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mercredi 14 décembre 2016 à 17h

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Meeting de Solidarité:

Libérez Youssouf et Bagui Traoré

Attention: À la demande du comité « Adama », aucun rassemblement n'est prévu devant le tribunal de Pontoise. À la place, un meeting est organisé au CICP, à Paris.

Mercredi 23 novembre au soir,Youssouf et Bagui Traoré ont été placés en détention provisoire au vu des faits dont ils sont accusés, sans preuves avérées, du 17 novembre dernier devant la mairie de Beaumont-sur-Oise. Pour rappel, la famille et les habitants de la ville désiraient, comme il en ont le droit, assister au conseil municipal du jeudi 17 novembre. Ils ont été empêchés d'entrer puis gazés. Plus tard dans la soirée, le quartier de Boyenval a dû faire face à la violence des gendarmes qui ont brutalisé des habitants ayant pourtant levé les mains. Youssouf et Bagui sont accusés par 9 policiers municipaux d' « outrage », « rébellion » et « menaces ». La plainte est aussi soutenue par le témoignage des gendarmes de Beaumont-sur-Oise. Ayant refusé la comparution immédiate, ils ont été placés en détention jusqu'au 14 décembre prochain, date de leur jugement.

Le conseil du 17 novembre ayant été reporté au mardi 22 novembre au soir, Youssouf et Bagui ont été arrêtes le mardi matin. Cette orchestration vise à criminaliser la famille et déstabiliser leur lutte par la destruction de leur cellule familiale. Nous ne pouvons ne voir là qu'un acharnement. Youssouf et Bagui sont accusés sans preuves de violences sans avoir ne serait-ce que provoqué la violence des gendarmes. Adama est mort dans les locaux de la gendarmerie de Persan, et alors que sa famille réclame toujours la mise en examen des gendarmes, les frères d'Adama dorment en prison.

Nous savons aussi que cette intimidation n'est pas du seul fait de la mairie. Les gendarmes ont tenté d'intimider Bagui en lui disant tout simplement: « Dis à ta sœur qu'elle « fait trop de bruit ». Ces mots prouvent bien que nous devons faire face à des méthodes indignes des forces de l'ordre. Par ailleurs, le vendredi
25 novembre dernier, la maire et les officiers de la gendarmerie ont été reçus au ministère de l'intérieur. La famille se bat pour arracher la vérité et la justice. Il est proprement intolérable que les pouvoirs publics apportent leur soutien aux autorités locales qui méprisent la douleur d'un deuil et usent de la répression afin d'asseoir un mensonge. Depuis, la médiation autonome des habitants du quartier de Boyenval, où vit la famille Traoré, doit faire face aux pressions quotidiennes des gendarmes qui menacent à chaque rencontre de les placer en garde à vue.

Le 26 octobre dernier, l'instruction concernant la mort de notre frère Adama a été dépaysée à Paris. À cette occasion nous avions marché dans les rue de la capitale et démontré notre force. Parce que Youssouf et Bagui sont incarcérés et jugés pour leur combat vers la justice et la vérité pour leur frère, il nous paraît opportun de ramener dans la capitale un temps consacré à l'échange autour des violences policières qui sévissent dans les quartiers populaires, les répressions quotidiennes qui ont non seulement mené à la mort d'Adama, mais aussi à l'emprisonnement de ses frères.

Il s'agira dans un premier temps de revenir sur la mort d'Adama et sur la lutte que nous menons depuis le 19 juillet, Youssouf et Bagui pouvant être considérés comme des prisonniers politiques. Ensuite, nous rappellerons les événements des dernières semaines et l'acharnement que notre famille vit à Beaumont, ainsi que la mobilisation locale du quartier de Boyenval et la médiation autonome. Nous pourrons ensuite terminer par une discussion sur l'art de la répression dans les quartiers populaires par l'« outrage et rébellion » (dont sont accusés Youssouf et Bagui).
Cette grande discussion est ouverte à tous. Il est clair que nous avons besoin de tous les soutiens. Nous ne reculerons pas sur notre revendication principale, qui reste la mise en examen des gendarmes, pour la justice et la vérité pour Adama. Il est certain désormais que notre mobilisation et nos prises de décisions mettent ces institutions en difficulté, d'où cette obstination à vouloir mettre la pression sur la famille.

Nous appelons tous nos soutiens à nous rejoindre le mercredi 14 décembre à Paris pour aussi suivre le jugement de Bagui et Youssouf Traoré. À la demande du comité « Adama », aucun rassemblement n'est prévu devant le tribunal de Pontoise.

Nous garderons un lien direct avec la famille au tribunal qui nous donnera des nouvelles et nous diffuserons également un direct.

Votre présence est plus qu'importante, la mobilisation de tous est et restera notre force.

