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jeudi 3 mai 2018 (heure non définie)

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Heure et lieu à préciser.

Journée de grève et de mobilisation dans l'éducation

de la maternelle à l'université

La CGT Éduc'action appelle l'ensemble des personnels à faire grève, à se réunir en assemblés générales et à y mettre en débat la reconduction de la grève.

Les précaires de l'éducation appellent aussi à une journée de mobilisation, en convergence avec les cheminots.


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Face aux attaques de ce gouvernement,

une seule solution, public/privé : unité

CGT Éduc'action

Le gouvernement s'attaque à la SNCF ET à la Fonction publique

Après la casse du code du travail, parallèlement aux attaques contre les privé·es d'emploi et en préparant la destruction de notre système de retraites, le gouvernement s'attaque aux services publics et aux statuts des personnels qui assurent leurs missions.

C'est le cas, évidemment, à la SNCF avec l'ouverture à la concurrence, le sacrifice des « petites lignes » au bénéfice des seuls TGV et de sa transformation en société anonyme afin de permettre la privatisation.

C'est dans cette perspective que le gouvernement s'attaque au statut des cheminot·es.

Le gouvernement mène la même politique contre l'ensemble des services publics.

D'ores-et-déjà, dans le cadre de son plan CAP 2022, il prévoit d'abandonner certaines missions au bénéfice du privé. Quant aux fonctionnaires, le document gouvernemental « Refonder le contrat social avec les agents publics » annonce une casse du statut général de la Fonction publique à travers 4 chantiers :

  • Généraliser le recours aux contractuel-les en lieu et place des titulaires. C'est précariser l'ensemble des personnels, les non titulaires bien sûr mais aussi les titulaires comme cela s'est fait à France Télécom et à la poste et comme cela se ferait à la SNCF.
  • Généraliser le salaire « au mérite ». C'est permettre d'augmenter une minorité, selon le bon vouloir de la hiérarchie, au détriment de la progression de salaire d'une large majorité.
  • Supprimer les CHST et réduire les champs de compétences des commissions paritaires.
    C'est abandonner tout contrôle des représentant-es élu-es des personnels sur les mutations, les promotions, congés formation...et laisser les personnels face à l'arbitraire de l'administration.
  • Dans le cadre des 120 000 suppressions de postes annoncés, mettre en place des « plans collectifs de départ volontaires ». C'est profiter de l'usure des personnels face à la dégradation des conditions de travail et au gel des salaires pour « dégraisser »...et dégrader les services publics et les conditions de travail de celles et ceux qui restent.

Avec la remise en cause des conventions collectives du privé et des statuts des personnels des services publics, c'est bien une attaque massive contre tous les cadres collectifs qui protègent les salarié·es.

Le statut n'est pas un privilège, c'est le garant de l'égalité, salariale entre autres, entre les personnels mais aussi celui de leur indépendance vis-à-vis du pouvoir politique au service des usager·ères. C'est donc une conquête sociale, fruit des luttes collectives, pour l'ensemble de la population et pour les salarié·es qui en bénéficient. C'est enfin un facteur essentiel de réduction des inégalités sociales et territoriales.

Toutes et tous ensemble, généralisons la grève pour gagner.

La journée de mobilisation du 22 mars dans l'ensemble de la Fonction Publique et à la SNCF a été une réussite. Cela démontr e le dynamisme de la mobilisation, les luttes se développent dans de très nombreux secteurs (universités, énergie, EHPAD, grande distribution, sans-papiers, aérien...).

La CGT Éduc'action appelle les personnels à amplifier la mobilisation contre la politique destructrice de ce gouvernement, dans le cadre unitaire le plus large possible.

Dans l'Éducation nationale, les raisons de se mobiliser sont nombreuses : réforme du lycée, du baccalauréat, de la voie professionnelle, fermetures des écoles en milieu rural, sélection à l'université, salaires, suppressions de postes administratifs...

La CGT Éduc'action appelle à construire la grève dans notre secteur et à s'emparer de toutes les initiatives permettant de faire converger ces mobilisations.

Elle s'inscrit dans la date de grève interprofessionnelle du 19 avril et dans la réussite du 1er Mai.

