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mercredi 8 mars 2017 à 15h40

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Action et grève pour les droits des femmes le 8 mars

Programme :

  • 14h00 : Début de l'occupation de la place de la République
  • 15h00 : Ateliers sur les revendications contenues dans l'Appel
    Un atelier de self-défense non mixte
  • 15h30 : Faites du bruit !!! On se défoule pour les droits des femmes (amenez vos casseroles ou autres, tant que c'est bruyant ;))
  • 15h40 : On est en grève ! : pourquoi la grève à 15h40, explications ; lectures des textes, national et international
    Jusqu'à 17h30 : Interventions de femmes en lutte dans les entreprises ; chansons, théâtre...
  • 17h30 : Manifestation de République à Opéra pour aller vers les salarié-es des grands magasins qui sont majoritairement des femmes touchées par la précarité et le travail du dimanche.
  • 19h00 : place de l'Opéra : Interventions des associations et organisations.
    Planète Danse des ARTivistes de la Maison des Femmes-Thérèse Clerc.

Rendez-vous particuliers :

  • 17h15 : Rendez-vous d'Attac en face d'Habitat
  • 17h30 : Cortège Féministes Révolutionnaires, République, devant Habitat
  • Bientôt, d'autres rv d'organisations, ici, sur Démosphère

Autres rendez-vous du 8 mars :

Malakoff, 8h: Paris 15e, 8h30: Saint-Denis, 11h: La Défense, 12h30: Saint-Denis, 13h: Beaubourg, 15h40: Massy, 19h30: Belleville


L'appel :

Elles étaient plus de 300 000 à manifester en Pologne pour le droit à l'avortement
Elles étaient en grève en Islande pour obtenir l'égalité des salaires
Elles étaient en grève en Argentine contre les violences
Elles se sont mobilisées contre Donald Trump aux États-Unis

En France, elles étaient des dizaines de milliers à manifester contre la loi El Khomri, puis dans l'action le 7 novembre dernier à 16h34 pour l'égalité salariale et partout, elles continuent à se battre pour leurs conditions de travail.

Nous appelons à l'action et à la grève pour les droits des femmes le 8 mars

La journée du 8 mars ne se « fête » pas par un cadeau ou une distribution de fleurs sur le lieu de travail. Journée internationale pour les droits des femmes, elle est une journée de lutte pour l'égalité.

En 2017, le contexte politique, social et économique international comme national n'offre pas de répit pour tout- es celles et ceux qui œuvrent à plus d'égalité et de justice sociale. La banalisation des idées d'extrêmes droites, la montée des conservateurs dans les élections (aux États-Unis, dans différents pays Européens notamment) sont des signes inquiétants pour les droits des femmes, pour les droits des populations qui fuient les guerres, la tyrannie, l'homophobie ou tout simplement la misère.

En France, le contexte social et politique avec les dernières lois (Travail, Macron, Rebsamen...), la répression du mouvement social, comme la banalisation des idées de l'extrême droite obligent nos organisations syndicales et féministes à s'allier pour contrer pied à pied leur propagande mensongère et les reculs sociaux pour les salarié- es, chomeurs/ses, précaires, étudiant-es et retraité-es.

L'égalité entre les femmes et les hommes est pour nous incontournable parce qu'elle participe du progrès social.

Laisser perdurer les inégalités entre les femmes et les hommes et s'exercer les violences contre les femmes, c'est porter une responsabilité sur le fait que les idées rétrogrades et les partis qui les portent progressent. Des mesures ambitieuses avec des moyens dédiés doivent être mis en œuvre de façon urgente. Des mobilisations d'ampleur, combatives et solidaires nous permettront de les imposer.

En 2017, nous voulons que cessent enfin les inégalités au travail, en termes de salaires, d'accès à l'emploi, de carrière, de temps de travail. Nous voulons l'égalité salariale et la revalorisation des salaires dans les métiers à prédominance féminine.

En 2017, nous voulons que soit garanti le droit d'accès à l'avortement, à la contraception dont la légitimité est sans cesse remise en cause. Nous voulons un égal accès à la santé et aux services publics garants d'une égalité de traitement pour toutes et tous.

En 2017, nous voulons que cessent les violences sexuelles et sexistes à l'encontre des femmes : au travail, dans l'espace public comme à la maison.

En 2017 nous voulons des politiques volontaristes contre les stéréotypes de genre : à l'école, dans les médias, dans la vie publique et privée.

En 2017 nous voulons le partage des tâches domestiques et des services publics de prise en charge de la petite enfance et des personnes âgées dépendantes

Les femmes sont toujours payées en moyenne un quart en moins que les hommes. Ceci signifie donc que chaque jour, elles travaillent gratuitement à partir de 15h40.

Aussi, nous appelons à faire du 8 mars 2017 une journée d'actions et de grèves pour les droits des femmes.

Pour refuser le travail gratuit et exiger l'égalité professionnelle, nous appelons à des arrêts de travail à 15h40 dans toute la France et sur tous les lieux de travail.

Montrons que nos luttes sont des conditions nécessaires et indispensables pour l'émancipation des femmes et des peuples. Et montrons que nous devons toutes et tous rester solidaires, vigilantes et combatives pour renforcer nos acquis et obtenir de nouveaux droits.

Le 8 mars à 15h40 : toutes et tous dans l'action, toutes et tous dans la grève

Premiers signataires :

Alliance des Femmes pour la Démocratie, Association Nationale des Études Féministes, ATTAC France, CGT, Collectif Libertaire Anti-Sexiste, Collectif 52, Collectif Georgette Sand, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif Tenon, Femen, FIT une femme un toit, Femmes Solidaires, Féministes plurielles, Femmes Égalité, Femmes Migrantes Debout, FSU, La Brigade antisexiste, Les effronté-e-s, Les Glorieuses, Ligue des Femmes Internationale pour la démocratie, Marche Mondiale des Femmes, MNCP, Nuit féministe,Osez Le Féminisme !, Paye ta Shnek, Planning Familial, Réseau Féministe Rupture, SKB, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL

En soutien : Alternative libertaire, Ensemble ! , France insoumise,Mouvement de la Jeunesse Communiste de France, Parti Communiste Français, Parti communiste des ouvriers de France.

document au format PDF:

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/52774
Source : message reçu le 13 février 16h
Source : http://www.solidaires.org/Appel-a-l-action-et...
Source : http://www.cgt94.fr/spip.php?article1623
Source : http://www.ugff.cgt.fr/spip.php?article6047
Source : http://boulmich.org/spip.php?article2276
Source : http://www.collectifdroitsdesfemmes.org/spip....
Source : https://effrontees.wordpress.com/2017/02/27/p...
Source : https://www.facebook.com/346594778775031/phot...


