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samedi 6 janvier 2018 (heure non définie)

2 parties : 1 2

Festival

« Moussem de l'immigration et de la Tricontinentale »

La mémoire au service des luttes

Depuis des décennies des générations d'immigrés ont bâti la belle histoire du combat pour l'égalité des droits. Plus tard leurs enfants sont également entrés en lutte dans des formes nouvelles et pour répondre à de nouvelles oppressions et inégalités. Les sans-papiers ont ajoutés leurs combats à cette rage égalitaire et à ce refus de l'existence indigne.

Des grandes grèves de l'automobile et des mineurs de fond, en passant par la lutte des foyers Sonacotra, par la marche pour l'égalité et contre le racisme, par Convergences pour l'égalité, par les mobilisations contre les crimes racistes et les violences policières, par les grèves de la faim et les occupations des sans-papiers, les mobilisation contre l'islamophobie, etc., c'est bien un même souffle égalitaire qui s'est exprimé hier et qui s'exprime aujourd'hui. Cette lutte est loin d'être terminée et nous sommes confrontés à de nouvelles attaques, de nouveaux dénis de droits, de nouvelles formes de racisme, etc.

Dans la même période historique les peuples et pays d'où venaient ces immigrés sont également entrés en lutte pour que cesse la barbarie coloniale puis sa transmutation en horreur néocoloniale. La Tricontinentale de janvier 1966, symbolise et résume l'ampleur et les enjeux de cette lutte pour sortir du statut de « damnés de la terre » n'ayant pour seul avenir que la misère et l'indignité au pays ou la misère et l'indignité en émigrant. Les combats de l'immigration et de ses enfants d'une part et celui des peuples des anciens pays coloniaux appartiennent au même fleuve charriant les exigences de dignité et d'égalité. La mémoire de ces luttes est également incontournable pour créer les conditions qu'exigent les luttes d'aujourd'hui et de demain.

Notre Festival-Moussem de l'Immigration et de la Tricontinentale sera un moment populaire fort de cette réappropriation de la mémoire de nos luttes au service de nos combats d'aujourd'hui.

Samedi 6 janvier 2018

  • 14 h: Accueil des participants
  • 14 h 30 : Introduction Plénière : La mémoire au service des luttes
  • 15 h- 19 h 30 : Ateliers d'intelligence collective au service de nos combats

Atelier 1

Mémoire et luttes des hommes et des femmes de l'immigration

Les luttes de l'immigration venant des anciennes colonies ont pris des formes diverses mais n'ont jamais cessées. Elles ont dues se construire dans un environnement souvent difficile et s'imposer par la force de leur autonomie. Des ouvriers immigrés de l'automobile en passant par les mineurs de fond du Nord et de l'Est de la France, de la lutte des foyers Sonacotra aux combats des sans-papiers, du combat contre les crimes raciste et les violences policières en passant par celui pour une carte de 10 ans, etc., aucun droit n'a été octroyé. Ils ont tous été arrachés. Sous la forme de trois table-ronde successive cet atelier donnera la parole aux acteurs de ces luttes, à ces militantes et militants de l'ombre qui ont fait notre histoire.

Atelier 2

La lutte des héritiers de l'immigration et la Tricontinentale

Le sort social, économique et politique des héritiers des immigrations postcoloniales n'est pas sans liens avec le sort des peuples et pays d'où ils viennent ou d'où viennent leurs parents. La tricontinentale avait à juste titre inclue des représentants des « minorités de couleurs » des pays industrialisés dans ses travaux.

Le développement d'une islamophobie au niveau international pour justifier des guerres pour les richesses n'est pas sans incidence sur l'islamophobie qui se déploie en France. Les crimes racistes forment malheureusement un autre pont entre l'époque des luttes de libération nationale et nos deuils d'aujourd'hui dans les quartiers populaires. L'arsenal discriminatoire et répressif (discours sur l'Etat d'urgence, contrôle au faciès, etc.) fait enfin écho à l'expérience douloureuse des générations antérieures de militants. La conscience de ces liens fait partie des nécessités de nos combats d'aujourd'hui. Notre atelier abordera sous la forme de trois tables rondes les luttes d'hier et d'aujourd'hui, d'ici et d'ailleurs

Atelier 3

Histoire de la Tricontinentale et de l'altermondialisme

Le festival-Moussem de l'immigration et de la Tricontinentale a pour ambition de mettre la mémoire au service des luttes actuelles pour la justice, l'égalité des droits, et le droit à l'égalité. Cet atelier est intitulé "histoire de la tricontinentale et de l'altermondialisme". De la Tricontinentale, née lors d'une conférence à Cuba en janvier 1966, aux développements actuels de l'altermondialisme, avec les Forums sociaux dont le premier eut lieu à

Porto Alègre en 2001, c'est la permanence du combat contre la globalisation, l'impérialisme, le colonialisme, le néocolonialisme et le néolibéralisme ,et pour démontrer que d'autres mondes sont possibles, c'est aussi en France le lien avec le combat des migrants. Notre atelier se compose de trois tables rondes successives :

"histoire de l'anti-impérialisme, de la tricontinentale à l'altermondialisme" ;

" l'altermondialisme aujourd'hui" ; " l'immigration actuelle et future, quel impact sur l'altermondialisme".

