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samedi 26 novembre 2016 à 9h

2 parties : 1 2

Journée sur l'instrumentalisation de la

« guerre contre le terrorisme »

Survie organise une grande journée sur l'instrumentalisation de la "guerre contre le terrorisme"

Programme

  • 9h00 ouverture des portes et accueil des participant.e.s
  • 9h20/9h30 Introduction générale et présentation de la journée par Survie

1ère table ronde,

  • 9h30-10h50 Etat de guerre : logique antiterroriste et interventionnisme français
    Modérateur : Daniel Blondet du collectif Antiguerre

2e table ronde

  • 10h50/12h30 La coopération sécuritaire de la France
    avec des régimes guerriers / autoritaires : quelles réalités, quelles résistances ?
    Modérateur : Thomas Bart, Survie
  • 10h50-11h10 Coopérations militaires et françafrique
    Juliette Poirson, Survie, coordinatrice du livre
    La France en guerre au Mali. Enjeux et zones d'ombre
  • 11h10-11h30 Focus sur le Tchad
    Marielle Debos, Maîtresse de conférences en science politique
    Paris Ouest Nanterre, auteure de Le métier des armes au Tchad
  • 11h30-11h50 coopération militaire France/Mexique
    un intervenant du CSPCL (comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte)
  • 11h50-12h10 Coopération avec Israël, quelles résistances citoyennes?
    Julien Salingue, docteur en science politique et spécialiste de la Palestine
  • 12h10-12h30 Questions-réponses
  • 12h30-13h30 PAUSE

3ème table ronde

  • 13h40-16h15, 1 an d'état d'urgence, pratiques policières et héritage colonial
    Modérateur et introduction : Thomas Deltombe auteur de L'Islam imaginaire, (13h40-13h50)
  • 13h50-14h05 Bilan de l'état d'urgence et libertés publiques
    Dominique Curis, Amnesty International - France
  • 14h05-14h15 Répression des mouvements de solidarité avec la Palestine
    Marie-France Cohen-Solal, campagne BDS
  • 14h15-14h30 Répression des mouvements sociaux
    Adil, Sud-PTT 92
    Frédéric Bodin, union syndicale Solidaires
    14h30-14h45 Héritage colonial de la justice d'exception
    Vanessa Codaccioni, maîtresse de conférences, université Paris 8 et auteure de Justice d'exception. L'État face aux crimes politiques et terroristes
  • 14h45-14h55 Répression des «quartiers»
    Virginie, association Baytouna
  • 14h55-15h10 Islamophobie, fabrique de l'ennemi intérieur et répression
    Yasser Louati, militant contre l'islamophobie
  • 15h10-15h20 Répression des migrants
    Fofana Vazoumana, membre de la coalition internationale des sans-papiers et migrants (CISPM)
  • 15h20-15h35 Capitalisme sécuritaire, guerre policière et autonomisation des peuples
    Mathieu Rigouste chercheur indépendant, auteur de L'ennemi intérieur.
    La généalogie coloniale et militaire de l'ordre sécuritaire dans la France contemporaine
  • 15h35-16h Questions-réponses
  • 16h-16h10 Conclusions de la table-ronde
    Thomas Deltombe

16h15-16h30 conclusions et perspectives de cette journée

Pour des raisons logistiques, la bourse devra être fermée à 17h précises !

Pour ne pas se quitter brusquement, nous vous proposons de prolonger cette journée chez nos ami.e.s du Lieu Dit (bar militant situé au 6, rue Sorbier à 4 stations de République,

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/50724
Source : http://agenda.survie.org/showevent.php?id=993


Bilan de l'état d'urgence

et instrumentalisation de la guerre contre le terrorisme

Une journée de tables rondes, témoignages et analyses autour d'une envie de faire front commun contre la politique nationale (état d'urgence, répressions, racisme) et internationale (françafrique, interventionnisme militaire, coopération sécuritaire, alliance avec "nos amis les dictateurs",etc)

Face aux discours et méthodes de guerre employées actuellement par l'Etat français, que ce soit en France ou dans sa politique étrangère, Survie souhaitait réunir de nombreuses voies critiques pour décrypter et se défendre.

Il sera question d'un bilan de l'état d'urgence, de son origine coloniale et de sa dimension raciste mais aussi de ce qu'il dit de l'appareil répressif de l'état.