Le 3 mai, la CGT Éduc'action appelle l'ensemble des personnels à faire grève, à se réunir en assemblés générales et à y mettre en débat la reconduction de la grève.

Document au format PDF:

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/61497
Source : http://www.cgt-educaction94.org/spip.php?arti…
Source : https://93.cgteduccreteil.org/Fonctionnaires-…


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Le second degré dans l'action

SNES-FSU, SNEP-FSU, CGT éduc'action, SUD éducation

Justice, SNCF, hôpital, salariés de l'énergie, personnels des Ephad, retraités, étudiants … la contestation des mesures prises par le gouvernement s'étend à de très nombreux secteurs sans que ce dernier entende les demandes et ouvre de véritables négociations.
Pire, il annonce l'ouverture de nouveaux chantiers et, avant de s'attaquer aux retraites, prévoit d'affaiblir la Fonction Publique notamment en limitant le champ du paritarisme. Les fonctionnaires ont réagi fortement le 22 mars à l'austérité salariale qui leur est imposée ainsi qu'à la dégradation des conditions de travail.

L'Éducation n'est pas épargnée et, après la réforme du baccalauréat, le gouvernement vient de décider d'une réforme du lycée général et technologique dans la précipitation et en faisant là aussi l'impasse sur un véritable dialogue social .
Ces projets de réforme du lycée entrent en étroite cohérence avec celles de Parcours sup, du baccalauréat, de la formation professionnelle.

Loin d'un projet éducatif construisant une ambition commune pour tous les jeunes, ces réformes instaurent une sélection généralisée à l'entrée à l'Université, menacent la voie professionnelle au profit de l'apprentissage, mettraient en concurrence et fragiliseraient les enseignements disciplinaires, obligent les jeunes à faire très tôt des choix de spécialisation liés aux « attendus » du supérieur publiés sur « parcoursup », et auront pour effet d'accroître les inégalités.

Le développement de l'autonomie laissée aux établissements, l'absence de cadrage national et de financement spécifique de toute une série de dispositifs au lycée ( AP, grand oral à préparer sans horaires, options, dédoublements à prendre sur la marge ...) auront pour effet de supprimer des postes et de produire de la concurrence (entre disciplines, entre établissements), à l'image ce qu'a produit la récente réforme du collège.
Les conditions de travail des personnels seront aggravées, les réformes engendrant des suppressions de postes, le tronc commun autorisant des classes surchargées au lycée.

Le glissement des missions de conseil et d'orientation des psychologues de l'éducation vers les enseignants participe de cette surcharge.

La décision de décentraliser les Dronisep compromet le fait d'avoir une information exhaustive et neutre sur les différentes formations, les Régions ayant une visée adéquationniste à l'emploi local. La fermeture des CIO priveraient les élèves, les familles, toutes personnes ne pouvant être accueillies en établissement scolaire d'un accompagnement par un psychologue de l'éducation nationale.

Au contraire de ces projets gouvernementaux, nos organisations réaffirment :

  • leur demande de revenir sur la réforme du collège pour construire une autre réforme
  • la nécessité de démocratiser et d'élever les qualifications de tous et toutes
  • la nécessité de travailler tout au long du parcours au lycée à une orientation choisie, construite, accompagnée, n'enfermant pas les jeunes dans des choix trop précoces, disposant
    des moyens humains et financiers nécessaires
  • le maintien du baccalauréat comme diplôme national et premier grade universitaire garantissant l'accès de tous les bacheliers aux formations universitaires de leur choix

Elles appellent à poursuivre le travail d'information et de mobilisation, se réunir en assemblées générales dans les établissements, intensifier les contacts avec les parents d'élèves afin d'obtenir du gouvernement le retrait des projets de réformes du bac et du lycée et un autre calendrier pour d'autres réformes.

Dans ce cadre de mobilisation, elles appellent à participer massivement aux grèves et manifestations des 19 avril et 3 mai et le 22 mai avec l'ensemble des fédérations de la Fonction Publique
Elles appellent à faire du premier mai un moment fort de l'expression des revendications.