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/51580
Source : https://quartierslibres.wordpress.com/2016/12...
Source : https://www.facebook.com/events/2285103042515...


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Procès de Youssouf et Bagui Traoré

Après les mensonges du procureur et des gendarmes, après la plainte de la maire de Beaumont contre Assa pour "diffamation", après les menaces de mort anonymes et quotidiennes, l'acharnement continue contre la famille Traoré, qui se bat pour arracher La vérité pour Adama, mort dans les mains des gendarmes le 19 juillet dernier.

Deux de ses petits frères sont en prison dans l'attente de leur jugement le 14 décembre prochain, soi-disant pour les empêcher d'exercer des pressions sur les témoins... qui sont tous des gendarmes.

La volonté est clairement de briser la détermination d'une famille en deuil mais soudée et debout contre la machine d'État.

Baguy et Youssouf Traoré seront jugés le 14 décembre.

#LibérezYoussoufEtBagui

https://quartierslibres.files.wordpress.com/2016/11/adamatraorc3a9.jpg

Source : message reçu sur Resistons rezo le 9 décembre 14h
Source : http://www.cip-idf.org
Source : https://fr-fr.facebook.com/hashtag/libérezyou...
Source : https://quartierslibres.wordpress.com/2016/11...


Un intolérable acharnement contre la famille Traoré

Le comité de soutien à la famille Traoré, initiateur de cette tribune signée par une dizaine d'associations et collectifs, et plus d'une centaine d'intellectuels, universitaires, chercheurs, militants et syndicalistes demande la libération de Youssouf et Bagui Traoré toujours incarcérés.

Adama Traoré a été tué le 19 juillet à la suite de son interpellation par les gendarmes, alors qu'il était sous leur responsabilité. A croire que cela ne suffisait pas : ses frères Youssouf et Bagui, qui réclament, avec leur famille, vérité et justice pour leur frère, viennent d'être incarcérés préventivement après avoir été empêchés d'assister au conseil municipal de Beaumont-sur-Oise le 17 novembre. « Outrage, rébellion » : le prétexte est malheureusement devenu habituel. Les responsables de la mort d'Adama, eux, ne sont toujours pas mis en examen.

L'édile de Beaumont, Nathalie Groux, cristallise l'acharnement subi par la famille. Ce soir-là, les Traoré et une centaine d'habitants demandaient en effet à assister, comme c'est leur droit, au conseil municipal qui s'apprêtait à voter sa demande de financement, jusqu'à 30 000 euros, notamment pour la plainte qu'elle voulait déposer contre Assa Traoré : la sœur d'Adama serait poursuivie pour avoir déclaré que « la maire a choisi son camp », en se mettant « du côté de la violence policière ». Une maire qui a par ailleurs relayé sur Facebook, le 13 novembre, un appel aux « habitants de souche » à s'armer pour venir en aide aux policiers...

L'incarcération de Youssouf et Bagui Traoré n'est pas une énième « bavure ». Depuis le début, l'institution judiciaire s'est employée à relayer la version des gendarmes, en même temps qu'à l'absoudre. Cette collusion relève à l'évidence d'une décision politique. Le 2 novembre, Bernard Cazeneuve a répondu à l'interpellation d'un député à l'Assemblée nationale, Pouria Amirshahi, en rejetant, sans attendre le résultat des enquêtes en cours, la « mise en cause » du travail des forces de l'ordre. Le 25 novembre, le même ministre de l'Intérieur a apporté son soutien à la maire de Beaumont. Ni le gouvernement ni la municipalité n'ont jugé bon de présenter leurs condoléances à cette famille. Tout cela démontre une détermination des pouvoirs publics, jusqu'au sommet des institutions, à faire taire Assa Traoré, et avec elle toute sa famille, en s'attaquant à ses frères.

Ce scandale de plus doit être le scandale de trop : nous ne pouvons que nous révolter contre ce pouvoir qui couvre ses propres crimes. Il justifie la répression et l'arbitraire, devenus sa marque de fabrique, avec encore plus de répression et d'arbitraire. N'attendons pas de nouveaux crimes. Nous exigeons la libération immédiate de Youssouf et Bagui. Nous demandons aussi que les responsables de la mort d'Adama soient poursuivis. Nous appelons dans ce pays à une mobilisation qui réponde aux menaces et aux tentatives d'intimidation contre la famille Traoré. Nous sommes face à une affaire d'Etat : il faut la dénoncer comme telle. Par la force du nombre, imposons de redonner un sens au mot « justice ».

Baguy et Youssouf Traoré seront jugé le 14 décembre. Entourons-les, ainsi que leur famille, de notre solidarité, devant le tribunal de Pontoise et partout dans le pays.

