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jeudi 29 mars 2018 à 20h

Projection débat « Le premier maître »

Film de A. Konchalovsky à partir du livre de Tchinguiz Aïtmatov

Les Amis du Temps des Cerises, les Amis de Léo Figuères et l'ARAC
se joignent à l'ACCA pour une soirée exceptionnelle
ce jeudi 29 mars au cinéma Marcel Pagnol de Malakoff

  • à partir de 20 h accueil et présentation du livre de Tchinguiz Aïtmatov qui vient d'être réédité
  • projection du film
  • puis quelques mots sur l'époque : Des colonies de l'empire tsariste aux Républiques Soviétique d'Asie Centrale

Le Premier Maître

Film de Perviy Outchitel réalisé par Andreï Konchalovsky

À sa sortie, Le Premier Maître avait connu une renommée internationale, avec notamment une sélection au festival de Venise de 1965. Aujourd'hui, bien malin ou bien chanceux sera celui qui parviendra à voir ce film magnifique : introuvable en DVD, rarement projeté en salles en dehors de quelques rétrospectives pointues, et bien sûr invisible à la télévision, il a rejoint la longue liste des œuvres tombées dans l'oubli. Tentons modestement de réparer une criante injustice…

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Le premier maître

Livre de Tchinguiz Aïtmatov - re-édité en novembre 2017

Nouvelles traduites du kirghiz - une coédition Les Bons caractères et Le temps des cerises

La nouvelle qui donne son titre au recueil, « Le premier maître », raconte la difficile arrivée, en 1924, de l'ouvrier Diouïchène, envoyé par le Komsomol dans un village pauvre de Kirghizie pour y fonder une école. Cet instituteur sait à peine lire et écrire, mais, profondément communiste, il a foi en un avenir meilleur pour tous. Se battant contre les préjugés, les traditions féodales et religieuses, il parvient à rassembler les enfants chaque matin et à leur donner le goût de l'étude. Son combat, peu à peu oublié, renaît à travers le récit de l'académicienne Altynaï Soulaïmanova à qui il a permis, par son enseignement et sa ténacité, de sortir de l'oppression et de la misère. Les deux autres nouvelles, également écrites et publiées dans les années 1960, « Mon petit peuplier » et « L'œil du chameau », reviennent sur ce télescopage entre modernité et traditions. En toile de fond se dessine l'amour de l'auteur pour sa Kirghizie natale, lointaine république soviétique d'Asie centrale.

Tchinguiz Aïtmatov (1928-2008) est considéré comme le plus grand romancier de langue kirghize. Son grand-père était berger nomade et son père, fonctionnaire soviétique, a été fusillé en 1938, victime des grandes purges staliniennes. Ses premières nouvelles, dont celles qui composent ce volume, ont été écrites en kirghize. La nouvelle le Premier maître, a été adapté au cinéma par le réalisateur Andreï Kontchaloski en 1965. Dans les années 1980, Aïtmatov devint un des auteurs soviétiques majeurs. Il fut président de l'Union des écrivains. Sous Gorbatchev, il devint ambassadeur en Europe. Après la dislocation de l'URSS, en 1991, il resta ambassadeur du Kirghizistan indépendant. Plusieurs de ses ouvrages, dont le roman Djamilia, qui l'a fait connaître du grand public, ont été traduits et édités en France.

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/60487
Source : http://www.lesbonscaracteres.com/livre/le-pre…
Source : http://www.acca.1901.org/spip.php?article61
Source : message reçu le 3 mars 15h
Source : https://www.critikat.com/panorama/analyse/le-…

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