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#8mars15h40 - les 20 exigences

En 2017 nous voulons

Nous représentons 52% de la population française. A la veille des élections présidentielles, alors que les réactionnaires, en France, aux Etats Unis, en Russie, en Pologne ou en Turquie, s'attaquent aux droits et aux libertés des femmes, nous nous mobilisons pour faire entendre les exigences des femmes. En 2017 nous voulons l'égalité au travail comme dans la vie, et nous portons 20 exigences précises démontrant que les femmes ne se contenteront pas de grands discours ou de promesses creuses.

EN 2017 nous voulons

1. De réelles sanctions pour les entreprises et administrations qui discriminent
2. La revalorisation des métiers à prédominance féminine (augmentation des salaires, amélioration des conditions de travail et reconnaissance de la pénibilité)
3. Un plan de rattrapage immédiat des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes
4. L'égalité du montant des retraites
5. Un droit du travail protecteur pour garantir l'égalité des droits
6. La fin des discriminations (sexistes, racistes...) à l'embauche et dans les carrières
7. La fin des temps partiels de moins de 24h/semaine
8. La limitation stricte du travail le soir, de nuit et le WE.
9. La fin des CDD et temps partiels imposés
10.La réduction du temps de travail à 32h
11. La protection des femmes enceintes et le soutien de la parentalité
12.Un service public de prise en charge de l'enfance et de la perte d'autonomie
13.La fin des stéréotypes de genre et du sexisme à l'école et dans les médias
14.La mixité des filières de formation et des métiers
15.Une loi-cadre contre les violences sexistes et sexuelles au travail et dans la vie.
16.Un accès libre et remboursé à la contraception et à l'IVG sur tout le territoire
17.La Procréation Médicalement Assistée pour toutes les femmes
18.L'autodétermination des personnes trans et intersexe
19.Un statut pour les femmes réfugiées et migrantes
20.Le droit d'asile pour les femmes victimes de violences sexistes et sexuelles ou menacées de l'être (prostitution, mutilation, violences, lesbophobie...)

Source : http://boulmich.org/spip.php?article2299


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Gagnons l'égalité femmes/hommes dans la fonction publique

Toutes et tous dans l'action le 8 mars 2017

CG-FPT, FSU, Solidaires-FP, FA

Malgré de nombreuses lois, malgré des décennies de combat, les femmes ne sont toujours pas considérées comme les égales des hommes dans les faits. En réalité, ici et ailleurs, les femmes doivent toujours se battre contre diverses formes de domination à tous les niveaux: travail, salaire, vie publique, vie privée, violences conjugales...

Dans la Fonction publique, l'ensemble des organisations syndicales a signé, en 2013, un protocole d'accord sur l'égalité professionnelle femmes/hommes.

Cet accord, destiné à être décliné et appliqué par tous les employeurs publics, devait permettre d'aboutir à une égalité réelle et non plus virtuelle.

Pourtant, les derniers rapports annuels dans la Fonction publique confirment l'existence des inégalités:

  • Des écarts de rémunérations toujours au désavantage des femmes. C'est en particulier le cas, à niveau de diplôme équivalent, des filières féminisées par rapport aux autres;
  • Une sous-représentation des femmes aux postes d'encadrement supérieur;
  • Une évolution et un déroulement de carrière ralentis (interruption, temps partiel...) ;
  • Une précarité importante chez les femmes (la majorité des non titulaires est composée de femmes);
  • Des inégalités de pensions.

Aussi, nous appelons les personnels à faire du 8 mars 2017 une journée d'interventions et d'actions sur les lieux de travail pour les droits des femmes. Nous appelons à des initiatives précisément à 15h40, heure à partir de laquelle les femmes travaillent gratuitement puisque, globalement, elles sont toujours payées 25 % de moins que les hommes.

Ces initiatives peuvent être précédées par la tenue d'HMI suivies de débadgeages à 15h40.

Nous appelons a' l'action pour exiger l'application de l'accord égalité et plus précisément:

  • Obligation de déclinaison localement de l'accord égalité FP
  • Démarche intégrée de l'égalité comme sti-pulé dans l'accord: l'égalité doit se concevoir en permanence en amont de toute décision, de lois, accords et doit être intégrée dans toutes les négociations, avec une obligation de résultat pour lutter contre les inégalités.
  • La suppression de tous les écarts de salaires H/F: un rapport annuel de situation comparée (RCS) à tous les niveaux des titulaires et non titulaires, doit permettre un état des lieux précis pour mieux identifier les inégalités femmes/ hommes;
  • L'application du principe « à travail de valeur égale, salaire égal» en particulier pour la reconnaissance des qualifications des métiers à prédominance féminine par la réévaluation des grilles salariales;
  • La reconnaissance de la pénibilité pour les métiers à prédominance féminine;
  • Une réelle mixité des métiers pour les femmes et pour les hommes; pour une amélioration des conditions de travail pour tous et toutes;
  • Le maintien des RTT durant les congés maternité;
  • L'abandon des mesures de flexibilité du temps de travail car elles remettent en cause la conciliation entre vie privée et vie professionnelle des femmes;
  • L'égalité d'accès à la formation continue qualifiante pour toutes les catégories professionnelles;
  • L'assurance d'un déroulement de carrière pour toutes les femmes et de leur accès aux postes à responsabilité;
  • Pour la revalorisation des pensions de retraite où les femmes subissent les conséquences des maternités, de prise en charge familiale, et des bas salaires dans des métiers peu reconnus;
  • Un grand plan d'action pour permettre l'articulation vie privée/vie professionnelle.

Les organisations appelantes font le choix de déposer un préavis de grève pour la journée du 8 mars.

document au format PDF:

Source : https://www.facebook.com/346594778775031/phot...
Source : http://www.ugff.cgt.fr/spip.php?article6073


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Le 8 mars à 15h40 : toutes dans l'action, toutes dans la grève

CGT

Suite à la mobilisation web #7Nov16h34, la CGT a réuni toutes les organisations syndicales et associations féministes leur proposant de se réunir pour travailler à la concrétisation d'une journée d'action et de grève pour les droits des femmes. Un appel unitaire pour faire du 8 mars une journée d'action et de grève pour les droits des femmes a été construit, avec un temps fort de débrayages à 15h40.