Document au format PDF:

Source : http://www.sudeducation.org/Le-second-degre-d…


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Pas de vacances pour les mobilisations :

grève les 19 avril et 3 mai selon les zones et le 22 mai

SNES

Mobilisation des cheminots, des postiers, des éboueurs, des salariés de l'énergie… À cela s'ajoute dans les universités la mobilisation des étudiants face à la généralisation de la sélection et à l'annonce d'une réforme de la licence qui verrait les horaires d'enseignement diminuer et les frais d'inscription augmenter.

Côté éducation, les nouvelles sont alarmantes :

  • la réforme du lycée qui est en cours pour une application à la rentrée 2019 renforcerait encore l'autonomie des établissements, mettrait en cause la voie technologique, dénaturerait les disciplines et se traduirait par une perte d'horaires d'enseignement pour les élèves et la suppression à terme d'environ 7 000 postes (à lire ici),
  • le gouvernement a décidé la fermeture des CIO et la vente à la découpe de l'orientation scolaire (A lire ici),
  • les chiffes des effectifs sont tombés : la hausse est confirmée en collège à la rentrée prochaine (+ 36 000), et comme les moyens n'ont pas été donnés en conséquence, les conditions de travail vont continuer de se dégrader.

Dans la Fonction publique, après les premières mesures de gel de la valeur du point, de report de la revalorisation PPCR et de rétablissement d'un jour de carence, le gouvernement entend remettre en cause le statut : en savoir plus ici.

Pour protester contre ces projets inacceptables, les organisations de fonctionnaires ont quitté la réunion de concertation mercredi matin et appelleront à une journée de grève fin mai. La FSU œuvre pour que cet appel soit le plus unitaire possible et permette ainsi de faire masse. Les mobilisations de la Fonction publique les 10 octobre et 22 mars ont en effet permis d'obtenir que le rendez-vous salarial soit avancé à juin. Il nous faut maintenant amplifier ce mouvement.

Pour toutes ces raisons, le SNES-FSU a décidé la semaine dernière à la clôture de son congrès de Rennes d'un plan d'action.

Nous appelons en particulier à se mettre en grève dans l'éducation selon les zones : les 19 avril et 3 mai, et à poursuivre ce mouvement dans l'action Fonction publique dont la date précise sera connue la semaine prochaine.

Face à un gouvernement qui détricote sans complexe l'État social, nous devons plus que jamais agir collectivement et avec détermination et contribuer ainsi à amplifier le mouvement social qui se construit. La mobilisation de chacun-e compte !

Source : https://www.snes.edu/Pas-de-vacances-pour-les…


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La nécessité de s'unir de la maternelle à l'université

SUD éducation

Sélection, inégalités territoriales, tri social, précarisation, casse des statuts, voilà les maîtres mots de la politique gouvernementale. à l'image des cheminot-e-s et du service public ferroviaire, l'éducation nationale et ses personnels sont durement attaqué-e-s. Notre réponse doit être à la hauteur des enjeux car c'est la notion même de service public qui est menacée.

Egalité, justice sociale, démocratie : il y a des principes qui deviennent des lieux dans lesquels est ancré le progrés. C'est ce qu'incarne plus que tout l'école publique. Aujourd'hui, plus que jamais, ces lieux sont attaqués. Alors de la maternelle à l'université, rassemblons-nous, convergeons avec les luttes en cours pour le bien commun. Organisons des zones à défendre, remettons le progrés social au goût du jour !

1er degré

Précarité renforcée

L'éducation nationale, première utilisatrice des contrats aidés est loin d'être épargnée par leur disparition. Pour pallier ce manque, le ministre de l'éducation a annoncé « une montée en charge » des Services Civiques qui ne dépendent pas du Code du Travail et perçoivent une « indemnité » de moins de 600 euros par mois. Contrairement à leurs objectifs initiaux, les Services Civiques sont amené-e-s à effectuer des missions qui relèvent d'emplois statutaires.
On observe que la création des CP à 12 élèves dans les REP+ à moyens constants a amputé le nombre de remplaçant-e-s qui ont été redéployé-e-s sur des postes en écoles. Pour faire face à ce manque de personnels, le recrutement de contractuel-le-s été généralisé. Cette situation scandaleuse pour ces collègues peu ou pas formé-e-s est également dangereuse pour les titulaires. Le recours massif aux contractue-le-s et la diminution des postes aux concours s'inscrivent dans la volonté de dé-fonctionnarisation de l'éducation nationale.

