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mercredi 22 mars 2017 à 15h

Disparition des classes d'accueil dans le 93 ?

Pour nous, c'est non !

- Que vous soyez syndiqué-e ou non, participez à l'Assemblée Générale des personnels de l'Education Nationale à la Bourse du Travail de Bobigny (1 rue de la Libération) le 22 Mars à 15h -

CLIN / CLA : comment ça marche ?

Jusqu'à la rentrée prochaine 2017, dans le 93, les élèves non-francophones et les élèves non scolarisé-e-s auparavant (NSA) intègrent une classe d'accueil (CLA dans le 2nd degré et CLIN dans le 1er degré) avant de rejoindre une classe ordinaire. Les CLIN et les CLA sont des dispositifs spécifiques qui permettent aux élèves d'apprendre le français et de réussir leur inclusion dans une classe ordinaire. Aujourd'hui, les élèves de CLA ont 26h de cours par semaine, et intègrent les classes ordinaires à leur rythme, et sur décision de l'équipe pédagogique..

De la CLA à l'UPE2A : qu'est-ce que ça change ?

Dès la rentrée 2017, le département prévoit de transformer progressivement les classes d'accueil en « module UPE2A » comme c'est déjà le cas dans les autres départements, et à titre expérimental dans quelques collèges du département. Pour toutes les nouvelles UPE2A, le rectorat réduit le nombre d'heures allouées aux élèves de CLA de 26h à 20h. À charge aux établissements de décider dans quelles matières les élèves seront inclus-e-s pendant 6h dès le début de l'année mais le rectorat préconise que ce soit en anglais et en EPS. Pour les classes d'accueil déjà en place, le DASEN menace de retirer les heures aux collèges qui n'intégreraient de manière forcée leurs élèves.

À terme, les élèves allophones ne devraient bénéficier non pas d'un dispositif spécifique destiné à l'apprentissage du français mais de 12h de soutien en français. Dans les académies où les UPE2A existent déjà le résultat est catastrophique : les directions ne parviennent pas à aligner les emplois du temps des élèves de niveaux différents et les élèves ne bénéficient bien souvent pas des heures spécifiques qui leur sont destinées.

Passage aux UPE2A = explosion des seuils d'élèves par classe !

Nous revendiquons depuis longtemps, la double inscription des élèves allophones : en classe d'accueil et en classe ordinaire. La double inscription permettrait de « réserver » des places en classe ordinaire pour l'inclusion des élèves allophones lorsque ceux et celle-ci sont prêt-e-s.

Dans le département de la Seine-Saint-Denis où les établissements scolaires sont saturés, il est impossible d'intégrer les élèves allophones sans dépasser le seuil de 24 élèves par classe.

Aujourd'hui le DASEN s'assoit sur les seuils et décide d'intégrer les élèves allophones dans les classes ordinaires sans qu'ils et elles soient compté-e-s dans les effectifs par classe.

Mobilisons-nous contre la disparition des classes d'accueil parce que :

  • les élèves allophones doivent bénéficier d'un enseignement spécifique avant d'être inclus-e-s dans une classe ordinaire.
  • l'inclusion des élèves allophones dans les classes ne doit pas faire exploser les seuils d'élèves par classes, déjà élevé.
  • l'explosion des seuils engendre la dégradation des conditions d'étude de tou-te-s les élèves !

Revendications des enseignant.e.s syndiqué.e.s et non syndiqué.e.s mobilisé.e.s pour la défense des classes d'accueil à l'AG du 10 janvier 2017

  • créations des classes d'accueil nécessaires pour scolariser tous les élèves en attente dans le département,
  • maintien des classes d'accueil avec pas plus de 20 élèves en CLA, 15 en NSA,
  • maintien des 26 heures d'enseignement spécifique en CLA et NSA au collège (DHG) ainsi que des 6h de soutien ex-NF par classe,
  • double inscription des élèves allophones, en les comptabilisant dans l'effectif global, ce qui permettrait d'abaisser les moyennes de classes dans les établissements concernés pour favoriser leur intégration,
  • droit au maintien dans la classe d'accueil tant que les élèves en ont besoin, sur décision de l'équipe éducative (et non des contingences économiques),
  • décisions d'orientation et d'intégration des élèves par l'équipe éducative en charge des élèves,
  • ouverture des structures nécessaires en LGT réparties sur tout le territoire du 93,
  • affectation rapide des élèves, en 15 jours maximum après leur test au CIO,
  • qu'aucune condition de régularité ou de minorité ne soit nécessaire au passage des tests et à la scolarisation des élèves allophones,
  • maintien de la prime pour les personnels responsables des classes d'accueil,
  • facilitation de l'orientation des élèves de CLA en LGT et en Lycée pro,
  • maintien sur l'établissement des élèves après la classe d'accueil si l'équipe éducative et les parents en font la demande.

Signez la pétition de l'intersyndicale pour la défense des classes d'accueil du 93 https://www.change.org/p/dsden-rectorat-de-cr%C3%A9teil-pour-le-maintien-des-classes-d-accueil-dans-le-93

Pour le syndicat Sud Education 93, il est urgent que l'ensemble des personnels se mobilise pour défendre les classes d'accueil du 93.

Le gouvernement fait à nouveau des économies sur le dos des élèves. Nous refusons de rester les bras croisés pendant que le service public d'éducation est démantelé et qu'une partie de nos élèves est sacrifiée.

Sud Education 93 revendique un même droit à l'éducation pour tous les enfants dans toutes les régions, dans tous les quartiers.

Les politiques de restrictions budgétaires touchent en premier lieu les élèves qui connaissent les situations sociales les plus précaires et les élèves allophones du 93 sont bien souvent concerné-e-s.

Enfin, on remarque en regardant les DHG des établissements que la DSDEN joue la division en ne retirant pas les moyens au même rythme selon les collèges (certains perdent 6h, d'autres plus...)

Témoignage d'une enseignante en UPE2A dans une autre académie :

« le fonctionnement de la classe est terrifiant : tout repose sur le coordo, qui doit fournir un travail de titan sans aucune décharge et parfois sans rémunération ; nous nous payons les collègues qui râlent d'avoir des classes surchargées, l'orientation des élèves, les sondages de début d'année [...]

Et je n'ai pas besoin de vous rappeler que l'inclusion est une vaste blague ! Allez demander à un élève de s'intégrer dans une classe alors qu'il parle mal cette langue !

Intégration alors qu'on leur demande bien gentiment de regagner leurs établissement de secteur à la fin de l'année scolaire, alors qu'ils ont réussi à se créer de nouveaux repères ? »

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/53975
Source : http://www.sudeducation93.org/Disparition-des...

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