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mercredi 16 mai 2018 à 20h

Rencontre « Histoire de l'esclavage »

Le comité du Mouvement de la Paix de Paris 12e/13e/14e vous invite le mercredi 16 mai, à 20 heures au Moulin à café à une rencontre avec :

Daniel Claeysen, Mouvement de la Paix, professeur d'histoire

Longtemps inavouée la traite négrière a laissé des traces indélébiles dans le monde entier, que ce soit en Amérique, dans les Caraïbes, en Afrique ou en Europe. L'histoire des continents ne peut se lire et se comprendre sans le dévoilement de la tragédie esclavagiste.

La France et l'esclavage

La loi Taubira, adoptée le 10 mai 2001 par le Parlement, reconnaît la traite et l'esclavage comme des crimes contre l'humanité. La première journée nationale en mémoire de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions a été présidée par Jacques Chirac le 10 mai 2006.

La France "apparaît comme la troisième puissance négrière européenne. Elle a donc pratiqué la traite, ce commerce, ce trafic dont les seuls mobiles sont l'or, l'argent, les épices. Elle a été impliquée avec d'autres dans l'esclavage qui transforme l'homme en captif, qui en fait la propriété d'un autre (…).

Quinze à trente millions de personnes -soixante-dix millions si nous retenons l'estimation qui établit que, pour un esclave arrivé aux Amériques, quatre ou cinq ont péri dans les razzias - ont subi la traite et l'esclavage (…).

Le commerce triangulaire a duré quatre siècles (…). Il a été pratiqué à titre privé ou à titre public pour des intérêts particuliers ou pour la raison d'État (…). Il a connu son rythme maximal entre 1783 et 1791.

Nous sommes là pour dire que la traite et l'esclavage furent et sont un crime contre l'humanité (…).

Cette inscription dans la loi constitue une réparation symbolique. (…).Mais elle induit une réparation politique en prenant en considération les fondements inégalitaires des sociétés d'outre mer liées à l'esclavage(…). Elle suppose également une réparation morale qui propulse en pleine lumière la chaîne de refus qui a été tissée par ceux qui ont résisté (…), par le combat politique et l'action des philosophes et des abolitionnistes.

Elle suppose que cette réparation conjugue les efforts accomplis pour déraciner le racisme, pour dégager les racines des affrontements ethniques, pour affronter les injustices fabriquées. Elle suppose une réparation culturelle, notamment par la réhabilitation des lieux de mémoire.[…]

Extraits du discours de Christiane Taubira à
l'Assemblée nationale, le 18 février 1999

PS. dans ce sympathique café associatif, on peut manger sur place et pour une somme modique à partir de 19 heures

Document au format PDF:

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/61844
Source : message reçu le 26 avril 12h

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