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jeudi 8 février 2018 à 13h

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Manifestation nationale, à Paris, des cheminots

Ensemble, s'organiser pour changer la donne !

Les orientations politiques du pouvoir exécutif et les décisions de la direction de l'entreprise ont fait de 2017 une année difficile pour le service public et les cheminots.

La SNCF est malade des choix de gestion qui reposent exclusivement sur une logique financière. Les conséquences pour les usagers sont une dégradation du service : fermetures de guichets, de gares, de lignes, suppressions de trains, régularité à la baisse, sûreté des voyageurs et sécurité des circulations fragilisées.

Les cheminots, eux, continuent de subir l'accélération de la diminution des effectifs, le gel des salaires (3e année consécutive), la remise en cause de leurs droits.

Les nombreuses luttes à l'initiative des syndicats CGT, avec les usagers, ont cependant permis de limiter les mauvais coups et d'arracher des succès revendicatifs.

Il n'y a pas de petites victoires, lorsque l'on obtient le maintien d'un poste de vente, d'un atelier, d'une agence APF, d'un emploi…

Mais la marche à la privatisation exige que nous franchissions un palier dans le rapport de force. La Fédération CGT est force de propositions revendicatives pour désendetter le système, financer les investissements, organiser la production ferroviaire et améliorer les conditions de vie et de travail des cheminots. Les militants CGT proposent, tracts et pétitions à l'appui, de débattre du contenu et du niveau de l'action afin de gagner un service public répondant aux besoins de transport de marchandises et de voyageurs et des conditions sociales de haut niveau.

La CGT appelle les cheminots à s'inscrire massivement à la manifestation nationale tous services qui aura lieu le 8 février 2018 à Paris.

La Fédération CGT vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année. Que celles-ci vous apportent un peu de répit et vous permettent dans un contexte lourd, en enjeux sociétaux et sociaux, de repartir à l'offensive dès les premiers jours de 2018

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/59182
Source : https://www.cheminotcgt.fr/
Source : http://www.communcommune.com/2018/01/macron-u…


Les voyageurs sont exaspérés, les cheminots aussi !

CGT

Le 8 janvier 2018, le gouvernement convoque la direction SNCF pour ré entendre ce qu'il sait déjà, sans jamais remettre en cause la stratégie et la campagne anti ferroviaire qui se développe. Le vaudeville qui se joue sous nos yeux pourrait être risible s'il n'était pas si grave.

L'actuelle ministre des Transports, ex-directrice de la stratégie à la SNCF, feint d'ignorer les véritables raisons de la situation pourtant liées aux mauvais choix opérés depuis des années, y compris lorsqu'elle était membre du Comité Exécutif de la SNCF.

Les agitations médiatiques de la direction SNCF avec la complicité du gouvernement ne nous détourneront pas de l'urgence : maintenir le train public.

Le retour à une entreprise publique, unique et integrée : la SNCF

La réforme ferroviaire de 2014 a éclaté la SNCF en trois EPIC distincts : SNCF (EPIC de tête), SNCF Réseau, SNCF Mobilités. Elle a rendu plus complexe les relations entre les différents services de l'entreprise désormais séparés dans 3 entités. Elle n'a pas réunifié le gestionnaire de l'infrastructure (ex RFF) et le transporteur (la SNCF). En définitif, elle a accentué les difficultés qui existaient déjà au préalable. En outre, elle n'a pas réglé la question du financement et de la dette. Pourtant, en juin 2014, lorsque les cheminots ont cessé le travail afin d'imposer une autre réforme, ils étaient qualifiés d'irresponsables par le gouvernement d'alors.

Reprise de la dette par l'état

Les investissements de ces dernières décennies, notamment dans les LGV au détriment du réseau classique, ont été imposés par l'Etat à la SNCF. Il est inconcevable de vouloir faire supporter cette dette aux usagers et aux cheminots.

Il convient cependant de ne pas opposer le réseau à grande vitesse au réseau classique, ils doivent être complémentaires.

Le poids de la dette est prétexte à la fermeture de gares, de lignes, de guichets, à la suppression massive d'emploi cheminot (+ de 2000 prévus en 2018), au recours massif à la sous traitance, entre autres.

En attendant, elle génère chaque année 1,7 milliards d'euros d'intérêts qui part directement dans la poche des banquiers.

Mission Spinetta : en finir avec le train public

Les conclusions de la mission confiée à l'ex PDG d'Air France seront sans surprise. Elles auront vocation à justifier une nouvelle réforme du système ferroviaire public en stigmatisant au passage les cheminots, leur statut. C'est pourtant ce statut (existant avant la création de la SNCF) qui, malgré des contraintes fortes acceptées par les cheminots, garantit la continuité du service public, un haut niveau de formation et de technicité, une approche de la sécurité des circulations placée au-dessus de tout le reste.

La CGT n'acceptera pas que les cheminotes et les cheminots soient les boucs émissaires de ceux qui ont décidé d'en finir avec la SNCF.

Ouverture à la concurrence : la solution à rien

L'ouverture à la concurrence relève au mieux de la malhonnêteté intellectuelle, au pire, d'une attitude irresponsable qui insulte l'avenir. Elle n'améliorera pas le quotidien de nos concitoyens, pire, elle ajoutera sur le réseau actuel des intervenants qui viendront compliquer une situation déjà bien difficile. On ne fait pas du train comme on vend des forfaits téléphones.

Le transport public de voyageurs comme celui des marchandises, à l'heure des grands défis sociaux et environnementaux, est résolument contemporain. Mieux, il est un maillon structurant du futur en termes de déplacements, d'aménagement du territoire, de réduction des Gaz à Effet de Serre. Il est en outre un appui stratégique essentiel pour l'État, comme l'ensemble des services publics.

La Fédération CGT des cheminots a raison lorsqu'elle exige :

  • Le retour à une entreprise publique, unique et intégrée : la SNCF, seule garante d'un fonctionnement cohérent de l'ensemble des services de l'entreprise.
  • La reprise de la dette par l'État sans contrepartie et un financement public à la hauteur des enjeux futurs. Sans la maîtrise publique du chemin de fer par l'État, nous n'aurions jamais connu l'électrification des lignes, la grande vitesse etc ….
  • L'arrêt immédiat des suppressions d'emploi et des embauches au Statut à la hauteur des exigences du service public ferroviaire.
  • L'arrêt de la réduction de l'offre ferroviaire par le maintien, voire la réouverture de gares, de lignes, permettant à la SNCF de remplir ses missions de service public partout et pour tous.
  • L'arrêt de toute velléité d'ouverture à la concurrence, contraire à l'intérêt général, à la réponse aux besoins des populations, au maintien du service public en tous points du territoire.

Aussi, la Fédération CGT appelle TOUS les cheminots, les associations d'usagers, les usagers eux-mêmes, ainsi que toutes celles et tous ceux qui souhaitent défendre un service public ferroviaire de qualité, à participer massivement à la manifestation nationale qui aura lieu le 8 février 2018 à Paris.

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Source : http://blog.cgt-psl.fr/les-voyageurs-sont-exa…
Source : http://amers-cap.com/2018/01/urgence-sncf.htm…

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