Le 8 mars n'est pas « la journée de la femme », mais la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, initiée par l'internationale socialiste. Le 8 mars a été lancé pour obtenir l'égalité au travail et dans la société. Il démontre combien l'émancipation des femmes passe par l'égal accès à l'emploi et l'égalité au travail.

Notre objectif est donc de mettre le patronat en face de ses responsabilités et d'interpeller sur l'inégalité professionnelle et les discriminations que subissent toujours les femmes au travail. L'objectif cette année est d'organiser un maximum d'action et d'initiatives sur les lieux de travail pour faire du 8 mars une journée revendicative.

Pourquoi 15h40 ?

15h40 correspond à l'horaire à partir duquel, chaque jour, sur la base d'une journée type (9h - 12h30/13h30-17h), les femmes arrêtent d'être payées. En effet, elles sont toujours payées en moyenne 26% de moins que les hommes du fait :

  • Du travail à temps partiel (80% des salarié-es à temps partiel sont des femmes)
  • De l'absence de déroulement de carrière
  • De la dévalorisation des métiers dans lesquels les femmes sont concentrées
  • De la part variable de la rémunération (primes, heures sup…)
  • De la discrimination « pure »

document au format PDF:

Source : http://www.cgt91.fr/agenda/evenement/8-mars-2...
Source : http://www.cgt94.fr/spip.php?article1623


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8 Mars : Toutes en grève !

Union syndicale Solidaires

On ne le dit jamais assez : ce sont nos luttes qui ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l'égalité entre les femmes et les hommes. Les lois sont là, elles sont même nombreuses et touchent à nombre de domaines : les salaires, le champ professionnel (de l'embauche à la promotion en passant par les conditions de travail), les violences... Malgré cela, les inégalités persistent : aussi bien en termes de salaires, d'emploi, de sexisme. Alors le 8 mars, mettons à l'ordre du jour l'égalité !

Un contexte de remises en cause tout azimut

Les droits acquis ne le sont jamais. Crise politique, économique, financière... tout est prétexte pour que les droits des femmes soient remis en cause. Ces dernières années n'y dérogent pas : la loi Macron, en généralisant le travail du dimanche a touché particulièrement les femmes (et celles des quartiers populaires plus encore), notamment dans le commerce. La loi Rebsamen, en revisitant le « dialogue social », a noyé les Rapports de Situation Comparée, outils indispensables dans les entreprises pour mettre à jour les inégalités et trouver des moyens pour les contrer et les résorber (si tant est que les organisations syndicales s'en emparent, évidemment !). Puis tout dernièrement, la loi Travail, qui vient elle aussi freiner la marche vers l'égalité en permettant aux accords d'entreprises d'être au-dessus de la loi en particulier vis-à-vis du temps de travail, temps déterminant pour les femmes au niveau de leur salaire comme de leur possibilité à organiser leur vie au vu de toutes leurs contraintes (notamment familiales)... Nous ne ferons pas la liste ici de toutes les mesures prises ces dernières années sous le prisme des politiques d'austérité mais ce qui est sûr, c'est qu'elles touchent des secteurs où les femmes sont très présentes, et ont de ce fait des incidences non négligeables sur leur condition d'emploi, de salaires, de vie !

Autre contexte largement défavorable dans la dernière période, la montée des extrêmes droites et du clan conservateur et réactionnaire. Les attaques sur ce plan sont connues : contre le droit à disposer de son corps, contre les actions de déconstruction des stéréotypes (et les études de genre) avec toujours cette idée que la place des femmes est à la maison, pour faire des enfants, et s'en occuper.

Pourquoi le 8 mars ?

La journée du 8 mars, qui célèbre l'histoire des luttes des femmes, est la journée internationale pour les droits des femmes (voir encart), ce n'est pas la journée de « la » femme, comme les médias le propage. Il n'y a pas une femme, mais des femmes qui, jour après jour, année après année, sont confrontées chacune aux « petites choses du quotidien » relevant de la domination masculine. Qu'il s'agisse de la « blague » sur les blondes, des remarques ou regards selon comment on est habillée, des attouchements subis dans les transports en commun, des entretiens d'embauche où le désir de grossesse est questionné, des emplois à temps partiel qu'on nous réserve sous le prétexte de l'articulation vie familiale, du quart de différence de salaire en moins, de l'évidence qu'il nous faut « penser » les courses, les rendez-vous chez le médecin pour les enfants, le ménage... si la liste n'est pas exhaustive, elle est surtout très longue ! Elle est le signe d'un système (le patriarcat) qui, comme tout système, s'immisce dans notre quotidien et notre façon d'être, au point qu'il est extrêmement difficile d'y échapper.

Aussi, la récupération de cette journée à des fins commerciales, avec des messages publicitaires proposant de la « fêter » par un cadeau ou une distribution de fleurs sur le lieu de travail n'est pas supportable. C'est pourquoi Solidaires défend depuis 2014 l'idée de construire une grève des femmes le 8 mars. Pour lui redonner son caractère de lutte, pour remobiliser et recréer une dynamique : nous avons encore tant à gagner !

Après deux années où certaines fédérations de Solidaires ont déposé des préavis de grève, après le « buzz » du 7 novembre 15h40, après maints débats portés dans nos instances pour convaincre, auprès de mouvements féministes, le mercredi 8 mars 2017 se profile... tonitruant ! (au moins)

Agissons !

La dynamique créée en 2016 par les mouvements de grèves ou de mobilisation en Pologne (pour l'avortement), en Islande (pour les salaires), en Argentine et en Italie (contre les violences), en France avec le « 7 novembre 16h34 », a permis de relancer le mot d'ordre de « grève » des femmes. La CGT a organisé une première rencontre le 14 décembre dernier entre organisations syndicales (seules Solidaires, FSU et UNEF y ont répondu) et mouvements féministes pour préparer un « 8 mars d'actions et de grèves pour les droits des femmes ».
Après deux réunions et des groupes de travail, la campagne pour faire de ce 8 mars une journée de lutte se profile bien !
Dans le texte d'appel (qui, au moment où ces lignes sont écrites n'est pas encore finalisé) les organisations signataires s'engagent à faire partout en France une action (par le débrayage à cette heure-là, par des actions de rue...) le 8 mars à 15h40. Car c'est à partir de cette heure-là que les femmes ne sont plus payées sur une journée, au vu de la différence de salaire moyenne entre femmes et hommes. Des préavis de grèves seront déposés, des débrayages organisés (là où les équipes militantes ont la capacité de le faire), tous les types d'actions sont les bienvenus !