Postes supprimés, fermetures de classes assurées

En effet, pour fournir les enseignant-e-s nécessaires dans les classes à 12 élèves, dans de nombreux départements, ce sont des titulaires brigades (remplaçant-e-s dans le premier degré qui sont pourtant déjà en nombre notoirement insuffisant) et des PDMQDC (plus de maîtres que de classes) qui seront déplacé-e-s. Leurs postes seront supprimés pour la plupart. Le nombre de poste au concours apparaît insuffisant, car l'augmentation est bien trop faible pour couvrir les besoins d'ouvertures de ces postes. Le ministère ne se donne pas les moyens de sa politique. La conséquence : des fermetures de classes. Les classes de Très Petites Sections sont largement concernées en contradiction avec les politiques annoncées pour la maternelle. Mais aussi l'augmentation du nombre d'élèves par classe dans toutes les écoles qui se situent hors ZEP ainsi que la multiplication des classes multi niveaux ( non choisis) à effectifs pléthoriques dans les écoles rurales.

école maternelle au privé ?

Les annonces du passage de l'instruction obligatoire de 6 à 3 ans, entèrine une situation de scolarisation quasi-généralisée. Mais en l'absence de moyens supplémentaires c'est le privé sous contrat qui devra assurer ce service avec le financement des municipalité. à cause des inégalités financières et sociales qui existent entre les communes, c'est une école maternelle multi-vitesse et inégalitaire qui risque de se mettre en place et l'enseignement privé qui va en bénéficier.

Lycée

Dégradations des conditions d'études et de travail

Le ministère de l'EN, vient de communiquer les projets de textes concernant les réformes concomitantes du lycée et du bac. Les informations sont encore un peu vagues à ce jour : le ministère arrête la répartition des horaires des enseignements au lycée mais sans préciser ce que contiendront ces enseignements et notamment ceux de spécialités dont les intitulés révèlent des disciplines qui pour l'heure n'existent pas, ou des associations disciplinaires dont l'organisation et les répartitions horaires demeurent inconnues. Le ministère maintient le flou et à dessein, car ces nouvelles spécialités et disciplines impacteront les postes, les horaires et conditions de travail des enseignant-e-s. L'estimation pour la seule première année de mise en place est entre 5 et 10 000 suppressions de poste. De plus, la question des effectifs n'est pas réglée. Les classes seront globalement plus chargées (puisque sans filière), sauf pour une partie des enseignements de spécialités et options. Les seuils des effectifs par classe seront donc toujours à 36 élèves.

Sélections et inégalités territoriales

Une plus grande autonomie est donnée aux établissements dans la gestion de la marge horaire, ce volume d'heures données en plus aux établissements. Actuellement ces heures sont destinées à des dédoublements et des cours en groupe à effectif réduit. Dans les nouveaux textes, leur usage n'est plus défini. La proposition de ventilation est dévolue au conseil pédagogique, ce qui renforcera le pouvoir des hiérarchies intermédiaires.
La disparition des filières et l'autonomie des établissements vont de fait entraîner la disparition de la carte scolaire et donc permettre aux chefs d'établissement de choisir les élèves. C'est la mise en place de la concurrence entre les lycées et l'aggravation des inégalités territoriales.
Enfin, le ministère en profite, pour non seulement diminuer le volume d'heures consacrées à l'accompagnement personnalisé (54h annuelles en seconde et 1h30 hebdomadaire en première et terminale) en les amalgamant à ce qu'il nomme de « l'éducation à l'orientation », mais également entériner la disparition de l'orientation scolaire et sa fusion avec l'orientation et la disparition des CIO, en prévoyant la possibilité de faire appel à des organismes extérieurs pour les heures « d'éducation à l'orientation », de fait entraîner la disparition de la carte scolaire et donc permettre aux chef-fe-s d'établissement de choisir les élèves. C'est la mise en place de la concurrence entre les lycées et l'aggravation des inégalités territoriales.

