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samedi 1er juillet 2017 à 15h

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Manifestation contre la reconduction de l'état d'urgence

Contre la reconduction de l'état d'urgence !
Contre l'instauration d'un état d'urgence permanent !
Pour nos droits et nos libertés !

L'état d'urgence, doit être renouvelé encore 6 mois par le gouvernement, en juillet. Or l'état d'urgence a largement démontré son inefficacité contre les attentats et a surtout été employé contre les mouvements sociaux (loi travail, COP 21, ...), contre les musulman-e-s ou supposé-e-s l'être, contre les migrant-e-s et leurs soutiens, contre les habitant-e-s des quartiers populaires où les violences policière se sont multipliées, en toute impunité.

Encore le 8 mai, 69 militant-e-s ont été assignés à résidence pour leur interdire de se rendre à la manifestation du front social, car ils-elles avaient pris part à des manifestation contre la loi travail.

En même temps, le gouvernement Macron a présenté un projet de loi pour mettre en place un état d'exception permanent, introduisant dans le code pénal des mesures issues de l'état d'urgence. Ce projet de loi en instaurant des sanctions administratives permettant la privation de liberté ou la limitation à la liberté de circuler, banalise la rupture de l'état de droit et du principe de séparation des pouvoirs. Il est conçu pour s'appliquer bien au delà de la lutte contre le terrorisme, comme l'état d'urgence, et sera bien évidemment durci à la prochaine alerte... comme les différentes lois répressives qui se sont succédées depuis 15 ans.

Cette fois, il prévoit la création de périmètres de sécurité sur la voie publique c'est à dire dans la rue, qui ne sont pas limités dans la durée ni son emprise géographique (toujours au nom de la « menace terroriste »). Il donnera lieu à des fouilles de véhicules, de bagages et à des palpations par la police municipale ou des vigiles, devenant ainsi supplétifs de la police.

Il peut s'appliquer sur le périmètre d'une manifestation (comme en 2016), mais aussi sur toute la Guyane, tout Paris si besoin, ou tout un quartier populaire pour contrôler les habitants en permanence. Arbitraire, abus et colères seront les fruits de cette mesure conçue pour bâillonner le mouvement social qui s'annonce contre la destruction de la protection sociale, des droits des salariés ou face à l'urgence sociale.

Les mesures individuelles, d'assignation à résidence, de perquisition 24h sur 24, de perquisition électronique, de surveillance Hertzienne s'appliqueraient à l'initiative de la police et du Préfet, dans certains cas avec une validation préalable (mais de principe) du juge ou du procureur de Paris : ..."lorsque la personne représente une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics", et «qui soutient ou adhère à des thèses incitant au terrorisme » ... les termes définissant les personnes visées sont flous, et pourraient s'appliquer à des militant-e-s, des syndicalistes.

Le contrôle aux frontières serait rétabli contre les migrant-e-s et renforcé autour des gares, les fermetures de certains lieux de culte seraient facilitées, le fichier des voyageurs serait pérennisé et les données conservées 5 ans ...

Il doit être mis fin à l'état d'urgence et à cette tentative de le rendre permanent.

Ce projet de loi dangereux sera présenté au Sénat puis sans doute à l'assemblée, courant juillet. Il y a urgence !

Page Facebook : « Contre l'état d'urgence permanent »

A l'appel de (1ers signataires) :

ACORT, AFD international, ADTF, ACDA, AFJD, AMF, ATMF, ATTAC, SFA-CGT, Campagne BDS France, CADTM France, CAPJPO-EuroPalestine, CNT, Collectif 3C, Collectif contre l'état d'urgence 5 e -13 e , CAC, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine, Collectif Ni guerres ni état de guerre, Collectif Vies Volées, Communistes libertaires de la CGT, Compagnie Jolie Môme, Coordination nationale Pas sans Nous, CRLDHT, DAL, Droits devant !!, Emancipation tendance intersyndicale, Fédération SUD Santé Sociaux, Femmes Egalité, Fondation Copernic, Fondation Frantz Fanon, Front Social, FTCR, Justice&Libertés, Liberpensula Frakcio de SAT, MNCP, Montreuil Palestine, MRAP, Pride de nuit, Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM), Revue Inprecor, Sciences Citoyennes, Sortir du colonialisme, Syndicat de la Magistrature, SNJ-CGT, SAF, Sang pour Sans, SNPES-PJJ-FSU, Sortir du silence, Sud PTT, Survie, UJFP, Union syndicale de la psychiatrie, Union syndicale Solidaires...

Ainsi que AL, EELV, Ensemble !, NPA, PG, PIR...