Le texte d'appel unitaire est accompagné d'une série d'outils web, devant permettre « d'envahir » les réseaux sociaux à partir de fin janvier. Une page facebook (à partir du 20 janvier), un hashtag (#8mars), ainsi qu'une plateforme web permettant de poster sur une carte de France les actions prévues à 15h40, de diffuser les photos des initiatives prises, de voter sur une série de revendications (« en 2017 nous voulons ») et de faire remonter les propositions sont au programme... Une courte vidéo doit lancer la campagne « web », afin qu'elle soit relayée le plus largement possible.

En plus de ce matériel unitaire, Solidaires sortira ses propres tracts, affiches etc. qui seront disponibles sur notre site et auprès de nos équipes.

Tous ces outils doivent permettre de lancer et d'animer la campagne pour un 8 mars de lutte, un 8 mars de grève des femmes ! Et elle ne se fera pas sans vous.

Grrrèeves des femmes !!

En 2012, le collectif « grrrèeves des femmes 31 » (à l'initiative de Mix-cité 31) lance l'idée de grève des femmes afin de contrer la journée de « fête » de « la » femme, de re-politiser un 8 mars en rappelant qu'il s'agit d'une journée internationale de lutte. La grève est vue comme un moyen de montrer que si les 52 % de femmes en France arrêtent de travailler, sur les lieux de travail comme à la maison, c'est toute la société qui est bloquée. Solidaires 31 est dans l'appel dès le début et organise un travail de conviction au sein des secteurs professionnels. Ainsi, les syndicats Sud Education, Sud PTT, Sud CT, SUD santé sociaux, Sud Rural et Sud Culture de Haute Garonne déposent un préavis de grève, appuyé par des tracts spécifiques à leur secteur. Parallèlement, des actions du collectif sont organisées : flash-mob, appel à la grève du travail domestique, actions dans le métro informant sur les inégalités... Ce premier appel est non mixte (un piquenique mixte précède la manifestation pour que les hommes expriment leur soutien), il le deviendra l'année suivante. Dès le début, pour le collectif 31, cet appel à une grève des femmes devait devenir national. Les contacts pris avec la commission femmes de Solidaires ont permis d'en faire, à partir de 2014, une perspective pour Solidaires.

Le 8 mars, toute une histoire de lutte

Cette journée internationale de lutte pour les droits des femmes trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du 20e siècle en Europe et aux États- Unis. Ces mouvements féministes réclamaient l'égalité des droits, de meilleures conditions de travail et le droit de vote. C'est à Copenhague en 1910 à la conférence internationale des femmes socialistes que l'idée d'une « Journée Internationale des Femmes » est décidée, à l'initiative notamment de Clara Zetkin. Un an plus tard, la Journée internationale des femmes est marquée pour la première fois, avec des manifestations impressionnantes dans un grand nombre de pays d'Europe et aux Etats-Unis. En France, la date retenue est le 19 mars en commémoration de la révolution de 1848 et de la Commune de Paris. A cette même date, en Allemagne, en Suisse, en Autriche et au Danemark, plus d'un million de femmes célèbrent cette journée. Dans la seule ville de Berlin, 45 meetings rassemblent plus de 40 000 participant.es et plus de 30 000 femmes défilent dans les rues de Vienne en Autriche. Officialisée par les Nations unies en 1977, elle l'est en France en... 1982, sous l'impulsion du tout nouveau ministère des droits des femmes, aujourd'hui disparu.

Ni una di meno, « Pas une de moins » : l'appel des femmes italiennes après celles d'Argentine

« Un tiers des femmes italiennes, étrangères et migrantes subissent des violences physiques, psychologiques et sexuelles, souvent dans leurs maisons et devants leurs enfants. En Italie, des dizaines de femmes ont été assassinées par des hommes depuis le début de l'année…
Ça suffit ! c'est le cri qui se lève de plusieurs parties du monde.
En Pologne, en Argentine et en Espagne, les grèves et les manifestations de femmes qui se rebellent face à la violence et au féminicide et luttent pour l'autodétermination des femmes ont paralysés des pays entiers. » Après les très grosses manifestations du 26 novembre, des femmes se rassemblent dans de nombreuses villes italiennes pour la préparation d'un 8 mars en grève.

document au format PDF:

Source : http://sudeducation75.org/spip.php?article887
Source : http://solidaires94.overblog.com/2017/01/8-ma...


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Le 8 mars, greve pour les droits des femmes !

Solidaires Fonction Publique

La marche vers l'égalité femmes/hommes résulte d'une suite de conquêtes.

Elle n'est pas achevée et rien n'est acquis.

Pour preuve, les nombreuses remises en cause rela- tives aux droits des femmes, un peu partout dans le monde, et en France aussi. Les régressions sont déjà à l'œuvre au travers de nombreuses lois : la flexibilité, la remise en cause de la RTT (loi Travail), l'évolution vers la généralisation du travail le dimanche (loi Macron), et l'abandon de véritables rapports de situation compa- rée (loi Rebsamen) aujourd'hui noyés dans les rapports sociaux, ce qui permet de mieux masquer le problème !

Dans la fonction publique aussi, les inégalités F/H sont une ré- alité, alors que les femmes en constituent 62 % des effectifs.

Qu'est donc devenu le protocole Egalité femmes/hommes dans la fonc- tion publique, signé en 2013 à l'unanimité des organisations syndicales ?

Très peu de mesures concrètes ont été prises. Le nouveau label "éga- lité/diversité"est même contre productif car le problème de l'égalité est masqué par celui de la diversité, sans que ni l'un ni l'autre soit résolu !

Toutes et tous ensemble, refusons :

  • L'inégalité salariale : les femmes gagnent 15 % de moins que les hommes dans la fonction publique (en 2011 : 17,6 % de moins dans la fonction publique d'Etat, 12,1 % de moins dans la fonction publique territoriale , 28 % de moins dans la fonction publique hospitalière).
  • Le RIFSEEP, qui systématise le régime indemnitaire (avec de surcroît une part modulable). Le développement des régimes indemnitaires dans la fonction publique aggrave les inégalités femmes/hommes. Les attributions indemnitaires bénéficent en effet moins aux femmes dont elles constituent 16, 5 % du salaire contre 27,5% pour les hommes.
  • Les inégalités de carrière F/H. La proportion des femmes occupant des emplois de direction de la fonction publique est plus faible que leur part respective dans l'ensemble des catégories : 26 % contre 54% dans la FPE, 35% contre 61 % dans la FPT, et 45 % contre 77% dans la FPH.
  • Les attaques contre le temps de travail avec la journée de 12H dans le versant'Hospitalier, les accords de flexibilité (tel celui d'APHP) , les remises en cause du temps de travail dans le versantTerritorial contre lesquels des combats sont menés (à Saint Denis, à Grenoble...).
  • La précarité dans la fonction publique, qui touche davantage les femmes que les hommes : 66, 8% des non-titulaires sont des femmes.
  • Les petites pensions des femmes, dues à de faibles rémunérations, des carrières incomplètes, situation aggravée par le recul de l'âge de la retraite.
  • La fermeture de centre IVG, de maternités, la remise en cause du planning familial.

