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dimanche 24 septembre 2017 à 11h15

Projection débat « Le jeune Karl Marx »

Avant-première - petit déj' ( rendez-vous à 10h45, séance à 11h15 )

Projection suivie d'une rencontre avec le réalisateur Raoul Peck

Attention : préventes conseillées pour cette séance à partir du 23 aôut à Utopia Saint-Ouen Uniquement - (aucune réservation par téléphone ou mail) - Tarif unique : 3,50 euros

Le jeune Karl Marx

Réalisé par Raoul PECK - France / Allemagne / Belgique 2017 1h58mn VOSTF - Avec August Diehl, Stefan Konarske, Vicky Krieps, Amy Wren, Olivier Gourmet, Alexander Scheer... Écrit par Pascal Bonitzer et Raoul Peck.

1844. De toute part, dans une Europe en ébullition, les ouvriers, premières victimes de la « Révolution industrielle », cherchent à s'organiser devant un « capital » effréné qui dévore tout sur son passage. En Allemagne, une opposition intellectuelle fortement réprimée est en pleine effervescence. En France, les ouvriers du Faubourg Saint-Antoine, levain de toutes les révolutions, se sont remis en marche. En Angleterre aussi, le peuple est dans la rue, mais là il ne s'agit plus seulement de renverser les rois : à Manchester, la révolution est industrielle.

À 26 ans, Karl Marx, journaliste et jeune philosophe, victime de la censure d'une Allemagne répressive entraîne sa femme, Jenny, sur les routes de l'exil. En 1844, à Paris, ils rencontrent le jeune Friedrich Engels, fils d'un propriétaire d'usines, qui a enquêté sur la naissance sordide du prolétariat anglais. Le dandy Engels, avec sa propre vision philosophique, apporte au jeune Karl Marx la pièce manquante du puzzle que constitue sa nouvelle image du monde. Ensemble, entre censure et descentes policières, entre émeutes et prises de pouvoir politiques, ils vont présider à la naissance du mouvement ouvrier jusque-là largement artisanal. Intelligents, audacieux et téméraires, ces jeunes gens décident que « les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde, alors que le but est de le changer ». Entre parties d'échecs endiablées, nuits d'ivresse et débats passionnés, ils rédigent fiévreusement ce qui deviendra la « bible » des révoltes ouvrières en Europe : Le manifeste du Parti Communiste.

Que Karl Marx soit jeune, amoureux et bon vivant prend à contre-pied l'image courante d'un homme qui ne peut être que vieux et bien sérieux, probablement ennuyeux et comme le dit Pascal Bonitzer qui a co-écrit le film : « Notre Marx est un jeune homme qui cherche, à la fois arrogant et génial. Engels est, quant à lui, une sorte de play-boy intellectuel. Il nous fallait donner un petit coup de jeune à tout ça, parce qu'à relire aujourd'hui Le Manifeste du Parti Communiste, on est stupéfait de la modernité de ce texte, qui nous parle plus de la frénésie du capitalisme financier d'aujourd'hui que de celui de son époque. Marx est résolument moderne ! » Et le spectateur d'être embarqué dans la grande tourmente qui n'est donc pas sans rappeler celle de notre monde actuel !

LE JEUNE KARL MARX

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/56292
Source : http://www.cinemas-utopia.org/saintouen/index...

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SUPER RÉALISATEUR ENGAGÉ...ET SUPERBE IDÉE QUI TOMBE À PECK (EUH À PIC)

Par Anonyme, le 22/09/2017 à 14:39

Oui, c'est de la bouillonnante Allemagne des jeunes philosophes (et bien sûr de la révolte des tisserands silésiens en 1844, 10 ans après les canuts de Lyon) que nous est venu le socialisme moderne, celui qui a fait le tour du monde, avec ce Manifeste si actuel en effet.

Le jour de la projection, on votera en Allemagne, et nous allons tous en prendre un coup avec le score annoncé (mais les journaux ici le signalent à peine) de l'extrême droite AfD, contre laquelle les Allemands se sont mobilisés à 2 reprises en masse: au printemps 2016, contre le Congrès de ce "parti" à Stuttgart (des centaines d'interpellations de contre-manifestants par la police qui protège fermement ces "pauvres" fascistes); puis le 22 avril dernier (veille de notre honteux 1er tour avec 7,8 millions pour le FN), à Cologne, avec des dizaines de milliers de contre-manifestants.

Du coup, la chef Frauke Petry a été un peu mise sur la touche. Mais il y a des remplaçants: Alexander Gauland (qui veut "se débarrasser en Anatolie" d'Aydan Özogun, la ministre de l'intégration et qui veut qu'on puisse "être fier des soldats allemands pendant la 2ème Guerre") et Alice Weidel (qui dit que tous les hommes politiques "sont des porcs au service des puissances victorieuses qui veulent abaisser l'Allemagne en installant dans les centres urbains des étrangers"). Ils passent et repassent à toutes les émissions de télé et de radio.

Nous avons donné le mauvais exemple avec le racisme (si mal caché) du FN et là, il y aura aussi du dégât.

Comme le 7 mai ici à Nantes, où Stephen et Erwan qui rentraient après la soirée électorale se sont fait agresser de façon ultra-violente par un commando: Erwan a été laissé pour mort, est resté longtemps dans le coma avec fracture de la nuque et s'en est tiré parce qu'il était très jeune, il a toujours un corset (1 an d'ITT!). On ne peut pas dire qe la presse en ait parlé beaucoup.

Comme à Charlotteville (Virginie, USA) où le KU KLUX KLAN était venu parader en juillet pour s'opposer au déplacement de la statue d'un général sudiste et est revenu le 12 août, fonçant sur les contre-manifestants, blessant 20 d'entre eux et s'acharnant en voiture sur HEATHER HEYER, qu'ils ont tuée.

J'ai vu qu'il y avait dimanche soir un rendez-vous (à partir de 18h30) pour une soirée électorale anti-AfD devant la Maison de l'Allemagne (maison Heinrich Heine, l'ami de Marx) à la Cité Unversitaire Internationale. Faut qu'il y ait du monde! Ça sera déjà un petit message et un petit début. Les camarades allemands vont bouger là bas. Et ici, on ne doit pas laisser passer sans réagir. WORKERS OF ALL COUNTRY, UNITE!

Jean-Pierre, de Paris