Lien vers la pétition

Premier-e- s signataires :

Norman Ajari, philosophe; Loulouwa Al Rachid, politologue; Pierre Alferi, écrivain; Fatima Ali, Arts; Zahra Ali, sociologue; Eric Alliez, philosophe; Romain Altmann, secrétaire général d'Info'Com-CGT; Bastien Amiel, politiste;

Samir Baaloudj, militant des quartiers populaires; Marine Bachelot Nguyen, auteure-metteure en scène; Etienne Balibar, philosophe; Ludivine Bantigny, historienne; Emmanuel Barot, philosophe; Michel Barthélémy, sociologue; Hourya Bentouhami, philosophe; Eric Beynel, Union syndicale Solidaires; Florian Bolgar, astrophysicien; Christian Bonnaud, médecin généraliste; Houria Bouteldja (membre du PIR); Naima Bouteldja, journaliste; Yasser Brahmi, militant des quartiers populaires; Sébastien Budgen, éditeur;

Cécile Canut, universitaire; Vanessa Caru, historienne CNRS; Cristina Cerami, philosophe; Vincent Charbonnier, philosophe, responsable syndical SNESUP-FSU; Alice de Charentenay, littérature française; Farah Cherif Zahar, philosophe; Bernard Coadou, médecin; Philippe Corcuff, politiste; Léon Crémieux, retraité, syndicaliste Sud aérien; Alexis Cukier, philosophe

Source : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-med...


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Pétition « Pourquoi c'est important »

Nous apprenons avec un grand choc ce soir la mise sous mandat de dépôt de nos frères, amis et fils, Youssouf et Bagui Traoré, au vu des faits dont ils sont accusés du 17 novembre dernier, devant la mairie de Beaumont sur Oise.
Ayant refusé la comparution immédiate, nous demandions leur libération jusqu'au jugement. Ils seront finalement gardés sous écrou jusqu'au 14 décembre prochain, date de leur jugement.

Neuf policiers municipaux portent plainte, les gendarmes de la ville sont témoins. C'est là une bien honteuse machination. Cette orchestration visant à leur criminalisation, nous l'attendions. Nous ne pouvons définir ce jugement que comme un acharnement. Youssouf et Baguy sont accusés "d'outrage, rébellion et violence" sans avoir ne serait ce que provoqué la violence des gendarmes. La police et les gendarmes présents devant la mairie ont gazé les habitants, mais ils n'attendent aucune sanction.

Des garantis ont été présentées pour assurer le bon déroulé du jugement, mais rien n'a été entendu. Pour preuve, Youssouf est père d'un enfant en bas âge et travaille dignement pour subvenir aux besoins de sa famille. Il n'a pas d'antécédent. Cette décision d'une grande sévérité n'est pour notre part pas justifiée.

Nous savons aussi que cette criminalisation vient de plus haut que la mairie. Les gendarmes ont tenté d'intimider Bagui en lui disant tout simplement qu'Assa, sa soeur, devait faire profil bas et qu'ils n'appréciaient pas ses prises de paroles: "Dis à ta soeur qu'elle fait trop de bruit". Ces mots prouvent bien que nous devons faire face à des méthodes indignes, de déstabilisations et d'intimidations. Après avoir subi les pressions de la gendarmerie et de la mairie, voilà les pressions judiciaires.

Il est clair que nous avons besoin de tous les soutiens. Nous nous organiserons bientôt dans les prochaines semaines et nous vous invitons tous à nous rejoindre.

Nous ne reculerons pas sur notre revendication principale, qui est la mise en examen des gendarmes, pour la justice et la vérité pour Adama. Il est certain désormais que notre mobilisation et nos prises de décisions mettent ces institutions en difficulté, d'où cette obstination à vouloir condamner une famille toujours en deuil, en brisant leur cellule familiale. Adama a été tué le 19 juillet lors de son interpellation par les gendarmes de Beaumont sur Oise et nous devons encore nous battre pour obtenir leur mise en détention. Aujourd'hui, Youssouf et Bagui passent leur première nuit en prison.

Pas de justice pas de paix

Vérité pour Adama

Source : https://secure.avaaz.org/fr/petition/petition...
Source : http://www.revolutionpermanente.fr/Tribune-Me...


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Souscription pour aider la famille d'Adama Traoré

à payer ses frais judiciaires

Karine Piron, ex-employeuse d'Adama Traoré, tué par des gendarmes le 19 juillet 2016, organise une souscription pour aider la famille Traoré à payer ses frais d'expertises et judiciaires.

Rappelons que deux des frères Traoré, Bagui et Youssouf, actuellement en détention provisoire, sont convoqués le 14 décembre devant le TGI de Pontoise pour outrage et rébellion.

On donne en cliquant ICI.

Source : http://codedo.blogspot.com/2016/11/souscripti...

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