Toutes et tous ensemble, revendiquons :

  • L'application réelle du principe « A travail égal, salaire égal ».
  • L'intégration des primes dans le traitement. Les grilles indiciaires sont en effet plus égalitaires que l'indemnitaire.
  • La non- pénalisation de la période de maternité et de congé parental.
  • La revalorisation des carrières féminines: métiers de la filière so- ciale, infirmièr(es), enseignants (tes)...
  • L'accès à une formation professionnelle continue qualifiante.
  • La reconnaissance de la pénibilité pour les métiers féminins (Les critères de pénibilité actuellement ne répondent qu'à des métiers masculins).
  • La revalorisation des pensions des femmes par le rétablissement de la retraite à 60 ans, l'intégration des primes dans la base de calcul des retraites. Aucune retraite ne doit être inférieure au SMIC.
  • Le partage du travail avec les 32H pour tous-tes, sans flexibilité.
  • Des autorisations d'absence de droit pour enfant malade au prorata du nombre d'enfants à charge, sans condition d'âge.
  • Le développement du service public de la petite enfance.
  • La généralisation des rapports de situation comparée (au niveau national et local).

Solidaires, la CGT et la FSU appellent à la grève le 8 mars, journée internationale pour les droits des femmes.

Solidaires Fonction Publique a déposé un préavis de grève pour le 8 mars.

Participons aux HMI organisées dans les services le 8 mars, et débadgeons à 15H 40, heure après laquelle les femmes ne sont plus rémunérées (leur rémunération globale étant de 25% inférieure à celle des hommes en France)

A 15H40, rejoignons les actions et rassemblements organisés sur les places publiques.

document au format PDF:

Source : http://www.solidaires.org/Le-8-mars-greve-pou...


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8 mars - Grève des femmes !!

Journée internationale de luttes des femmes

SUD Éducation

Le 8 mars est devenu, dans la plupart des médias, une journée lénifiante de "célébration de la femme". Non ! Le 8 mars est originellement une journée de lutte. Et de lutte des femmes.

Cette lutte est hélas toujours actuelle : les inégalités sexistes et l'oppression patriarcale, souvent minimisées voire déniées, sont toujours bel et bien présentes et multiformes. Inégalités domestiques : tâches encore dévolues aux femmes à 80%. Violences sexistes, verbales et physiques. Stéréotypes de genre et injonctions normatives faites aux femmes quant à leur corps, leur apparence, leur attitude. Inégalités professionnelles enfin : écart de salaire, temps partiel subi et précarité accrue, inégale progression de carrière, inégale retraite.

Pour lutter contre ces inégalités dans le monde du travail, les femmes se sont emparées à maintes reprises et encore récemment (en Islande par exemple pour dénoncer les inégalités salariales) de l'arme par excellence des travailleuses : la grève !!

Depuis plusieurs années, l'Union syndicale Solidaires appelle les femmes à utiliser ce levier de mobilisation le 8 mars, partout où c'est possible. Dans l'Education Nationale, les raisons pour les femmes de faire grève ne manquent pas...

Domination patriarcale

Toute hiérarchie est synonyme de mécanismes de domination. Au sein de l'EN comme de la société, cette domination est notamment patriarcale. En effet, les hommes sont surreprésentés dans les filières dites « prestigieuses » (seulement 35% de femmes enseignantes à l'université), dans les postes de direction (les trois quarts des recteurs et chefs d'établissements du secondaire sont des hommes)...tandis que les femmes composent l'essentiel des personnels précaires (contractuelles) et de catégorie C (agentes).

Les jurys de concours, les corps d'inspection, parce que largement masculins, contribuent à perpétuer des mécanismes de cooptation masculine.

Inégalités salariales

Le mythe veut que la fonction publique soit le lieu même d'exercice de l'égalité homme-femme au travail. Qu'en est-il dans les faits ? Dans la fonction publique, les femmes sont payées 18% de moins que les hommes. Ces inégalités salariales concernent toutes les catégories de personnel, des agent-es aux enseignant-es. Chez les enseignant-e-s, l'écart est de 13%, soit 4000 euros de moins par an (bilan social du ministère de l'éducation, 2014). Cet écart considérable est dû aux grandes disparités d'avancement entre femmes et hommes (écart de note pédagogique, promotion différenciée) mises en œuvre par une hiérarchie largement masculine, ainsi qu'a la non-prise en compte des arrêts momentanés dans la carrière de beaucoup de femmes au moment de la naissance d'un enfant.

Éducation à l'égalité en friche

Devant la pression des réactionnaires, le gouvernement a reculé et abandonné les ABCD de l'égalité, sans mettre en place d'alternative convaincante pour former les personnels et offrir des pistes pédagogiques permettant de sensibiliser les élèves aux discriminations sexistes et LGBTIphobes. Par ailleurs, les programmes (d'histoire-géo, de SES par exemple) laissent encore peu de place aux femmes et aux études de genre qui questionnent stéréotypes et discriminations. Enfin à résultats égaux voire supérieurs, les filles subissent encore le poids des stéréotypes de genre dans leurs procédures d'orientation.

Abandon de la prévention

Les heures d'éducation à la sexualité à destination des élèves ne sont pas effectuées alors même qu'elles sont prévues dans les textes officiels.

Les campagnes de prévention des LGBTIphobies dans les établissements sont diffusées en catimini par le Ministère, et le plus souvent trop tardivement dans l'année scolaire pour permettre une sensibilisation efficace sur ces questions.

Des agentes elles aussi concernées

On constate d'abord une répartition du travail sexuée : aux hommes les postes de techniciens et de chefs cuisine, aux femmes les tâches dites polyvalentes (par exemple faire le ménage, servir les repas)…et malgré la présence d'une majorité de femmes dans ces métiers, les agents-chefs nommés par la direction sont souvent des hommes.