Document au format PDF:

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/55976
Source : message reçu sur ensemble-faldi le 28 juin 17h
Source : message reçu sur Front Social le 26 juin 19h
Source : message reçu le 23 juin 16h
Source : message reçu sur Front Social le 24 juin 14h


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Projet de loi antiterroriste : il est urgent de s'en arrêter là !

Communiqué Union syndicale Solidaires :

Le gouvernement veut inscrire les dispositions de l'état d'urgence dans le droit commun, instaurant ainsi un état d'exception permanent et définitif. Un projet de loi a été présenté en ce sens le 22 juin en Conseil des ministres pour une adoption cet été, au nom de "la lutte contre le terrorisme et pour la sécurité intérieure". Pourtant l'état d'urgence n'a pas supprimé la menace terroriste depuis les attentats de novembre 2015 ; bien au contraire, il a permis l'émergence d'un véritable Etat policier et réussi à généraliser la peur, la défiance et le rejet de l'autre, notamment vis-à-vis des populations dites musulmanes et les classes populaires. Soit le but recherché justement par les auteurs des massacres et violences terroristes ! Enfin, dernier élément mais non des moindres, l'état d'urgence est un instrument essentiel au gouvernement pour brider le mouvement social et les résistances qui s'annoncent face aux attaques antisociales du gouvernement. Les nombreuses atteintes à la liberté de manifester, de se réunir et de s'exprimer observées lors des mobilisations contre la loi travail sont là pour en témoigner.

Ainsi, dans l'arsenal des mesures proposées dans le projet de loi, le Préfet pourra déterminer le périmètre de zones à risque, sans limitation de celui-ci (par exemple toute une agglomération) ni de durée, autorisant fouilles de voitures, de bagages, ou corporelles sur la voie publique y compris par des vigiles, des interdictions de manifester sur ces périmètres. Le périmètre d'interdiction de manifestations sera aussi laissé à l'appréciation du préfet, sans contrôle du juge, simplement transmis au procureur de la République.

Coté atteinte aux libertés individuelles (et militantes), toute personne dont "il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d'une particulière gravité pour la sécurité ou l'ordre public" (définition particulièrement floue pouvant concerner tout militant-e syndical, associatif ou politique du mouvement social) pourra faire l'objet d'une assignation à résidence, d'une perquisition de nuit, d'un bracelet ou d'un contrôle électronique permanent, de l'interception des communications hertziennes (wifi, mobiles) ou internet, …. Elle pourra enfin, sur décision du ministre de l'intérieur, être mise dans l'obligation de déclarer les identifiants de tout moyen de communication électronique…

Alors que la lutte contre les contrôles au faciès, les violences policières dans les quartiers populaires, ainsi que l'impunité dont bénéficient les responsables, constitue un enjeu majeur, cette législation ne pourra qu'engendrer de nouvelles menaces et bavures.

Le mouvement social doit donc se coordonner et se mobiliser largement et en urgence contre ce projet liberticide, nuisible aux règles essentielles de la vie démocratique, il y va de son existence et de sa capacité à lutter contre les projets anti sociaux du gouvernement !

Contre la reconduction de l'état d'urgence ! Contre l'état d'urgence permanent ! Pour nos droits et nos libertés démocratiques !
Manifestation samedi 1er Juillet
RV à 15h Place de la république

Source : https://sudculturebnf.wordpress.com/2017/06/2...


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1er juillet contre l'état d'urgence

Communiqué LDH

La sixième prorogation de l'état d'urgence et le projet de loi du gouvernement pour l'intégrer dans le droit commun créent un véritable droit d'exception, sans cesse renforcé, qui ampute, sans retour possible, les droits et libertés de chacun.

  • Parce que l'état d'urgence favorise dérives, abus et défiance ;
  • Parce que prolonger indéfiniment l'état d'urgence, c'est tomber dans son piège et renoncer au fonctionnement normal de nos institutions ;
  • Parce que la transcription de l'état d'urgence dans le droit commun affaiblit gravement l'Etat de droit,

la LDH appelle à se mobiliser et à rejoindre la Marche contre l'état d'urgence !

Rendez-vous le 1er juillet 2017, à 15 heures, place de la République à Paris.

Document au format PDF:

Source : http://www.ldh-france.org/1er-juillet-contre-...


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Rendez-vous groupé

pour se rendre à la manif "état d'urgence" du 1er juillet

En groupe, on arrive plus souvent à éviter fouilles et contrôles d'identité pour se rendre au départ d'une manifestation.

Pour celle de samedi 1/7 contre l'état d'urgence, la Coordination contre la répression donne rendez-vous au début de la rue Levert, place Henri-Krasucki, dans le 20eme. Départ à 14h pour rejoindre ensemble République où la manif doit décoller à 15h.