Réforme de l'enseignement professionnel

Dans le même temps, Jean-Michel Blanquer enclenche une réforme de la voie professionnelle, distincte de celle du bac et du lycée. Complètement dépendante de celle menée par Pénicaud sur l'apprentissage et la formation professionnelle, elle porte un rude coup à l'enseignement professionnel scolaire. Claironner partout vouloir faire des « Harvard du professionnel » c'est bien. Mais dans la réalité la plupart des DHG de SEP et LP sont ponctionnées dès cette année et l'on nous promet une place accrue du patronat dans le choix des formations et la rédaction des référentiels, la casse du cadre national des diplômes, la mise en danger du statut de PLP et la transformation de la voie pro en sas de l'apprentissage.

Université

Sélection à l'université

Dans le supérieur, la mobilisation contre la loi relative à l'orientation et la réussite des étudiant-e-s (ORE) s'étend. Dans un contexte marqué par des violences intolérables contre les étudiant-e-s mobilisé-e-s, une quinzaine d'universités sont désormais occupées ou bloquées. SUD éducation s'oppose depuis l'automne à cette loi et demande son abrogation pour les raisons suivantes :

  • La possibilité de la sélection à l'entrée de l'université : au prétexte d'une meilleure orientation, la loi donne la possibilité à chaque université de créer des attendus locaux, mettant fin au baccalauréat comme diplôme garantissant l'accès à l'enseignement supérieur.
  • L'usine à gaz Parcoursup : la formulation de 10 vœux non hiérarchisés et le refus du gouvernement d'autoriser les classements ex-aequo contribuent à faire de Parcoursup un outil injuste et inutilisable. Dans les filières en tension, il sera humainement impossible d'examiner les vœux des élèves (plusieurs milliers de dossiers souvent) et des algorithmes vont être mis en place pour le faire. Frédérique Vidal ment donc éhontément quand elle déclare que les lettres des élèves seront lues par les équipes pédagogiques. Plusieurs collègues ont ainsi déjà annoncé qu'ils et elles refuseraient de classer les demandes dans Parcoursup et réfléchissent aux moyens de contourner le système.

Fin du cadre national des diplômes

La Licence sera désormais délivrée si l'étudiant-e obtient 180 crédits, pouvant être obtenus sur une période de 2 à 4 ans, dans une optique de « personnalisation des parcours ». L'étudiant-e s'inscrit ainsi à l'UE et non plus à l'année ou au semestre, impliquant une grande maîtrise du dispositif de formation. Ce mode d'inscription impliquerait la fin de la compensation entre UE dans le cadre d'un semestre et entre semestres dans le cadre de l'année.
Loin d'être une simple réforme technique d'APB, la loi ORE est le cheval de Troie d'une offensive de grande ampleur contre le service public de l'enseignement supérieur, quasi-gratuit et ouvert à toutes et tous. Par exemple, l'université de Nice proposera dès la rentrée prochaine des diplômes d'établissement (locaux) de niveau master… avec des droits d'inscription de 4000 euros ! Il faut donc soutenir les étudiant-e-s mobilisé-e-s qui combattent la loi ORE et inciter les collègues à refuser sa mise en œuvre !

On se mobilise !

Document au format PDF:

Source : http://www.sudeducation.org/La-necessite-de-s…


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Précaires de l'éducation

La première journée de grève nationale contre la précarité dans l'Éducation nationale du 5 avril dernier a été un véritable succès : des manifestations et assemblées de grève ont été organisées dans plus de 20 villes en France. À Paris, malgré les vexations policières arbitraires lors de la manifestation de l'aprèsmidi, l'assemblée générale des grévistes d'IDF a décidé d'appeler à une nouvelle journée de grève le jeudi 3 mai 2018.

Sous prétexte d'austérité budgétaire et de libéralisation de l'économie, le gouvernement ne fait qu'accroître la précarisation du personnel contractuel et nontitulaire de l'éducation nationale. Cette précarité toujours plus intense et générale concerne l'Éducation nationale, mais également la fonction publique dans son ensemble :

après avoir privatisé France telecom, la poste et edf, après avoir cassé l'hôpital public, c'est aujourd'hui au tour des cheminots de subir les accusations d'être des privilégiés, afin de mieux les isoler et délégitimer leurs revendications.

