thème : travail
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jeudi 28 juin 2018 à 20h30

Projection débat « The Navigators »

Film de Ken LOACH - Angleterre 2001 1h36mn VOSTF

Alors que dure depuis le 3 avril 2018 la grève intermittente de la SNCF, l'un des plus longs conflits social en France, le gouvernement et les médias qui lui sont affiliés continuent d'asséner les mêmes rengaines pour justifier leur action :

  • La dette de la SNCF est due principalement au statut coûteux des cheminots
  • Les cheminots sont des travailleurs privilégiés
  • La gestion privée du rail (voir des entreprises en générale) est bien plus performante qu'une gestion de service public faite par l'état.

Mais en fait qu'en est-il :

  • La dette est-elle en rapport avec le statut des cheminots ou aux coûteux investissements du passage au tout TGV?
  • Les travailleurs de la SNCF sont-ils des travailleurs comme les autres ou une exception dans le paysage social français ? exemple : En 2010 les salaires bruts se répartissaient entre 1879€ (Exécution TA) et 3334€ (Traction TB : conducteur TGV. Ces salaires incluent les primes.
  • Il reste largement à démontrer de par les expériences mondiales des privatisations que la gestion des entreprises dans le cadre privée est plus efficace et performante que la gestion de celles-ci en tant que service publique.

Pour débattre de ces questions venez en discuter avec nous autour du film de Ken Loach « The Navigators » avec des représentants des Cheminots CGT ainsi que des membres du Labour Party de la Grande Bretagne qui a subi une privatisation du rail depuis les années 90. Il est à rappeler que la renationalisation du rail en Angleterre est au programme de ce parti.

The Navigators

Film de Ken LOACH - Angleterre 2001 1h36mn VOSTF

avec Dean Andrews, Tom Craig, Joe Duttine, Steve Huison, Venn Tracey, Andy Swallow, Sean Glenn... Scénario de Rob Dawber (délégué syndical qui a passé 18 ans chez British Rail).

Paul, Mick et Gerry travaillent depuis des lustres au dépôt de chemin de fer de Sheffield, dans le Yorkshire. Leur job: maintenance et entretien des milliers de kilomètres de voie ferrée, signalisation, réparation. Des gars habillés en orange, travaillant par tous les temps, qu'il vente, qu'il crachine ou qu'il neige afin que le réseau ferroviaire du pays fonctionne comme sur des roulettes.

Malgré les difficultés quotidiennes, les salaires au lance-pierre et la vétusté de ce qui leur sert de local de réunion, de cantine et de salle de repos, l'ambiance est plutôt bonne, on se chambre, on se marre, on se fait des blagues et tout le monde travaille main dans la main: une équipe quoi, une vraie, qui s'est unie à la sueur du front, à la force du poignet, une équipe comme en n'en voit guère que chez les prolos...

C'est Len, le plus âgé du groupe qui dirige les opérations. Gerry, délégué syndical, s'active à améliorer le quotidien des travailleurs. Mais déjà, une autre époque s'annonce : la privatisation des entreprises publiques est en marche, et les chemins de fer ne seront pas épargnés.

En arrivant un matin au dépôt, les gars apprennent, en prenant leur thé, la privatisation pure et simple de British Rail. On leur balance ça comme on leur aurait dit que la boîte avait décidé de changer la couleur de leur tenue de travail: désormais, tout est dispatché entre plusieurs société privées et concurrentielles: les chantiers, les équipes, les parcelles de rail.

Au début, ça les fait bien marrer, les gars, ils ont du mal à imaginer que ça va changer quelque chose! Bon, d'accord, le logo qu'ils porteront dans le dos sera différent, et après ! Ils seront toujours potes, iront toujours boire leur pinte dans le même pub et feront toujours leur boulot...

Les patrons, débordés par les événements, dépassés par des ordres qui viennent de très haut et dont ils ont du mal à se convaincre du bien-fondé, gèrent comme ils peuvent les interrogations qui commencent pourtant à s'exprimer, le conflit qui commence à poindre.

Les explications sont contradictoires, mélange de langue de bois et de cafouillage, de théories fumeuses, de discours appris par coeur. Pour bien faire comprendre aux ex-fonctionnaires la formidable opportunité de cette privatisation, on leur fait visionner un spot censé en vanter les mérites.

« Si tu rentres dans le rang, si tu es compétitif, si ton rendement est bon, alors tu oeuvreras pour la rentabilité et la richesse de ton entreprise et ton entreprise te le rendra bien, car ton entreprise veut ton bonheur et la privatisation, c'est comme la mondialisation : c'est l'avenir ! ».

Dans la bande de Len, on ne sait plus trop que faire : se révolter, se soumettre, prendre la prime de licenciement et partir... ou continuer, côute que coûte, quel que soit la nom de la société, à bosser en équipe, à faire la seule chose qu'ils ont toujours fait, et bien fait : prendre soin des kilomètres de voie ferrée...

Document au format PDF:

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/63051
Source : https://france.attac.org/agenda/article/saint…
Source : message reçu le 11 juin 23h
Source : http://www.cinemas-utopia.org/saintouen/index…

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