Document au format PDF:

Source : https://www.facebook.com/Coordination-contre-...
Source : message reçu le 30 juin 14h

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L'EXTENSION DE LA GUERRE ET LA REMISE EN SELLE DU FASCISME

Par Anonyme, le 30/06/2017 à 18:31

"Il n'y a pas lieu de parler de fascisme": ainsi en a-t-il été plus ou moins décidé, sans grand débat, il y a 34 ans, lorsque le FN fut lancé. Il fut tacitement admis qu'on atténuerait les choses avec un petit suffixe fasc-isant par ci par là? Suffixe qui a permis, par exemple, en 1991, de donner la subvention au FN ( comme aux autres d'ailleurs)... le seul problème étant qu'un parti fasciste - et il l'est!- par sa démagogie et sa violence, passe nécessairement devant tous les autres à ce jeu-là: regardons les chiffres aujourd'hui, nous subventionnons de notre poche les fasc-"isants" et on leur fait le chèque EN NOTRE NOM, puisque c'est un chèque de l'État: bien des puristes, qui ne veulent pas de DISSOLUTION du FN "par l'ÉTAT"...acceptent donc son entretien financier...par l'ÉTAT.

Comme il n'y a soi-disant pas de danger fasciste (et aucune raison de faire observer la loi d'interdiction de 1936, élargie en 1945, ce qui ne serait pas assez "classiste"), on n'admet de parler du FN que si l'on peut attaquer les autres partis "en enfilade". Ainsi, voici 1 an et demi, le 31 janvier 2016, peu après les résultats des régionales, on s'est mobilisé contre l'état d'urgence sous la pluie de République à Palais Royal. On ne peut pas dire qu'on n'a rien dit contre le FN (après des scores de près de 30%) puisqu'on a dénoncé une mesure (la déchéance de nationalité) pétainiste... Et le 1er Mai, on a pris l'habitude, depuis le 21 avril 2002 (où le FN est arrivé une première fois au 2d tour des Présidentielles), de rejeter la faute sur autrui (comment dire autrement?) en dénonçant "la politique anti-sociale du gouvernement" qui serait "la porte ouverte au Front national".

La dénonciation du FN actuellement prévue est que la déchéance de nationalité pour les terroristes (qu'il réclame, en effet) a déjà été appliquée par Pétain.

C'est tout ce que le FN a repris à Pétain, camarades?? Dieudonné, Soral, Faurisson, les "grandes internationales", "l'inégalité des races", l'anticommunisme forcené, le racisme et l'antisémitisme forcenés...non? Le principal, c'est l'état d'urgence?

On est vraiment bien sûr de tout ça? Ou on bricole (depuis un bon moment) parce que les capitalistes nous ont remis en selle il y a 34 ans le bon vieux fascisme, l'ont renfloué à chacun de ses crimes (les atténuant et noyant laborieusement le poisson, car le fascisme, c'est beaucup de violence, et il y en a eu), l'ont déclaré "borderline" (ce qu'il n'est nullement), "républicain" (ce qu'il est encore moins) et que, du coup, nous avons peur que des partis bourgeois moins virulents se renflouent... si nous tapons trop contre le FN.

Eh bien, continuons à ne pas "trop taper contre le FN" et les partis bourgeois "modérés" ne "se renfloueront pas", non, ils nous conduirons... à l'effacement complet.

Quand un parti archi-réactionnaire, fasciste, émerge, nullement du "ras l'bol" d'en bas, mais au contraire fortement propulsé par en haut, si les travailleurs et leurs partis et organisations ne prennent pas la tête de la lutte pour le faire refluer, ils boivent la tasse à tous les coups, car ils signent leur effacement politique: la lutte économique peut être aussi imposante qu'on veut, elle ne rattrape pas les choses. Et, imposante, elle le devient de moins en moins.

Ce fut le cas avant 14 pour Boulanger, puis la clique de menteurs galonnés qui monta l'affaire contre le malheureux Alfred Dreyfus, signes avant-coureurs de la boucherie et des tranchées dans lesquelles les marchands de canons jetèrent les pauvres (la "chair à canon"). On a trop reproché aux socialistes d'alors de s'être désintéressés de ces menées nationalistes hyper-dangereuses pour faire aujourd'hui un tel service anti-FN minimum.

Mais il n'y a pas de guerre?, dira-t-on. - Pour ceux qui ont de la chance, qui n'étaient ni au Bataclan, ni ailleurs, ni dans un "corps de projection", ces régiments qu'on envoient ici et là... et d'où on ne revient pas toujours.

