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mardi 16 janvier 2018 à 19h

Rassemblement contre la répression en Argentine

Le 16 janvier prochain, la dirigeante sociale Milagro Sala aura passé 2 ans en détention préventive dans la province de Jujuy, à la demande du gouverneur, Gerardo Morales. Sa détention est illégitime, arbitraire et fait partie d'une stratégie de persécution politique que le gouvernement de Mauricio Macri a instaurée dans tout le pays pour discipliner la protestation sociale. L'Argentine souffre avec Mr Macri, d'une dérive autoritaire, dont le solde s'alourdit de jour en jour.

À la tête de son organisation sociale, la Tupac Amaru, Milagro Sala a construit 8000 logements sociaux, 120 coopératives productives, des centres sanitaires, des écoles, des centres culturels et des centres de loisirs. Avec ses 70 000 membres cette organisation constitue un projet de développement durable unique en son genre. Milagro Sala est une prisonnière politique. Son droit à la défense a été bafoué. Bien que parlementaire du Mercosur, son immunité a été ignorée. Elle fait l'objet d'accusations arbitraires, dénoncées par toutes les instances nationales et internationales des droits humains compétentes en la matière (ONU, Amnesty internationale, CIDH…). La véritable cause de son arrestation est d'avoir osé remettre en question un système d'exploitation de la population la plus démunie du Nord de l'Argentine. L'Assemblée de Citoyens Argentins en France (ACAF) a dénoncé depuis le début de son arrestation le caractère arbitraire et politique de celle-ci et a mené une campagne pour sa libération recueillant un millier de signatures.

L'Argentine souffre avec Mr Macri, d'une dérive autoritaire, dont le solde s'alourdit de jour en jour :

  • disparition puis meurtre de Santiago Maldonado et assassinat d'une balle dans le dos de Rafael Nahuel.
  • répression face au Congrès du 14 et 18 décembre dernier lors des manifestations contre la réforme des retraites, arrestation de dizaines de manifestants et impossibilité pour les députés de l'opposition de rentrer dans l'hémicycle, réprimés par les forces de l'ordre puis mis en examen pour avoir perturbé la séance.
  • abus de la prison préventive et de l'accusation infondée de trahison à la patrie pour les membres de l'ancien gouvernement.
  • persécution et répression sans précèdent des peuples originaires : les Mapuche en Patagonie et les Wichi dans la province de Formosa.

Enfin, dans ce climat d'atteinte aux droits humains et à la démocratie, l'ex-commissaire tortionnaire Miguel Etchecolatz condamné à 6 reprises à la prison à perpétuité pour ses crimes commis pendant la dictature (tortures, violations, meurtres, vol d'enfants), s'est vu accorder la prison domiciliaire dans le lieu de son choix, alors que Milagro Sala est contrainte à une prison domiciliaire imposée et ultra surveillée.

Nous exigeons:

  • La libération de Milagro Sala et tous les prisonniers politiques
  • Le respect des droits humains et du droit à manifester
  • Vérité et justice pour Santiago Maldonado et Rafael Nahuel
  • Non à la criminalisation de la lutte sociale
  • Retour des génocidaires condamnés en prison.

Avec l'adhésion de

HIJOS-Paris, France Amérique Latine, Colectivo Argentino por la Memoria, Terre et Liberté pour Arauco, Alliance des Femmes pour la Démocratie.

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/59348
Source : http://www.franceameriquelatine.org/contre-la…

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