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dimanche 24 juin 2018 à 9h

Meeting International pour Mai-Juin 68

L'année 2018 marque l'anniversaire des 50 ans des révoltes de 1968 qui ont ébranlé le monde. Ces soulèvements intervenaient en écho à la plus grande expérience révolutionnaire à ce jour : la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne commencée en Chine Populaire en 1966.

La bourgeoisie a depuis longtemps dressé son bilan de "Mai 68". Pour les plus libéraux, c'était la rébellion de la jeunesse idéaliste contre la « société des vieux », une colère puérile dont des "vétéran" bien rangés se souviennent et dressent un bilan définitif. Pour les plus ouvertement réactionnaires c'était l'attentat d'une jeunesse ingrate contre la bonne société gaulliste qui a mis à bas toutes les vieilles valeurs. Dans les deux cas en somme, l'analyse bourgeoise réduit 68 à sa dimension "jeune" et étudiante, sa durée au mois de Mai et sa portée politique à des affrontements romantiques portés par quelques revendications "sociétales" telles que la libération sexuelle.

Pour les ouvriers et les masses populaires en revanche, 68 a été infiniment plus que cela. En plus d'être la plus longue et la plus grande grève générale que la France ait connue, les événements de Mai et Juin 1968 amorcent un nouveau processus révolutionnaire qui n'avait pas pour but quelques réformes sociales mais la transformation du système tout entier: une rupture avec le révisionnisme, représenté par le vieux Parti "communiste" Français. Cette rupture a prouvé qu'il était possible de remettre en cause le capitalisme de manière conséquente, notamment par le biais de la plus dynamiques des organisations qui émergea de ce mouvement : La Gauche prolétarienne.

La Gauche Prolétarienne a tenté de faire le lien entre le mouvement de la jeunesse étudiante et les masses ouvrières en établissant certains de ses militants dans les plus grandes usines. Elle a tenté à travers cette pratique de radicaliser les luttes et d'établir une ligne de démarcation avec les révisionnistes. Avec la création de la NRP (Nouvelle Résistance Populaire) elle avait jeté les bases des forces combattantes nécessaires à toute révolution. De plus, la GP avait commencé à former un front avec les organisations de masse qu'elle avait lancé telles que l'Union des Comités de Lutte d'Atelier, le Mouvement des Travailleurs Arabes ou le Secours Rouge. La GP a développé un travail de masse considérable dont nous devons nous inspirer. Néanmoins en refusant d'édifier le parti, elle n'a pas su appliquer les principes du léninisme de façon conséquente, et cela l'a conduit dans une impasse menant à son autodissolution.

La propagande bourgeoise, voulant étouffer à tout prix le cri « On a raison de se révolter ! » qui raisonne de 1968, ne montre que les rébellions étudiantes et souhaite donner un caractère petit-bourgeois à 68. Nous voulons marquer une ligne de démarcation avec cette tendance. Nous insistons sur 68 comme un processus long, prolétarien et internationaliste.

68 dans l'État français n'est pas « Mai 68 », c'est Mai-Juin 68, car c'est en Juin que les affrontements les plus déterminés ont eu lieu contre les gardes chiourmes du prolétariat et les laquais des directions syndicales qui avaient signé avec le gouvernement réactionnaire. C'est en Juin que la classe ouvrière a connu ses martyrs.

68, c'est aussi l'embryon de pouvoir prolétarien dans les comités de grèves, en particulier dans l'ouest de la France, qui commencent à gérer la vie courante et à donner les ordres.

68 est une révolte prolétarienne, c'est ce dont témoigne l'utilisation des tactiques de grève générale et d'occupation d'usine. Cette révolte a dépassé les cadres révisionnistes, opportunistes et c'est la classe ouvrière qui s'est soulevée contre la trahison des Accords de Grenelle.

Loin d'être un phénomène purement "français" les événements de 68 trouvent leur origine en Asie, dans la lutte contre la guerre impérialiste au Vietnam, et sont inspirés par la Grande Révolution Culturelle et Prolétarienne lancée alors en Chine. Loin aussi d'être cantonnés au seul mois de Mai ils ouvriront une longue période de Lutte de classe dans l'ensemble des Pays du "Nord" impérialiste, en Italie, en Allemagne ou encore au Japon. Même dans les pays du « Bloc de l'Est » révisionnistes des groupes d'ouvriers et d'étudiants seront inspirés par cette rébellion. Si ce grand mouvement finit par être liquidé, il est important d'être conscient de ce qu'il a réellement été et de ce qu'il continue de représenter aujourd'hui pour le mouvement révolutionnaire.

Pour ces raisons, et afin de tirer une synthèse de l'expérience de 1968, nous vous invitons à participer à un Meeting International sur les Révoltes de 1968, le 24 juin 2018, au Centre Culturel Kurde, 16 rue d'Enghien à Paris. Ce Meeting fera suite à la manifestation du samedi 23 juin pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, prisonnier politique enfermé par l'État français depuis 34 ans.

Vive les soulèvements prolétariens de 68 !

Vive l'internationalisme prolétarien!

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/63076
Source : https://www.facebook.com/causedupeuple/
Source : message reçu le 12 juin 13h

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