  • 19h 30- 21h : Repas
  • 21h : Grande soirée festive : nos cultures d'ici et d'ailleurs

Dimanche 7 janvier 2018

  • 9h - 10h : Restitution des ateliers
  • 10h - 11h30 : Les témoins de nos luttes : interventions de personnes symboles de la Tricontinentale et des luttes des migrants
  • 11h30 - 12h30 : Lecture de la sentence du tribunal des peuples
  • 12h30 : Lecture de l'appel issu du Festival-Moussem

Document au format PDF:

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/55880
Source : message reçu sur sortir du colonialisme le 19 octobre 19h
Source : message reçu sur sortir du colonialisme le 19 août 11h
Source : message reçu sur sortir du colonialisme le 19 août 15h


Festival

« Moussem de l'immigration et de la Tricontinentale »

Les 6 et 7 janvier 2018, l'ATMF co-organise avec le FUIQP, le CEDETIM/IPAM, et "Sortir du colonialisme", le Moussem-festival de l'immigration et de la tricontinentale à Gennevilliers, en région parisienne.

Moussem - Festival de l'immigration et de la Tricontinentale

Depuis plusieurs décennies, un vent mauvais souffle sur notre planète et en France avec des conséquences dramatiques, notamment sur les peuples des pays d'où nous (ou nos parents) sommes originaires. Les immigré(e)s et leurs enfants, qu'ils soient français ou non, en sont touché(e)s de plein fouet.

Sur le plan international la multiplication des guerres - de type néocoloniale - pour le pétrole et le pillage des matières premières stratégiques, conduit au chaos géopolitique et à l'éclatement de nations entières, à des centaines de milliers de réfugié(e)s, de déplacés (dont 49 millions d'enfants qui errent, d'après l'UNICEF), de migrants qui risquent leurs vies pour le droit à… la survie ! Jamais notre monde n'aura été aussi scandaleusement générateur d'inégalités.

Un nouvel ordre colonial se met en place avec l'accaparement des terres des paysans par de grandes entreprises, la dette financière ou écologique, le brevetage du vivant, l'occupation de territoires comme la Palestine, le maintien de situations coloniales et le déni du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, comme le peuple kurde, ou comme le blocage d'une solution pacifique du conflit du Sahara. En ce qui concerne la France, le colonialisme perdure en Kanaky, Polynésie, Mayotte, Guyane, Réunion, Martinique ou Guadeloupe, ainsi que le néocolonialisme dans le cas de la Françafrique, avec le maintien des bases militaires françaises ou du Franc CFA.

Le monde est dirigé par le capitalisme financiarisé et les Etats qui le portent au prix de la paupérisation des peuples de la Terre.

Sur le plan national, nous connaissons tous et trop les discriminations devenues ségrégatives mises en œuvre partout : dans les quartiers et les cités, des contrôles au faciès de la police, à l'embauche, à l'encontre des «chibanis(a) », des centaines de cheminots de la SNCF, des mineurs des Houillères, de ghettoïsation de populations entières, du droit de vote des étrangers …

Simultanément, nous assistons également à une offensive idéologique inédite depuis plusieurs décennies. Des débats sur l'« identité nationale » à celui sur le « Burkini » en passant par celui sur la « déchéance de la nationalité », par les discours sur nos « ancêtres les gaulois » ou sur « les Rroms n'ont pas vocation à s'intégrer », etc., une même logique se dévoile : celle d'un racisme explicite décomplexé masqué par les thématiques de « l'identité », de la « laïcité », du « droit des femmes » qui seraient menacées par l'immigration, par les réfugiés, par les musulmans, etc. Nous sommes bien en présence de la construction d'un « bouc émissaire » servant d'écran à la régression sociale et à la précarisation généralisée qui se met en place pas à pas.

C'est pourquoi, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la Tricontinentale qui a été un moment d'espoir pour les générations de nos parents et de nos grands-parents, des peuples du monde, nous voulons transmettre la pensée rebelle et le souffle qu'elle nous a légués.

Les signataires (collectifs et individuels) appellent à l'organisation d'un « Moussem-festival de l'immigration et de la Tricontinentale » les 6 et 7 janvier 2018 à Gennevilliers. Il s'agit de bâtir en commun un festival populaire ambitieux alliant la richesse des cultures et des arts dans leurs particularités d'une part ; des forums d'échanges et de débats sur la situation actuelle de nos luttes et de nos résistances d'autre part. Des prises de position forcément plurielles et communes à la fois, sont à l'ordre du jour plus que jamais pour une visibilité sociale et politique des questions qui nous concernent et dont nous refusons d'être que des enjeux.

A travers des initiatives et des mobilisations locales ou/et nationales, nous avons huit mois pour créer les conditions et les dynamiques d'un moment massif qui marque notre refus de l'inégalité. Une telle ambition est possible, elle est nécessaire. Le succès dépend de chacun(e) d'entre nous pour la mobilisation du plus grand nombre, pour faire de ce festival-Moussem un moment de la construction d'un grand mouvement pour la justice, l'égalité des droits, et le droit à l'égalité.

Signataires :

ATMF, FUQP, CEDETIM /IPAM, Sortir du colonialisme

Document au format PDF:

Source : message reçu le 16 juin 17h

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