La double hiérarchie, Education Nationale et collectivité locale (municipalité, conseil général ou région), multiplie les échelles de pression et rend plus difficile la lutte contre le harcèlement sexuel notamment.

La profession a une moyenne d'âge relativement élevée, ce qui rend les agentes d'autant plus sujettes aux troubles musculo-squelettiques, aux accidents du travail, liés à la pénibilité de leurs tâches.

C'est par leurs mobilisations propres que les femmes ont obtenu des droits !

Pour débattre de ces questions et construire nos revendications : rassemblons-nous dans des AG DE FEMMES (agentes, enseignantes, CPE, AED, infirmière, assistante sociale, COP)
Pour faire entendre notre voix : GREVE, ACTIONS ET MANIFESTATION LE 8 MARS

La plateforme revendicative féministe de SUD éducationici

document au format PDF:

Source : http://www.sudeducation.org/8-mars-Greve-des-...


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Faire du 8 mars une journée d'action et de grève

pour les droits des femmes !

CGT Educ'action

La CGT a décidé de renouer avec l'histoire de la journée internationale pour les droits des femmes en faisant du 8 mars 2017 une journée de lu es pour la défense des droits acquis et la conquête de droits nouveaux.

Avec la FSU, Solidaires, les organisations de jeunesse ainsi que l'ensemble des organisations et associations féministes, la CGT appelle à une journée d'action, d'initiatives sur les lieux de travail pouvant aller jusqu'à l'appel à la grève comme a décidé de le faire la CGT Éduc'action.

La question de l'égalité professionnelle avec la dénonciation des inégalités salariales (salaires des femmes inférieurs en moyenne de 26 % à celui des hommes), de la part variable de la rémunération, primes, heures supplémentaires accroissant les écarts, des inégalités en ma ère de temps de travail, de carrière, de pensions de retraite (pension des femmes inférieure à celle des hommes de 40 %), sera notamment mise en avant.

Ce e journée relaiera aussi les combats menés contre les violences faites aux femmes et pour le droit à l'avortement.

Nous le savons, les offensives de forces conservatrices rétrogrades, peuvent rapidement déboucher sur des retours en arrière et des reculs graves des droits des femmes ; les exemples en France et dans le monde ne manquent pas, nous montrant que ces derniers sont loin d'être acquis de façon définitive et irréversible.

Mais les réactions face à ces attaques sont nombreuses comme la réussite du 7 novembre avec l'appel au débrayage à 16h34, la grève en Argentine contre les violences faites aux femmes, ou les manifestations en Pologne pour le droit à l'IVG.

Au début du XX ème siècle, des femmes ont imposé ce e journée internationale. Elles lu aient pour l'égalité des droits, pour l'émancipation de toutes et tous, pour la paix, pour la solidarité internationale des travailleuses et des travailleurs.

Tous ces combats sont d'une brûlante actualité, alors toutes et tous en grève et en lu e, le 8 mars 2017 !

La Collective Femmes de la CGT Éduc'action

document au format PDF:

Source : http://www.cgt-educaction94.org/spip.php?arti...


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CGT Spectacle

Egalité salariale et de rémunération, égalité de droits et d'accès à l'emploi dans le spectacle, le cinéma, l'audiovisuel et les arts plastiques comme ailleurs. #EgalitéE #CulturELLEs.

Rapports ministériels, statistiques de l'assurance chômage, rapports de branches lors de la négociation annuelle des salaires, publications… Tout démontre que les femmes subissent d'importantes discriminations salariales et de rémunérations dans les champs du spectacle, du cinéma, de l'audiovisuel et des arts plastiques, quels que soient les métiers, les disciplines dans lesquelles elles exercent. Ces discriminations, accrues par la précarité des emplois, s'accentuent avec l'âge et la maternité. L'invisibilité des femmes et de leur travail, sur les plateaux, sur les écrans ou dans les expositions est toujours vivace. Et pourtant rien (ou peu de choses) n'est en place pour les combattre.

A tous les niveaux, nous devons exercer nos responsabilités pour que des dispositifs soient mis en place. La Cgt spectacle et ses syndicats ont des propositions pour mener le débat et faire avancer concrètement la situation des femmes dans les entreprises dans lesquelles ils sont présents, dans les organismes sociaux (Audiens, Afdas, CMB…), les fonds de soutien (ASTP, CNV, CNC), les commissions de licence et institutionnelles dans lesquels ils siègent.

La Cgt Spectacle et ses syndicats revendiquent notamment :

  • Des accords égalité femmes hommes dans les entreprises et dans tous les champs de conventions collectives prenant en compte l'emploi discontinu des salarié-e-s intermittent-e-s, les rythmes de travail du secteur, et élargissant les obligations aux très petites structures, représentant plus de 90 % des entreprises du secteur ;
  • Des mesures pour obtenir l'égalité salariale, de rémunération ;
  • Des incitations à la création de rôles de femmes contrecarrant notamment les stéréotypes de genre dans les distributions ;
  • L'amélioration de la visibilité des femmes dans les journaux télévisés et les émissions politiques ;
  • Un travail pour la valorisation des filières à prédominance féminine ;
  • Des mesures pour une meilleure mixité dans les métiers de nos secteurs ;
  • Une campagne pour lutter contre les clichés sexistes à l'embauche ;
  • Des dispositifs plus protecteurs pour les artistes, les techniciennes intermittentes et les artistes plasticiennes dans le cadre de la maternité ;
  • Le vif encouragement des organismes de formation à prendre en compte cette problématique, dans leurs recrutements comme dans leurs projets pédagogiques ;
  • Une charte pour le respect des questions d'égalité lors de l'attribution de subventions et aides ;
  • La mise en place d'une cellule ministérielle permettant d'agir contre le harcèlement discriminatoire, les agissements sexistes et les violences sexuelles.

Toutes et tous, prenons notre part à la mobilisation pour que le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, soit une réussite.
Organisons ou participons à toutes les initiatives dans nos lieux de travail comme ailleurs : arrêts de travail à partir de 15h41, lecture et/ou diffusion de textes au public, participation à la campagne #EgalitéE #CulturELLEs sur les réseaux sociaux… Chacun.e peut à sa mesure s'impliquer et participer !
Du sexisme ordinaire aux violences faites aux femmes, cette lutte est l'affaire de toutes et tous !

Source : https://sfa-cgt.fr/news/1385


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Rejoignons les manifestations et les grèves du 8 mars !

