recours au 49-3 est une provocation. C'est une raison supplémentaire de poursuivre la mobilisation.

À partir de mercredi 18 mai, malgré les tergiversations et le corporatisme de leurs organisations syndicales, une partie des cheminots devaient se mettre en grève contre la dégradation de leurs conditions de travail.

Les routiers, quant à eux, faisaient grève à partir de mardi 17 mai. Cela s'ajoutait aux journées de grèves et de manifestations appelées par les confédérations syndicales, les mardi 17 et jeudi 19 mai.

Autant dire que le gouvernement n'en a pas fini avec la contestation. Valls et Hollande ont pu clore d'autorité le débat parlementaire, en espérant ainsi imposer la loi El Khomri. Mais ils ne peuvent pas étouffer la colère qui s'est accumulée. Et celle-ci doit se faire entendre !

Éditorial des bulletins d'entreprise du 16 mai 2016

Source : http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2016/05...


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Retrait de la loi travail !

Grève générale reconductible dès le 17 mai !

CNT Région parisienne.

Si notre organisation syndicale n'a jamais eu d'illusion sur notre prétendue démocratie et sur la représentation parlementaire, le recours au 49.3 pour imposer la loi travail, le prolongement de l'état d'urgence, son utilisation pour interdire à des militants de manifester et les violences policières organisées, voulues et commanditées par la classe politique constituent un arsenal clair au but sans équivoque : imposer par la force des lois qui s'attaquent directement et brutalement aux droits et aux libertés des travailleurs.

État et patronat, main dans la main, mènent la lutte des classes et cherchent à la gagner par les voies les plus autoritaires. Le Sénat, qui va examiner le texte de la loi travail, veut revenir sur sa version initiale (notamment avec la sortie des 35 heures et un temps de travail « à la carte », soumis aux « besoins » des entreprises, qui pourrait être accru sans augmentation de salaire).
Loi Macron (déjà 49.3), loi El Khomri, chantage sur les négociations Unédic, etc. : nous ne pouvons plus, nous ne devons plus laisser faire. Face à la force étatique et patronale, répondons par la force de la grève et de la lutte !

Faire grève, c'est arrêter concrètement de travailler, stopper la production de son entreprise dans le secteur privé,
paralyser le secteur public : il s'agit d'empêcher que les patrons et les actionnaires continuent d'empocher leurs bénéfices, de contribuer à bloquer l'économie et d'entraver le fonctionnement de l'État, au service des intérêts du capital.

La CNT région parisienne estime qu'il est urgent de s'engager dans une grève générale reconductible, et ce dès le 17 mai prochain. Nous appelons l'ensemble des organisations syndicales à prendre leurs responsabilités et à organiser la riposte unitaire nécessaire. Nous appelons à mettre en place des comités de grève et à créer des caisses de grève. Ne déléguons plus notre pouvoir à des élus qui ne savent que nous trahir et servir leurs intérêts et ceux du patronat.
Ne nous lamentons pas, organisons-nous ! Reprenons notre vie et notre avenir en main.

La CNT appelle à manifester le 17 mai (14 heures, place de l'École militaire), ainsi que le 19 mai (14 heures, place de la Nation).
Le 18 mai, la CNT appelle à reconduire la grève et à manifester avec le collectif Stop état d'urgence, pour le retrait du projet de loi Urvoas (18 heures, place de la République).

Source : http://www.cnt-f.org/contre-la-dictature-patr...
Source : http://paris-luttes.info/retrait-de-la-loi-tr...

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arreter le massacre

Par Anonyme, le 19/05/2016 à 17:30

meme si le gouvernement a tort, ceci va nous couter tres cher !en avons nous les moyens?

Par Anonyme, le 16/05/2016 à 14:49

L'enterrement de la boite au 49- 3 en Sapin, franco de port, bien sur!

Le premier "M"...

Par Anonyme, le 16/05/2016 à 12:59

Le premier "M" qui aime l'entreprise, sbire d'El Khomeri du MEDEF, ça se Gattaz pour lui à coup de pompes dans le Valls, heure arrivant d'enterrer le 49- 3 dans la boite de Sapin, avec une tranche de Baupin.

Le retrait de la loi sénile sur le code du travail, Lagarde rapprochée des Juppé et Coppé des SOS, veulent l'amplifier, maintenant la Barre avec talonnettes à Le Pen usées, la mettant dans le Zarko!

Ce n'est pas notre d'Estaing, Bouti(o)n les dehors en revendiquant!!!

Tout est une question de rapport de force, tous dans la rue pour les manifs, sans violence, en continuons à résister et nous exprimer!