Ainsi le gouvernement essaie de casser la mobilisation par l'isolement et la répression. Nous l'avons vu et subi le 5 avril, lorsque la préfecture nous a imposé un parcours de son choix la veille au soir et que nous avons été nassé.e.s pendant plus d'une heure de manière complètement arbitraire. Nous continuons de le voir lorsque la police rentre dans les facs, à Nanterre et à Lille 2, et déloge avec violence les étudiant.e.s qui se mobilisent contre le projet de loi VidalBlanquer (sélection à l'entrée à l'Université, réforme du bac et du lycée).

Parce que nous considérons qu'il n'est pas besoin d'attendre les attaques contre l'Éducation nationale (déjà en cours par ailleurs) pour se battre et que seule la lutte nous permettra d'obtenir la satisfaction de nos revendications, nous appelons l'ensemble des personnels, titulaires et nontitulaires (AVS, AESH, AED, contractuels), à se joindre à nous le 3 mai, en grève pour soutenir les cheminots, et affirmer notre volonté d'obtenir une amélioration de nos conditions de travail, de meilleurs salaires et la fin des statuts précaires !

Parce que la solidarité est notre force,
Parce que ce sont nos luttes qui construisent nos droits,

Titularisation de tou.te.s les précaires de l'éducation !

  • Rejoignez le cortège des précaires de l'Éducation dans les manifestations des 1er, 3 et 22 mai (les heures et lieux des rdv seront annoncées dès qu'elles seront connues sur notre page fb et notre compte twitter).
  • Prochaine assemblée des précaires de l'Éducation d'IDF mercredi 9 mai à 18h30 à l'annexe de la bourse du travail, 67 rue de Turbigo métro République.

Mail : precaiexres.educatioexn@riseup.net
Facebook : Assemblée des précaires de l'éducation - IDF Twitter : @Precaires_Educ

Document au format PDF:

Source : message reçu le 16 avril 01h


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Précaires de l'éducation

Communiqué suite à la manifestation du jeudi 05 avril 2018

Le jeudi 5 avril avait lieu une première journée de mobilisation et de grève nationale des précaires de l'éducation, à l'appel de l'assemblée générale des précaires de l'éducation nationale - Île de France soutenue notamment par la fédération Sud éducation.

Avec une vingtaine de réunions d'information, de rassemblements ou de manifestations partout en France, cette journée de mobilisation a été un succès et a permis de mettre en lumière la situation de l'ensemble des personnels précaires de l'éducation, considéré-e-s comme des variables d'ajustement par l'administration alors que leur rôle est essentiel dans le fonctionnement du service public de l'éducation.

À Paris, une manifestation a rassemblé plusieurs centaines de personnes et a permis, malgré les vexations policières, de porter les revendications des précaires grévistes. La veille de la journée de mobilisation, la préfecture de police de Paris a en effet décidé de cantonner le cortège dans les couloirs du bus et, au terme de la manifestation, des CRS en nombre ont voulu pratiquer une fouille systématique des personnes présentes et des relevés d'identité ciblés en obligeant les manifestant.e.s à sortir cinq par cinq. L'ensemble des manifestant.e.s a collectivement refusé cette opération de fichage, préférant rester nassé.e.s et se faire raccompagner jusqu'au métro en cortège encadré par des dizaines de CRS plutôt que de se soumettre individuellement à ces contrôles.

Cette vaine tentative d'intimidation n'affaiblira pas la détermination des précaires de l'éducation qui, réuni-e-s en assemblée générale, ont décidé :

  • d'une nouvelle journée de grève convergente avec les cheminot-e-s le 3 mai
  • d'une nouvelle assemblée générale le 9 mai à 18h à la Bourse du travail (annexe 67 rue de Turbigo)
  • de se rassembler le mercredi 30 mai devant les rectorats contre les non-renouvellements de contrats.

Contacts de l'assemblée générale des précaire de l'éducation nationale - Île de France :

mail : precaiexres.educatioexn@riseup.net
facebook : Assemblee des precaires de l'éducation IDF

Document au format PDF:

Source : http://sudeducation75.org/spip.php?article101…
Source : message reçu le 11 avril 16h

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