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mercredi 11 octobre 2017 à 9h

Rassemblement - Affaire de la voiture de police brûlée

#QuaiDeValmy
#SolidaritéAvecLesInculpes

Rendez-vous mercredi 11 octobre pour le délibéré au TGI de Paris à la 17ieme

Rassemblements:

Policier fantôme et vengeance d'État

Mercredi 11 octobre aura lieu le délibéré, au TGI de Paris, de l'affaire du Quai de Valmy. Cette séquence judiciaire, ou plus précisément politique, s'inscrit pleinement dans la répression du mouvement social. Le procès a permis de mettre en évidence le vide du dossier d'accusation mais surtout sa construction politique, il suffit de prêter attention aux paroles du procureur, représentant de l'État qui reconnaît lui même l'absence de preuves à l'encontre de certains prévenus :

« On est sur un cumul de détails qui, à la fin, fera peut-être une preuve, ou pas, pour le tribunal »

Ce vide judiciaire mais trop plein politique s'incarne avec les images, vidéos qui via leur utilisation absurde permet d'accuser n'importe qui de n'importe quoi. L'élément crucial, politique, de ce procès s'incarne par une personne, ou plutôt son absence. L''accusation se base sur le témoignage d'un témoin qui se révèle être membre de la Direction du Renseignement de la Préfecture de Police de Paris. Témoin, membre des force de l'ordre, mais qui n'a pas témoigné au cours du procès, et à refuser aux cours des auditions de répondre aux questions des avocats de la défense. Ce témoignage, pierre angulaire de l'accusation, se réduit à une absence, un anonymat et un silence d'un membre assermenté des force de l'ordre et qui pose question.

Conflit d'intérêt, contradictions, tant d'éléments qui remettent en cause la valeur d'un tel témoignage, seulement cela ne semble contrarier le procureur qui à plusieurs reprises rappelle qu'un officier assermenté ne peut mentir et n'a d'ailleurs rien à y gagner. Rien à y gagner? Si ce n'est peut être pointer les coupables idéals et dérangeants quelques heures seulement après les faits, une fois le discours du premier ministre fait et entendu par ces services sous formes de remontrances. La suite de l'enquête le montre, une fois les inculpés arrêtés il n'y aura plus qu'à faire coïncider le plus de détails possibles entre eux et les « individus » recherchés afin de les faire correspondre, puis de les condamner à des peines exemplaires.

Il est bien de rappeler que la DRPP auquel appartient ce témoin silencieux est à l'origine de notes blanches qui justifiaient des interdictions de participation à des manifestations, notes qui se sont révélées fausses. Nous avions déjà, seulement quelques jours avant les arrestations suite au 18 mai, une preuve des machinations politiques de la Préfecture de Police de Paris à l'encontre de militants du mouvement Social. Les mêmes noms qui se trouvaient alors sur ces feuilles blanches déclarées « nulles » refont leur apparition dans l'enquête de la voiture, se pose alors la question de la vengeance d'État ainsi que de l'indépendance des pouvoirs. Quand le ministre ordonne, le police pointe du doigt, arrête et la justice emprisonne, trois maillons de la chaîne travaillant en pleine dépendance, et en toute opacité.

C'est au regard de la répression politique et judiciaire du mouvement social que doit se comprendre ce procès : faire des exemples, donner des gages politiques aux force de l'ordre et terroriser par l'incarcération toutes velléités de contestation sociale et politique. Car tous furent bel et bien condamnés à de la prison ferme avant leur jugement, détention provisoire qui n'a ici que le rôle de briser et de punir des militants qui furent actifs durant un mouvement social.

Il suffit de prêter attention au procureur qui déclare à l'encontre d'un des mise en cause:

« Il refuse de condamner les faits, nous dit-il parce qu'il ne tient pas à porter un jugement moral qui puisse impacter la défense de ses co-inculpés. En réalité ce n'est pas un simple refus de se positionner, mais bien une manière d'affirmer qu'il n'a aucun regret et approuve l'intégralité des faits commis »

En somme ce sont les convictions qui sont mis en accusation et non pas les actes, un autre inculpé en fait les frais quand le procureur déclare:

« Il déteste manifestement viscéralement la police au regard de ce qu'il reçoit comme courrier »

La présence du syndicat de Police Alliance sur les bancs de la partie civile confirme le caractère éminemment politique de cette procédure. Ce syndicat était à l'origine du rassemblement du 18 mai contre la "haine "anti-flic, rassemblement qui n'a pas simplement vu la complaisance de la base policière avec l'extrême droite mais son acceptation en son sein. D'ailleurs l'arrestation quelques heures après de militants antifasciste après ce rassemblent est rarement relevé : le jour où l'extrême droite policière s'affiche à visage découvert, on attaque politiquement et judiciairement les antifascistes et militants du mouvement social qui avaient mis au jour les manipulations des notes blanches de la DRPP.

Mais ce procès a permis d'illustrer la solidarité active et nombreuse avec les prévenus, qui tout au long de cette procédure, ont brisé le silence et la solitude politique qui est de règle dans ce type d'affaire .

Police, Justice et Prison sont devenus les seuls instruments de gestion et de répression de la contestation sociale et de l'opposition politique en France.

Rassemblement

C'est pourquoi au-delà de l'affaire judiciaire du Quai de Valmy et de son procès politique, nous appelons à un rassemblement le jour du délibéré le mercredi 11 octobre à 9h pour continuer à utiliser cette arme politique qu'est la Solidarité avec les mise en examen et réinscrire cette affaire d'État au sein du mouvement social et de la lutte contre la Répression.

Libérons-les

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/57296
Source : https://quartierslibres.wordpress.com/2017/10...
Source : https://www.wallflux.com/link/356786924467240...

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