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mardi 26 juin 2018 à 19h

Festival Palest'In & Out

Africains Palestiniens et Réfugiés

Le Festival Palest'In & Out célèbre ce que l'art palestinien a de plus contemporain.

La Colonie accueille trois des artistes du Festival sur des thèmes qui interpellent : les racines africaines de la Palestine avec Nancy Leigh Mansour (New York, USA), l'espace intime des femmes en camps de réfugiés avec la lauréate en arts visuels de Palest'In & Out 2018: Rana Samara (Ramallah, Palestine) et les Fantômes de la mer avec Bruce Clarke, artiste plasticien (Afrique du Sud).

Les artistes

Rana Samara, Artiste plasticienne, lauréate de Palest'In & Out 2018

Rana Samara est une artiste plasticienne diplômée de l'Académie Internationale des Arts de l'Université de Bir-Zeit. Elle se décrit ainsi :

"Mon projet s'intitule Intimate Space [espace intime]. J'ai étudié les normes sociétales, la sexualité, les rôles des genres et d'autres éléments associés à la vie moderne des Palestiniens. Je me suis essentiellement focalisée sur les facteurs les moins évidents qui reflètent la vie quotidienne des femmes vivant dans des camps de réfugiés et des communautés rurales surpeuplées, dont la vie continue à être gâchée par les traditions conservatrices et des exigences de la vie sous occupation. Les innombrables conversations que j'ai eues en toute franchise avec des femmes palestiniennes, m'ont permis de rapporter le récit de leurs vies intimes sur la sphère publique. Représentant souvent l'intimité conjugale, mes peintures sont des métaphores visuelles de la vie quotidienne des femmes palestiniennes vivant dans des environnements restreints, fortement entravés par des traditions internes et par des facteurs externes."

Certaines peintures du projet Intimate Space ont été exposées à Ramallah, à Dubaï et à Beyrouth. La presse médiatique et le public apprécient la nature colorée de mes toiles. Mon désir d'entamer un nouveau projet, de portée internationale et différent de mon projet actuel, se renforce. Les femmes en Palestine souffrent environnement suffocant, les restrictions ainsi que les traditions conservatrices ont un impact négatif sur la créativité et la création artistique".

Bruce Clarke, artiste plasticien

Plasticien et photographe, Bruce Clarke est né en 1959 à Londres de parents sud-africains. Il réside depuis le début des années 90 en France.

C'est aux Beaux-Arts de l'Université de Leeds, dans les années quatre-vingt, qu'il est initié au mouvement Art & Language animé par Michael Baldwin, David Bainbridge, Terry Atkinson, Harold Hurrell. S'inscrivant dans la continuité de ces pionniers de l'art conceptuel, son œuvre traite de l'histoire contemporaine, de l'écriture et de la transmission de cette histoire pour stimuler une réflexion sur le monde contemporain et ses représentations. Résolument ancrée dans un courant de figuration critique, sa recherche plastique intègre les codes pour mieux les retourner contre les appareils de pouvoir et d'injustice.

Bruce Clarke est un artiste engagé. Figure importante du mouvement anti-apartheid en France, au sein de la Rencontre Nationale Contre l'Apartheid, il devient dès son arrivée à Paris l'un des acteurs de la mobilisation de l'opinion publique française contre le régime. Parallèlement, il suit l'évolution de la guerre au Rwanda et des signes avant-coureurs du génocide puis participe à la mise en place du Collectif pour la Solidarité avec le peuple rwandais. Après un reportage photographique effectué à la demande de ce collectif quelques semaines après le génocide en 1994, qu'il décide de proposer la création sur un site proche de Kigali, Le Jardin de la mémoire, un mémorial en forme d'installation monumentale, projet réalisé depuis 2000 avec le concours des familles ou des proches des victimes et soutenu par la société civile, les institutions rwandaises et l'UNESCO. Egalement au Rwanda, il a travaillé sur un projet pour la 20ème commémoration du génocide en 2014, les Hommes debout : www.uprightmen.org. Ce projet a également été réalisé ailleurs dans le monde dans une vingtaine d'expositions (Genève, Lausanne, Bruxelles, Paris, Ouidah, Montréal etc.).

Après deux longs séjours en Inde, il travaille à partir de 2011 sur un projet qui s'appelle « People in the Crowd » où il tente d'évoquer la force de la foule comme force de changement dans le monde.

Artiste en résidence invité par le Conseil Général de Guadeloupe, il a réalisé l'exposition Fragments d'une Histoire de Demain sur le lien entre l'esclavage, le colonialisme et la mondialisation. Collaborateur du Fest'Africa à Lille pour le projet Rwanda : Écrire, filmer, peindre par devoir de mémoire, il travaille avec l'Afrika Cultural Centre de Johannesburg et anime des ateliers d'arts plastiques en Afrique du Sud, Ethiopie, Rwanda, Bénin, Tanzanie et en France. Il a fait paraître Dominations aux éditions Homnisphères (2006) et Fantômes de la Mer aux éditons ARTCO (2016).

En tant que photographe, il publie des reportages sur l'Afrique du Sud, la reconstruction du Rwanda, le retour des réfugiés libériens et la Palestine. Il est représenté par ARTCO Gallery en Allemagne. Ses œuvres sont exposées en Europe, en Afrique et aux Etats-Unis.

www.uprightmen.org

https://www.bruce-clarke.com/

https://www.facebook.com/bruce.clarke.967

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/62861
Source : http://www.institut-icfp.org/category.php?id=…
Source : http://www.lacolonie.paris/agenda/palestinin-…

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