La guerre s'étend: elle n'oppose pas un "Nord" riche (il ne l'est pas pour tout le monde) et un "Sud" pauvre (tout le monde n'y est pas pauvre). Elle n'oppose pas un "Nord" uni à ses anciennes possessions coloniales. Mais, au contraire, les blocs qui se dessinent dans ce "Nord": principalement (depuis la chute de l'URSS et même un peu avant), les USA et l'Europe.

Ces blocs enveniment toutes les situations, avec comme épicentre le Moyen-Orient. La tension va augmentant, la violence des canons, missiles, bombes déversées va augmentant. Le "Nord" fournit les 2 camps...et les fait payer.

Mais c'est bien le seul point sur lequel ce "Nord" est unifié. Pour le reste, chaque bloc se raidit de plus en plus, non contre le "Sud", mais dans son bras de fer contre le bloc concurrent.

Le fascisme est là pour permettre à l'armée de prendre un jour tout en main: à l'intérieur, en réprimant si la police est débordée; à l'extérieur, pour les "intérêts français". Les capitalistes n'ont jamais que du bout des lèvres reconnu leurs fautes après le 8 mai 45; jamais ils n'ont abandonné la carte fasciste. La continuité de Pétain à Le Pen à travers Poujade et l'OAS est claire.

Si les capitalistes ont remis en selle (et très vite et très fort) le fascisme dès de début des années 80, il y a plus de 30 ans, c'est qu'ils savaient que le calme social n'était qu'apparent, et la stabilité internationale aussi (à Helsinki en 1975, tous les pays ont solenellement signé...l'inchangeabilité des frontières en Europe... le moins qu'on puisse dire est qu'elles ont quelque peu bougé en Europe centrale).

Devant le militarisme montant, et montant avec les attentats à répétition et les expéditions elles aussi à répétition, devant la brutalité de la crise économique jetant à la rue 170 000 "SDF" (sans "domicile fixe"...comme c'est bien dit!!!), se focaliser sur la déchéance de nationalité est un peu limité.

Espérons que personne (alors que les fascistes viennent de laisser pour mort un camarade le soir de l'élection, le 7 mai, à Nantes: fractures du visage, de la nuque , 10 jours de coma, 1 an d'ITT!!... et presqu'aucun écho dans la presse) espérons que personne ne s'imagine que par la dénonciation de la déchéance de nationalité il aura "fait son devoir anti-FN". Ce serait une lourde illusion.

Le LR(donc "modéré") Mariani a dit récemment qu'il fallait des contacts droite-extrême droite "si la droite veut revenir aux affaires". Acceptons-nous tacitement que la droite règle la question et résorbe le FN (comme de Gaulle avait fait pour l'OAS)? Ce serait un très mauvais calcul: beaucoup ont payé cher, faisant face à une répression violente, à Charonne puis en 68, cette "résorption par la droite classique".

Construire une mobilisation forte dès la rentrée contre le FN serait urgent.

La non-mobilisation (ou mobilisation en demi-teinte) suppose qu'on ne parle pas du quasi-homicide de Nantes le 7 mai, et qu'on abandonne le camarade (ils étaient 2 Stephen et Erwan, mais l'un surtout, Erwan, a été gravement touché) à son triste sort. Rien que par là, on voit que ce n'est pas la bonne voie.

Les Allemands, qui vont la semaine prochaine faire un bon contre-sommet altermondialiste contre le G20 à Hambourg, ont fait la veille de notre 1er tour, le 22 avril, une manifestation à Cologne contre leur FN (l'AfD, Alternativ für Deutschland, qui dit explicitement vouloir suivre l'exemple de nos fascistes): 50 000 personnes.

Ben les ami(e)s, si on allait leur demander comment ils ont fait, après tout y z ont p't-êt' pas autant de suffixes édulcorants, ou ils les laissent dans le dico. Bon, en gros, faut se réveiller contre le FN,

Jean-Pierre, de Paris

RV : Non aux fouilles et contrôles de l'état d'urgence !

Par Anonyme, le 30/06/2017 à 17:33

En groupe, on arrive plus souvent à éviter fouilles et contrôles d'identité pour se rendre au départ d'une manifestation.

Pour celle de samedi 1/7 contre l'état d'urgence, la Coordination contre la répression donne rendez-vous au début de la rue Levert, place Henri-Krasucki, dans le 20eme. Départ à 14h pour rejoindre ensemble République où la manif doit décoller à 15h.

Par Anonyme, le 29/06/2017 à 09:01

Oui, le parcours de la manif est-il maintenant fixé ?

Par Anonyme, le 28/06/2017 à 14:02

Quel est le parcours de la manif ?