Solidaires étudiants

Le 8 mars, c'est la journée internationale des droits des femmes. Solidaires étudiant-es combat le système patriarcal de domination, d'aliénation, d'exploitation et d'oppression des femmes, dont les conséquences sont visibles au sein de l'enseignement supérieur :

  • Les affiches sexistes pullulent sur les campus
  • Le harcèlement, sexuel ou non, est une agression invisibilisée extrêmement pratiquée des chercheurs envers les chercheuses, les personnelles et étudiantes (dans les cas les plus fréquents). Nous essayons, avec d'autres associations comme le CLASCHES (Collectif de Lutte Anti-Sexiste Contre le Harcèlement Sexuel dans l'Enseignement Supérieur) ou les collectifs féministes locaux, de visibiliser et combattre cette situation, d'accueillir et soutenir au mieux les victimes.
  • L'orientation est une question très genrée : suivant notre assignation biologique et sociale, des parcours et des formations nous correspondraient mieux que d'autres. Certaines formations n'ont comme public que des femmes, tandis que les formateurs sont essentiellement des hommes.
  • On parle par ailleurs dans les universités de « plafond de verre », à savoir que les femmes sont plus nombreuses en licence, et sont minoritaires en doctorat et parmi les enseignantes. Au côté des salarié-es, notamment grâce à l'Union Syndicale Solidaires, nous luttons pour un accès égal aux soins, aux études et au travail.

Face à cela, Solidaires étudiant-es revendique :

  • des horaires de cours et des logements sociaux adaptés aux étudiant-es parents
  • le maintien, l'amélioration, la démocratisation et la gratuité des services publics spécifiques aux femmes dans les universités : crèches, centres de santé (gynécologie)
  • la création de cellules de veille contre le harcèlement sexuel et contre le sexisme à l'université
  • la (ré)ouverture de centres IVG et de centres de Planning Familiaux

Ainsi, Solidaires étudiantes appelle pour cette journée internationale des luttes des femmes, à soutenir les résistances féministes et à les développer. Rejoignons les manifestations et les grèves du 8 mars !

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes

Porte-parolat : 06.86.80.24.45

contacext@solidairesex-etudiant-e-exs.org

Source : http://www.solidaires-etudiant.org/blog/2017/...


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#8mars15h40 en grève

Depuis plus d'un siècle, la journée internationale des femmes est l'occasion pour les femmes du monde entier de se rassembler, de manifester et de se mobiliser pour leurs droits. Au Nord comme au Sud, la lutte des femmes s'inscrit au cœur du combat alter mondial, contre les politiques néolibérales.

Depuis quelques années, l'idée de faire grève a pris forme. En France en 2017, les organisations féministes, des syndicats et des associations, dont Attac, appellent les femmes à faire grève le 8 mars à partir de 15 h 40. Cela correspond à l'heure à partir de laquelle le travail est effectué gratuitement par les femmes, dont le salaire est, en moyenne, inférieur de 26 % à celui des hommes.

En France, les femmes sont toujours payées 26 % de moins que les hommes. Comme si elles arrêtaient chaque jour d'être payées à 15 h 40. Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous les appelons donc à arrêter de travailler à 15 h 40. Pour la première fois, associations féministes, syndicats, ONG et organisations de jeunesse appellent ensemble à la mobilisation le 8 mars, par la grève, des rassemblements et des actions sur les réseaux sociaux, pour exiger que 2017 soit enfin l'année de l'égalité.

L'objectif : faire entendre les exigences de celles qui représentent 52% de la population, à la veille de l'élection présidentielle et alors que les réactionnaires, en France, aux États Unis, en Russie, en Pologne ou encore en Turquie, s'attaquent aux droits et aux libertés des femmes. En 2017 nous voulons l'égalité au travail comme dans la vie, et nous portons 20 exigences précises démontrant que les femmes ne se contenteront pas de grands discours ou de promesses creuses.

Le 8 mars à 15 h 40, femmes et hommes sont appelées à se mettre en grève, se rassembler, agir sur leur lieu de travail ou de vie. Le site http://8mars15h40.fr donne les outils à toutes et tous pour agir et recense les lieux de mobilisation. La vidéo d'appel à l'action lancée a déjà été vue 275 000 fois en quelques jours.

Il permettra aussi le 8 mars d'afficher la mobilisation en direct.

La mobilisation en France fait suite à celle des Islandaises qui se sont mises en grève le 25 octobre dernier pour dénoncer les inégalités salariales et au mouvement #7nov16h34. Elle s'inscrit dans l'appel à la grève internationale #WomensStrike, soutenu par la Confédération SYndicale INternationale et relayé dans 35 pays et notamment aux États Unis, en Amérique Latine, en Pologne, en Italie ou en Irlande.

Le 8 mars, ce n'est pas la journée de LA femme, où nous offrir des fleurs ou des cosmétiques, c'est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
Le 8 mars 15 h 40, toutes et tous dans l'action, toutes et tous en grève !

15 h 40, pourquoi ?

15h40, c'est l'heure à laquelle les femmes arrêtent d'être payées chaque jour, sur la base d'une journée standard (9h - 12h30/13h30 - 17h).

Les femmes sont toujours payées 26% de moins que les hommes :

  • parce qu'elles sont 30% à travailler à temps partiel ;
  • parce qu'elles sont concentrées dans des métiers dévalorisés socialement et financièrement ;
  • parce qu'elles n'ont pas de déroulé de carrière ;
  • parce qu'elles touchent moins de primes, d'heures supplémentaires.

Un appel de syndicats, associations féministes, ONG et organisations de jeunesse

Syndicats :

  • CGT
  • FSU
  • Solidaires

Associations féministes :

  • Alliance des Femmes pour la Démocratie,
  • Association Nationale des Études Féministes, Collectif Libertaire Anti-Sexiste, Collectif 52, Collectif Georgette Sand,
  • Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif Tenon, Coordination des Associations pour le Droit à l'Avortement et la Contraception, Fédération Nationale des Femmes Africaines de France et d'Europe, Femen, Femmes Solidaires, Féministes plurielles,
  • Femmes Egalité, Femmes ici et ailleurs, Femmes Migrantes Debout, La Brigade antisexiste, Les effronté-e-s, Les Glorieuses, Ligue des Femmes Internationale pour la démocratie, Maison des femmes Thérèse Clerc, Marche Mondiale des Femmes, Nuits Féministes, Osez
  • Le Féminisme, Paye ta Shnek, Les Chiennes de Garde, Le
  • Mouvement des Femmes Kurdes en Europe, Le
  • Planning Familial, Une Femme Un Toit, Réseau Féministe Rupture, SKB.

