thème : éducation
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mardi 21 mars 2017 à 16h30

Invitation à l'AG dans la Breche ouverte

Vous êtes cordialement invités (en pj) à l'AG ouverte proposée par les étudiants qui auto-gèrent depuis une semaine la salle Lombard, rebaptisée la BRECHE, mardi prochain 21 mars à 16h30. L'entrée se fait au 19 rue Notre Dame des Champs.

Vous trouverez, en p.j., un texte qui explique succinctement les intentions de la démarche originale qu'initient les étudiants à l'origine de cette réflexion collective en acte.

Rappelons le point de départ de cette initiative. Des étudiant.e.s de l'EHESS souhaitaient disposer d'un local dit de vie, en plus du local actuellement mis à leur disposition. Celui-ci en effet sert aux étudiant.e.s de salle de travail et n'est donc pas adapté à une activité de réflexion collective et de débat qui porterait pour une part sur la condition étudiante, la place des étudiant.e.s au sein de l'EHESS, les conditions de prise en compte de leur parole par le personnel et les instances dirigeantes, l'échange et le partage d'expériences entre les diverses catégories de personnes qui "font" l'EHESS, etc. La fermeture pour travaux du seul local dont ils disposaient au 96 Bd Raspail ainsi que l'absence de solution de relogement transitoire ont pu jouer le rôle de cause efficiente ayant conduit à l'investissement de la salle Lombard.

Mais le projet des étudiant.e.s à l'initiative de la Breche, ne s'arrête pas là. L'argumentaire du texte de l'annonce de la réunion publique à laquelle ils et elles convient toute personne intéressée, livrent un certain nombre d'éléments qui vont dans le sens d'un désir de reprise en main par les premier.e.s concerné.e.s de ce qui donne sens à ce qu'ils et elles font ici ensemble et maintenant, en compagnie des enseignants-chercheurs, des personnels non enseignants, en relation avec les instances de direction, etc. C'est la question de l'Universitas, la communauté des maîtres et des élèves, qui se trouve remise au devant de la réflexion et de la place et du sens de la formation lorsque rien d'autre que ce qui a formellement et utilitairement partie liée à la réalisation d'un parcours de scolarité réussi n'a droit de cité et a fortiori ne peut être l'objet d'une appréhension collective, sollicitant tout un chacun, depuis la position qui est la sienne dans l'institution, à prendre part au travail de son élaboration, dans une perspective horizontale, d'où un commun peut surgir. Dans la mesure où l'Ecole se situe dans le champ des sciences sociales, il n'est pas tout à fait surprenant que cette démarche de rupture avec la routine de pensée et d'agir dans un cadre d'enseignement supérieur, envisage également d'aborder la place et la responsabilité de ces sciences vis-à-vis du politique d'un regard neuf.

L'initiative étudiante actuelle, pour peu qu'elle soit comprise pour ce qu'elle prétend être et qu'elle soit reprise par tou.te.s ceux et celles qu'elle invite à se joindre à elle, comme une forme d'enquête et de pratique d'émancipation sociale, touche à la fois aux non-dits des normes, des pratiques, des autorités instituées, s'engage dans un processus de remise en cause des vérités admises et des légitimités allant de soi, qui fondent le conservatisme social ambiant, et s'efforce d'avancer sur un terrain que rien ne balise.

Néanmoins, cette action rencontre les aspirations qui se font entendre dans maints secteurs de la société, ici et là.

Cela vaut peut-être la peine de ne pas rester sourd.e.s à ce qui tente de s'articuler pour en finir avec "l'ancien monde" et contribuer à l'accouchement d'un monde plus authentiquement démocratique.

document au format PDF:

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/54093
Source : message reçu sur Prep.Coord.Nat le 19 mars 21h

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