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mardi 6 février 2018 à 19h

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Rassemblement unitaire

Gaël Quirante ne doit pas être licencié !

De refus de l'Inspection du Travail en décisions de justice, en passant par le Ministère du Travail, cela fait maintenant 8 ans que notre camarade Gaël Quirante subit les affres d'une affaire qui n'en finit pas.

Rappel des faits : en 2010, La Poste tente de licencier Gaël sous prétexte de séquestration, alors qu'il avait participé à une occupation de la direction départementale de La Poste du 92. L'Inspection du travail refuse ensuite son licenciement. C'est aussi le cas du Ministère du Travail en 2011, décision confirmée par le Tribunal Administratif en 2014. En avril dernier, la Cour d'Appel du Tribunal Administratif de Versailles annule ces trois décisions. La procédure est ainsi complètement relancée. L'Inspection du Travail a, de nouveau, refusé le licenciement. Le sort de Gaël est donc aujourd'hui dans les mains de l'actuelle Ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Bien évidemment nous sommes en droit de craindre le pire, de la part de l'ancienne DRH du groupe Danone.

La mobilisation de toutes et tous est donc d'une importance cruciale pour empêcher le licenciement de Gaël. Mardi 6 février, un rassemblement de soutien est organisé, à 19h00, devant le Ministère du Travail.

La fédération SUD PTT appelle à participer le plus massivement possible à cette initiative. Des militant·es de SUD PTT, également victimes de la répression antisyndicale, prendront la parole. Des militant·es travaillant à La Poste, en Ile-de-France et en régions, mais aussi à Free.

Des syndicalistes de la CGT, eux aussi en butte à la répression patronale, seront également présents, comme Philippe Poutou (CGT Ford Blanquefort), Jean-Pierre Mercier (CGT PSA) ou Mickaël Wamen (CGT Goodyear). Eric Coquerel (France Insoumise) et Olivier Besancenot (Nouveau Parti Anticapitaliste) viendront aussi apporter leur soutien, ainsi que Loïc, de la Compagnie Jolie Môme.

L'enjeu dépasse en effet le cadre de La Poste. C'est à une offensive généralisée à laquelle les militant·es combatifs·ves sont confronté·es. Une offensive qui est le corollaire de celle, plus générale, du gouvernement et du patronat contre nos droits, nos conditions de travail, nos acquis sociaux. Ainsi, c'est également le secrétaire départemental adjoint de SUD PTT 35, Serge Bourgin, qui est convoqué le 13 février prochain devant le Tribunal correctionnel de Rennes suite à une plainte en « diffamation » déposée par le chef opérationnel de la section d'intervention (SIR).

L'objectif est donc de construire un cadre large, dépassant les clivages professionnels et d'organisations, contre la répression qui frappe le mouvement social.

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/59013
Source : http://www.sudptt.org/Gael-Quirante-ne-doit-p…


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Le 6 février à La Poste comme ailleurs stoppons la répression

Empêchons le licenciement de Gaël !

Regroupons-nous contre la répression à La Poste… et partout ailleurs !

Gaël Quirante, secrétaire départemental de SUD Activités Postales 92 et militant du Front Social, subit un véritable harcèlement disciplinaire : 10 tentatives de licenciement en 14 ans, et presque un an de mises à pied cumulées.

La Poste avait en effet tenté de le licencier en 2010 en l'accusant de séquestration alors qu'il avait participé à une occupation de la direction départementale de La Poste : son licenciement avait été refusé successivement par l'Inspection du Travail en 2010, par le Ministre du Travail en 2011, puis par le Tribunal Administratif en 2014.

En avril dernier la Cour d'Appel du Tribunal Administratif de Versailles a annulé les 3 précédentes décisions et a ainsi relancé toute la procédure ! L'Inspection du Travail a de nouveau refusé son licenciement mais c'est désormais Mme Penicaud, Ministre du Travail et ex-DRH de Danone qui va décider du sort de Gaël ! Notre mobilisation doit empêcher son licenciement !

La Poste a décidé de frapper fort contre les militantes et militants combatifs. L'intervention du GIPN contre les grévistes du centre de tri de Bègles-Bordeaux en 2005 avait constitué le coup d'envoi de cette offensive. Depuis, les poursuites disciplinaires et pénales, les licenciements, les sanctions disciplinaires se sont multipliées contre les syndicalistes et plus largement contre toutes celles et ceux qui refusent de courber l'échine : 10 ans de mises à pied cumulées par les militantes et militants SUD et CGT en Ile-de-France depuis 2012 ont été recensées, 14 ans depuis 2010 ! 4 militants syndicaux du 92 ont été mis en garde à vue en pleine grève en 2014. Olivier Rosay a subi à lui seul 69 mois de suspension de fonction ! Dans le 92 aussi, Yann Le Merrer a été révoqué, puis en attente de poste suite à l'obligation faite à son employeur de le réintégrer.