Organisations de jeunesse et ONG :

  • Attac France
  • LDH
  • Peuples Solidaires-ActionAid
  • MJCF
  • MNCP
  • UNEF
  • UNL

Source : https://france.attac.org/agenda/article/8mars...


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Féministes Révolutionnaires

Le cortège des Féministes Révolutionnaires vous donne rendez-vous DEVANT LE MAGASIN HABITAT SUR LA PLACE DE LA RÉPUBLIQUE à 17h30 pour un cortège inclusif, révolutionnaires, et déterminé pour cette journée de lutte pour les droits des femmes et minorités de genre, placé cette année à l'honneur du centenaire de la Révolution Russe ! (Arrivée Opéra.) Un Service d'Ordre sera assuré pour maintenir la sécurité des manifestantEs.

Pour prendre connaissance de nos revendications, vous pouvez consulter notre appel ici : http://feministesrevolutionnaires.org/?p=963

Nous serons présentEs dès 14h sur la place de la République pour un atelier pancartes et également à la manif de 19h30 au départ de Belleville !

Soyons nombreu-x-ses pour former un cortège combatif et joyeux !

Source : https://www.facebook.com/events/2047889866647
Source : message reçu le 6 mars 17h

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« Si nos vies ne valent rien, produisez donc sans nous ! » Appel à une grève mondiale des femmes

Par Anonyme, le 01/03/2017 à 19:04

« Si nos vies ne valent rien, produisez donc sans nous ! » Appel à une grève mondiale des femmes - 8 mars 2017

Suite aux grèves de femmes de l'année dernière et à l'énorme mobilisation féminine le jour de l'inauguration de Donald Trump [1], des assemblées se sont constituées dans de nombreux pays pour convertir la célébration du 8 mars [2] cette année en immense grève des femmes [3]. Nous invitons tou-te-s celles et ceux qui organisent des actions pour ce jour-là à faire circuler cet appel, afin de permettre une plus grande visibilité du caractère transnational de ce mouvement.

De la Pologne à l'Argentine, de la Turquie à l'Italie, un mouvement mondial de femmes est en marche. Dans plus de 20 pays, des femmes descendront dans la rue ce 8 mars et se mettront en grève pour bloquer les activités productives et reproductives pendant une journée [4]. S'inspirant des grèves de femmes en Argentine et en Pologne, de l'immense manifestation italienne contre les violences faites aux femmes et de la marche mondiale des femmes qui a envahi des centaines de villes en commençant par Washington et Londres en janvier dernier, le 8 mars prochain sera l'occasion d'un nouveau soulèvement. Tout-e-s celles et ceux qui luttent contre le patriarcat néolibéral s'uniront pour combattre les violences machistes, dénoncer les limites imposées à notre droit à contrôler notre reproduction, et s'élever contre les obstacles symboliques et matériels qui entravent la liberté des femmes.

La grève se déroulera au sein des foyers [5], où les femmes prennent soin des personnes âgées et des enfants ; dans les usines, où les femmes produisent des biens à destination du marché mondial ; dans les écoles, les hôpitaux, les services publics et les entreprises privées, où les femmes participent à la perpétuation de cette société tout en étant moins payées que les hommes - parfois même pas payées du tout - et en travaillant dans des conditions souvent extrêmement précaires ; dans les universités et les écoles, où règnent la discrimination sexuelle et les assignations de genre tandis que s'accroissent l'appauvrissement et la privatisation des savoirs.

Le 8 mars sera aussi un jour de lutte pour les femmes migrantes qui refusent quotidiennement l'exploitation dont elles sont victimes en franchissant les frontières mais qui restent les premières à assumer la charge des soins à la personne dans des pays d'« accueil » maniant l'attribution d'un permis de séjour comme un outil de chantage. Ce sera enfin un jour où pourront se manifester toutes les personnes LGBTQIA qui remettent en cause les rôles genrés imposés par la société, ainsi que tous les hommes prêts à combattre cet ordre social qui subordonne, viole et tue les femmes tout en favorisant l'exploitation en général.

Cette année, le 8 mars ne sera pas un rituel. Cette année, il peut et doit être l'occasion de montrer la puissance de la grève quand celle-ci sort des seuls lieux de travail pour gagner l'ensemble de la société, quand elle pénètre l'espace domestique, quand elle devient refus global des femmes contre les attaques du néolibéralisme au niveau mondial. Ce 8 mars, même celles et ceux qui ne peuvent légalement faire grève auront l'opportunité de montrer leur refus de l'oppression et de la précarité. Contre toutes les tentatives en cours pour affaiblir le droit de grève, soit par le biais de nouvelles législations, soit par le chantage au licenciement, les femmes et les hommes reprennent en main cet outil et s'en servent comme d'une arme dans tous les lieux où s'exercent l'oppression et l'exploitation.

Un mouvement de grève générale est en train de traverser irrésistiblement les frontières séparant les lieux de travail et le reste de la société, la production et la reproduction, les pays et les régions : les récentes grèves de femmes nous fournissent l'exemple le plus inspirant qui soit de ce qu'une grève transnationale peut devenir. Le 8 mars, nous ferons partie d'un soulèvement mondial destiné à renverser les relations de pouvoir entre sexes, relations qui affectent directement les femmes mais imposent une culture de la domination à la société toute entière. Ce 8 mars, la grève des femmes permettra de dépasser l'isolement de millions de femmes luttant quotidiennement contre l'oppression et réunira toutes nos voix en un seul cri : « Si nos vies ne valent rien, produisez donc sans nous ! »

Notes :

[1] Etats-Unis, 21 janvier 2017 : des millions de femmes et d'hommes manifestent contre Trump

[2] Comment le 8 mars est devenu la Journée Internationale des Femmes…

[3] Actions et grève pour les droits des femmes le 8 mars

[4] À pros du travail reproductif : Reproduction et lutte féministe dans la nouvelle division internationale du travail, Silvia Federici

[5] Depuis 68, diverses critiques en actes de la vie quotidienne ont émergé. Dans cette optique, « le personnel est politique » et le foyer est l'un des lieux du « processus de libération ». Voir par exemple, Le foyer de l'insurrection, Textes pour le salaire sur le travail ménager(1975)(extraits).

La Grève mondiale des femmes a vu le jour en 1999 quand des femmes d'Irlande décidèrent d'accueillir le nouveau millénaire avec une grève nationale générale. Elles demandèrent à la Campagne internationale pour un salaire au travail ménager, de soutenir leur appel à la grève. Les femmes du monde entier sont appelées à faire de cette grève un mouvement global depuis le 8 mars 2000.