Cette journée permettra aussi de faire le lien entre cette guerre intérieure et la politique étrangère actuelle de la France. Des intervenant.e.s aborderont les coopérations sécuritaires françaises, les alliances françafricaines auprès de régimes dictatoriaux au nom de l'antiterrorisme, mais aussi les interventions militaires en cours ou récentes.

Aux côtés de témoignages et d'interventions d'associations, collectifs et syndicats partenaires, on peut d'ores et déjà mentionner la participation des personnes suivantes ; Mathieu Rigouste, Dominique Curis, Vanessa Codaccioni, Thomas Deltombe, Pierre Puchot, Marielle Debos, Julien Salingue, Yasser Louati, Ludivine Blandigny, Yanis Thomas

Retrouvez-nous, de 9 à 17h, dans la grande salle de la bourse du travail de Paris, à République.

Entrée libre et gratuite bien sûr !

document au format PDF:

Source : message reçu le 22 novembre 11h
Source : http://survie.org/qui-sommes-nous/nos-groupes...


Contre la guerre extérieure, contre la guerre intérieure

Appel du PIR

Samedi 26 novembre de 9 à 17h, dans la grande salle de la Bourse du travail de Paris, à République 3 rue du Château d'eau.

La guerre est une donnée essentielle de la période que nous traversons. Les gouvernements successifs en France des 15 dernières années ont mené une politique de guerre continue : interventions au Mali, en Centrafrique, en Libye, en Syrie, en Irak, pour ne citer que les derniers exemples en date. Mais après le 7 et 9 janvier, après le 13 novembre, une page s'est ouverte : des attentats ont été perpétrés en France au nom de l'organisation État islamique. On peut bel et bien parler d'un funeste effet boomerang. Mais on ne saurait comprendre ces gestes meurtriers en les réduisant à des « représailles » aux guerres que le gouvernement mène à l'extérieur. La tragédie de janvier et novembre 2015 s'explique aussi par une guerre civile rampante, menée elle aussi par l'État et ses appareils idéologiques - police, médias, tribunaux - contre Arabes, noirs, musulmans, rroms.

La conjoncture internationale redouble cette centralité de la guerre contre le Sud global, à l'intérieur comme à l'extérieur des pays, dans une modalité civile aussi bien que militaire. Avec Donald Trump à la tête des gendarmes du monde, de l'État le plus riche et le plus puissant, la guerre (civile et militaire) a de beaux jours devant elle. Quant aux primaires des Républicains et la probable victoire de François Fillon, elles n'augurent rien de mieux.

C'est pourquoi résister à la guerre est devenu une exigence essentielle de la séquence qui s'ouvre. La guerre est présente dans l'accélération de l'offensive répressive contre les musulmans, avec l'État d'urgence, les perquisitions à domicile, la tentative de museler et de contrôler les imams. L'interdiction sécuritaire des manifestations, que soit celles contre l'agression israélienne à Gaza, ou celles qui réclament le retrait de la Loi travail, s'inscrivent dans un logique ancienne, coloniale, de l'état d'exception, que les socialistes avaient déjà usée jusqu'à la corde face à l'insurrection algérienne sous Guy Mollet et Mitterrand. En outre, les soi-disant forces de sécurité ont vu leur entraînement, leur équipement et leur mode d'opération s'aligner sur la tactique de contre-insurrection - que l'on se souvienne des émeutes de 2005, de Villiers-le-Bel, et que l'on observe les agissements quotidiens des unités anti-criminalité, des BST, des CRS dans les quartiers populaires, ou encore l'usage immodéré de grenades et flashball dans les ZAD, dans les rues de Nantes, ou au printemps dernier dans les rues de Paris.

Dans cette perspective, nous appelons toutes les forces de l'antiracisme politique à se joindre à l'initiative du forum anti-guerre organisé le 26 novembre prochain, intitulé : « Bilan de l'état d'urgence et instrumentalisation de la guerre contre le terrorisme ». Cet événement représente une occasion importante pour déployer un front large, élaborer une stratégie commune, pour la période des présidentielles et celle qui suivra les élections - dont il faut souligner que, quel qu'en soit le résultat, ses augures s'annoncent mauvaises, et ses retombées réactionnaires ne se sont pas faites attendre. Ce qu'il nous faut aujourd'hui, c'est bien un cadre collectif pour riposter à la guerre civile rampante, à l'arrogance de l'impérialisme français et aux mauvais coups du gouvernement actuel et de celui qui sortira du guêpier électoral.

PIR

logo pir

Source : http://indigenes-republique.fr/contre-la-guer...

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