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vendredi 13 octobre 2017 à 14h

2 parties : 1 2

Manifestation nationale des victimes de l'amiante

Départ à 14h - Angle Bd Edgard Quinet / rue du départ
Rue du départ > rue de Rennes > place Saint Sulpice

L'Andeva, Association nationale de défense des victimes de l'amiante, organise vendredi 13 octobre une manifestation à 14h pour demander l'ouverture d'un procès pénal de l'amiante et pour avertir la population qu'il reste encore beaucoup d'amiante en France, notamment dans nos écoles. Des délégations d'Espagne et d'Italie seront également présentes.

Cette manifestation a déjà reçu le soutien de la FNATH, Association des accidentés de la vie et de la FMF et de la Fédération des mutuelles de France.

2 mots d'ordre :

  • « Amiante : pas d'impunité pour les empoisonneurs !»
  • « Amiante à l'école - nos enfants en danger ! »

Les victimes de l'amiante demandent justice

Andeva

L'amiante brise notre santé et nos vies. 20 ans après l'interdiction, la tragédie continue : 10 morts par jour, 100 000 morts à venir. Et pourtant, 21 ans après les premières plaintes au pénal, les juges d'instruction prétendent qu'ils n'ont trouvé aucun responsable et qu'ils n'en trouveront jamais aucun. Ils veulent mettre fin aux procédures judiciaires.

C'est inacceptable !

Aujourd'hui, avec des victimes et des familles venues de toute la France, nous sommes dans la rue pour réclamer que tous les responsables de nos souffrances soient jugés

La situation est grave :

En mai et juin, les juges d'instruction, soutenus par le Parquet, annoncent leur volonté d'arrêter leurs investigations, en prétendant qu'il est impossible de dater les fautes commises et donc « d'en imputer la responsabilité à quiconque ». Ils se préparent à prononcer des non-lieu dans une quinzaine de dossiers.

En septembre, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris annule les mises en examen des principaux responsables (décideurs politiques, hauts fonctionnaires, industriels, lobbyistes du « Comité permanent amiante »), jugeant qu'il n'existe pas d'indices « graves et concordants » de leur culpabilité.

Nous n'accepterons jamais que la plus grande catastrophe sanitaire que la France ait connue n'ait ni responsable ni coupable

Nos avocats ont déposé un pourvoi en cassation.

Nous prenons à témoin l'opinion publique :

Peut-on accepter que des gens qui ont sciemment minimisé les dangers d'un matériau mortel et qui ont milité contre son interdiction n'aient aucun compte à rendre à la justice ? Non ! Mille fois Non !

Nous continuerons à réclamer justice, jusqu'à notre dernier souffle.

Pas par esprit de vengeance, mais pour que les générations futures ne revivent jamais de tels drames.

Message à tous les parents d'élèves :

Amiante dans les écoles = enfants en danger

L'amiante est interdit depuis 20 ans en France, mais on trouve encore beaucoup de matériaux amiantés, souvent en mauvais état, dans les établissements scolaires construits avant 1997 : dans les revêtements de sol, les enduits de murs, les faux plafonds, les joints de portes ou de fenêtres...

La présence d'amiante sous toutes ses formes est dangereuse : pour les enseignants, le personnel et surtout pour les jeunes enfants dont les voies respiratoires sont plus proches du sol et dont les défenses immunitaires sont plus faibles que celles des adultes.

On peut être atteint d'une maladie (fibrose, cancer du poumon ou de la plèvre) 20 ans, 30 ans, voire 50 ans après avoir inhalé ces fibres.

Demandez aux propriétaires des locaux le Dossier Technique Amiante (DTA) qui vous dira s'il y a de l'amiante, à quel endroit et dans quel état.

Imposez le retrait des matériaux dangereux.

Document au format PDF:

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/57312
Source : message reçu le 11 octobre 13h


Manifestation nationale des victimes de l'amiante

Lutte Ouvrière

Cette année, la manifestation nationale des victimes de l'amiante mérite une mobilisation exceptionnelle. Ces derniers mois, la justice a rendu coup sur coup des décisions tendant à mettre un terme aux procédures dirigées contre une partie des patrons responsables de l'utilisation de l'amiante aux dépens des travailleurs et de leur vie.

Une première décision de justice a mis fin à quinze dossiers de poursuites, et une autre annule la mise en examen de neuf hauts responsables de cette catastrophe sanitaire. Chacun sait que des dizaines de milliers de travailleurs ont été condamnés à mort par les grands groupes capitalistes qui, au nom de leurs profits, ont sciemment utilisé l'amiante jusqu'à son interdiction, voire même encore après, en sachant pertinemment quelles en seraient les conséquences tragiques pour leurs salariés. Des centaines de milliers d'autres salariés ont été intoxiqués gravement.

Les responsables gouvernementaux et étatiques, chargés en théorie de la sauvegarde de la sécurité des salariés au travail, ont été les complices actifs des industriels empoisonneurs. En France, après une première interdiction partielle dans le bâtiment, l'amiante n'a été interdit définitivement qu'en 1997, alors qu'il l'a été bien plus tôt dans la plupart des grands pays industriels, y compris aux USA. Et cela seulement à la suite des mobilisations initiées par des militants isolés.

Les victimes, les familles des victimes bien souvent décédées, ont tout fait, avec l'aide de l'Andeva, pour qu'au-delà des réparations matérielles très partielles qui pouvaient leur être attribuées des procès se tiennent pour juger du crime d'empoisonnement commis. Mais les gouvernements, l'État et toute une partie de l'appareil judiciaire se sont mobilisés pour empêcher qu'aussi bien les industriels assassins que leurs complices gouvernementaux ou étatiques puissent être jugés. C'est allé du refus de mettre les moyens nécessaires pour mener à bien l'instruction jusqu'au dessaisissement de juges trop zélés ou au changement de la loi, pour faire traîner une affaire entamée il y a vingt ans.

Les travailleurs doivent manifester face à ce scandale qui, à chaque étape, ajoute l'odieux à l'inadmissible, en donnant l'image crue mais bien réelle de ce système capitaliste.

Lutte Ouvrière s'associe à l'appel de l'Andeva (Association nationale des victimes de l'amiante) qui appelle à manifester : Vendredi 13 octobre à 14 h à Paris départ de la tour Montparnasse (métro Montparnasse-Bienvenüe)

Source : https://journal.lutte-ouvriere.org/2017/10/04...
Source : message reçu le 6 octobre 11h

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