Cette logique répressive touche aujourd'hui l'ensemble du monde du travail : plus de 4000 poursuites disciplinaires ou pénales ont été intentées contre des grévistes ou des manifestants depuis le mouvement de 2016 contre la Loi Travail. Mais cette répression est combattue, que ce soit concernant les peines de prison pour les ex-Goodyear, contre les violences policières dans les quartiers populaires, pour les inculpés du procès du Quai de Valmy, à PSA Poissy, pour Loïc de la Compagnie Jolie Môme par exemple. Si la répression est là, c'est bien qu'il y a des résistances. Nous appelons à regrouper tous les cas de répression pour être en mesure de mettre un coup d'arrêt à l'offensive actuelle. Si nous regroupons nos forces, nous pouvons gagner !

Source : https://www.facebook.com/events/2000230280004...


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Lancement d'une campagne nationale

contre la répression anti syndicale

Communiqué Solidaires

La répression anti syndicale vise de plus en plus d'équipes et de camarades. Les remises en cause du code du travail, les ordonnances Macron ont accentué un sentiment d'impunité et l'arrogance chez certains employeurs qui se croient tout permis, dans le public comme dans le privé.

Ainsi en Auvergne, la Croix Marine, une entreprise dont la vocation est l'entraide et la solidarité (sic !), a décidé de licencier 3 représentants du personnel SUD Santé Sociaux. Fort heureusement, l'inspection du travail a refusé ces licenciements mais nos 3 camarades restent sous la menace d'une procédure d'appel de la part de leur employeur.

Ainsi, à Poitiers 10 manifestant-es ont été inculpé pour avoir envahi un espace SNCF le 19 mai 2016, lors d'une manifestation contre la loi travail, et sont passé-es en procès le 17 novembre au palais de justice.

Ainsi, une camarade de Sud Travail a été suspendue de ses fonctions et traduite en CAP disciplinaire en décembre 2017 pour faute grave. Il lui était reproché d'avoir « manqué à son devoir de réserve en s'exprimant en tant qu'inspectrice du travail » lors d'un rassemblement syndical organisé par Solidaires et d'autres associations pour protester contre la venue de la « DRH de l'entreprise France » au congrès des DRH.

Ainsi Gaël, secrétaire départemental de SUD Activités Postales 92 et de Solidaires 92, subit un véritable harcèlement disciplinaire : 10 tentatives de licenciement en 14 ans, et presque un an de mises à pied cumulées. La Poste avait en effet tenté de le licencier en 2010 en l'accusant de séquestration alors qu'il avait participé à une occupation de la direction départementale de La Poste : son licenciement avait été refusé successivement par l'Inspection du Travail en 2010, par le ministre du travail en 2011, puis par le tribunal administratif en 2014. Suite à l'annulation de ces décisions , toute la procédure est relancée et c'est de nouveau la ministre du travail qui doit se prononcer.

C'est aussi la répression du mouvement syndical à Mayotte, dans de nombreuses entreprises et ministères (Goodyear, Continental, PSA, Soliha, Air France, Éducation nationale, Intérieur …), du mouvement social (Loïc de Jolie Môme poursuivi par le Medef, Attac poursuivi par Apple ou la BNP, etc.), ce sont donc bien les droits syndicaux élémentaires et la liberté d'expression qui sont bafoués, dans un contexte plus large de criminalisation des mouvements sociaux et de répression des mobilisations.

L'union syndicale Solidaires décide de lancer une campagne contre la répression du mouvement social au plan national et relayée par toutes les fédérations, syndicats nationaux et Solidaires locaux.

Cette campagne s'appuiera sur des campagnes de presse (mise en place d'un communiqué type, d'un dossier de presse et de conférences) et sur les collectifs unitaires et outils existants comme l'observatoire de la répression anti syndicale. Une pétition en ligne sera proposée comme un des supports de cette campagne. Tous les faits de répression (licenciement, sanction, poursuites judiciaires etc...) devront être recensés et communiqués au national par les différentes structures.Cette campagne poursuivra le travail de regroupement des luttes contre les cas de répression dans un cadre militant commun.

Le rassemblement le 6 février 2018 à 19h devant le ministère du travail à Paris pour soutenir notre camarade Gaël et refuser son licenciement sera l'occasion d'un premier temps fort national d'affichage de cette campagne.

Source : http://www.solidaires.org/Lancement-d-une-cam…

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